Activision Blizzard mise sur le succès du nouvel opus de Call of Duty

Activision Blizzard anticipe par ailleurs toujours la finalisation de son rachat par Microsoft, annoncé en début d'année pour près de 69 milliards de dollars, d'ici fin juin 2023 (Photo, AFP).
Activision Blizzard anticipe par ailleurs toujours la finalisation de son rachat par Microsoft, annoncé en début d'année pour près de 69 milliards de dollars, d'ici fin juin 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 08 novembre 2022

Activision Blizzard mise sur le succès du nouvel opus de Call of Duty

  • Call of Duty: Modern Warfare II a franchi le seuil des 1 milliard de dollars de vente en dix jours
  • Modern Warfare II fait ainsi mieux que son précédent lancement de référence, Black Ops II en 2012, remarque le groupe

NEW YORK: Activision Blizzard, l'éditeur américain de jeux vidéo en passe d'être racheté par Microsoft, a fait état d'un repli de ses résultats au troisième trimestre mais compte pour la suite sur le succès du nouvel opus de son jeu Call of Duty et les performances solides de Candy Crush.

Le groupe a vu son chiffre d'affaires reculer pour le quatrième trimestre de suite, de 14% à 1,78 milliard de dollars, détaille un communiqué.

Ses ventes ont reculé sur consoles (-36%) et PC (-37%) mais ont progressé (+14%) sur les appareils mobiles, tandis que le nombre d'utilisateurs actifs mensuels a baissé de 6% à 368 millions.

Son bénéfice net a de son côté diminué de 32%, ressortant à 435 millions de dollars.

Dans sa division Activision, le groupe impute la baisse de sa performance à la réception timide de la version de Call of Duty lancée en 2021, Call of Duty: Vanguard.

Le nouvel opus sorti le 28 octobre, Call of Duty: Modern Warfare II, est en revanche parti sur les chapeaux de roue: le jeu a franchi le seuil des 1 milliard de dollars de vente en dix jours, un record de rapidité.

Selon le groupe, les amateurs y ont déjà joué plus de 200 millions d'heures dans plus d'un milliard de parties sur consoles et PC.

Modern Warfare II fait ainsi mieux que son précédent lancement de référence, Black Ops II en 2012, remarque le groupe.

La division Blizzard a de son côté bénéficié du lancement de Diablo Immortal, version mobile de sa franchise Diablo, tandis que les ventes des jeux Warcraft sont restées stables.

La division King continue pour sa part à profiter du succès des jeux Candy Crush, qui fêtent leur 10 ans en novembre.

"Candy Crush entre dans sa deuxième décennie en bonne santé, avec plus de 200 millions d'utilisateurs actifs par mois", souligne l'entreprise.

Pour le quatrième trimestre, le groupe californien s'attend encore à une baisse de son chiffre d'affaires de 5%. Il s'attend en revanche à une hausse d'au moins 20% de ses réservations nettes, c'est-à-dire le chiffre d'affaires sans les ventes en ligne différées, et de son bénéfice opérationnel.

Activision Blizzard anticipe par ailleurs toujours la finalisation de son rachat par Microsoft, annoncé en début d'année pour près de 69 milliards de dollars, d'ici fin juin 2023.


L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un «partenariat stratégique»

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre indien Narendra Modi s'exprime lors d'un point de presse conjoint avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi à la Hyderabad House à New Delhi, le 25 janvier 2023. (Photo, AFP)
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  • «Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022», soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué
  • Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent «12 milliards de dollars d'ici cinq ans», soit 11 milliards d'euros.

LE CAIRE: L'Inde et l'Egypte s'engagent dans un "partenariat stratégique" pour quasiment doubler en cinq ans leurs échanges commerciaux et renforcer leurs liens sur la scène diplomatique internationale, indique jeudi le porte-parole du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en visite en Inde.

"Les échanges commerciaux ont atteint 7,26 milliards de dollars en 2021-2022", soit 6,68 milliards d'euros, affirme Bassam Radi dans un communiqué, portant l'Inde à la septième place des partenaires commerciaux de l'Egypte, le plus peuplé des pays arabes.

Désormais, M. Sissi et le Premier ministre indien Narendra Modi visent "12 milliards de dollars d'ici cinq ans", soit 11 milliards d'euros.

Actuellement, les investissements indiens en Egypte représentent 3,15 milliards de dollars et l'Egypte espère plus: elle a proposé à l'Inde "un secteur spécifique dans la zone économique du canal de Suez".

Les deux hommes se sont également engagés à plus de coopération dans des domaines aussi variés que l'agro-alimentaire, la recherche spatiale ou le tourisme.

Sur le plan diplomatique, M. Modi a invité M. Sissi à participer au G20 prévu en septembre en Inde où tous deux entendent porter "les intérêts et les priorités du Sud".

Les deux hommes ont également plaidé pour "des réformes complètes du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment en élargissant les deux catégories de membres et en renforçant la représentation des pays en développement".

En 2022, l'Inde avait interdit les exportations de blé pour protéger ses réserves et réduire l'inflation, faisant flamber les prix mondiaux. Elle avait toutefois débloqué à titre exceptionnel des cargaisons à destination de l'Egypte, premier importateur de blé au monde avec 104 millions d'habitants et un territoire en grande partie désertique.

Forcée de dévaluer fortement sa monnaie par un nouveau prêt du FMI, l'Egypte cherche désormais à diversifier ses partenaires commerciaux, notamment ceux qui ne réclament pas des dollars, dont elle manque. Elle a ainsi récemment obtenu de la Banque centrale russe de pouvoir importer en livres égyptiennes.


L’Arabie saoudite stimule la croissance des marchés de l’immobilier commercial dans la région MEA

Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise. (Shutterstock)
Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise. (Shutterstock)
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  • Le marché saoudien de l’immobilier commercial dispose de bases solides pour une croissance future, même s’il est touché par les effets de la récession économique mondiale
  • Selon un rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise

RIYAD: Le secteur de l’immobilier commercial en Arabie saoudite connaît une reprise alors que le plan du Royaume pour diversifier son économie continue de stimuler la demande sur le marché immobilier global, selon un nouveau rapport de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS).

Selon le Global Commercial Property Monitor de l’entreprise, les conditions solides du marché dans la région Moyen-Orient et Afrique (MEA) continuent de résister à la situation macroéconomique mondiale.

Le rapport de la RICS révèle que la demande des locataires et des investisseurs est en hausse dans tous les secteurs, et que les attentes en matière de croissance des loyers et de la valeur du capital restent très positives, grâce à une opinion particulièrement optimiste en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis (EAU) et au Nigeria.

Selon le rapport, 81% des personnes interrogées basées en Arabie saoudite estiment que le marché est en phase de reprise, le Royaume connaissant actuellement un essor dans le secteur de l’immobilier, stimulé par les infrastructures, le logement et les loisirs.

Le rapport indique également que la croissance globale de la demande des locataires de l’immobilier commercial a légèrement diminué, passant de 60% au troisième trimestre à 43%. Toutefois, le rapport ajoute que ce chiffre correspond aux 43% enregistrés au quatrième trimestre de 2021, ce qui démontre un taux stable de forte croissance au cours de l’année écoulée.

«Comme dans une grande partie de la région MEA, cette tendance se manifeste dans tous les segments du marché en Arabie saoudite, où les résultats pour le secteur des bureaux restent plus positifs que ceux des secteurs du commerce de détail et de l’industrie», précise le rapport de la RICS.

Le secteur des bureaux en Arabie saoudite a affiché un taux de 59% d’occupation, soit une légère baisse par rapport aux 64% enregistrés au troisième trimestre, selon le rapport. Il ajoute que les secteurs du commerce de détail et de l'industrie connaissent toujours une forte croissance, respectivement de 32% et 38%.

Le rapport de la RICS montre que la demande d’investissements internationaux a pris de l’ampleur au cours de chacun des trois derniers trimestres, tous les secteurs ayant connu une hausse pendant cette période. En tête de liste, l’Arabie saoudite a attiré une forte croissance de l’intérêt des acheteurs étrangers au cours du quatrième trimestre, atteignant un solde net de 49%.

Dans l’ensemble, les conclusions du rapport révèlent que le marché saoudien de l’immobilier commercial, à l’instar de son voisin émirati, dispose de bases solides pour une croissance future, même s’il est touché par les effets de la récession économique mondiale.

Le rapport ajoute que le marché de l’immobilier commercial des EAU reste lui aussi solide malgré les défis mondiaux, deux tiers des personnes interrogées estimant que le marché est en plein essor. De même, la croissance de la demande des locataires aux EAU s’est accélérée dans tous les secteurs du marché au cours du quatrième trimestre de 2022.

Les perspectives du marché de l’immobilier commercial aux EAU restent positives, car les estimations de la valeur du capital sur douze mois continuent d’augmenter, affirme le rapport de la RICS, qui ajoute que les investissements étrangers reflètent une confiance croissante dans le marché et une poursuite de la croissance.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de Marks & Spencer s'affole de mesures post-Brexit envisagées

Logo de la chaine de magasins Marks & Spencer. (Photo, Twitter, @marksandspencer)
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  • Le patron de la chaine de magasins Marks & Spencer juge «stupéfiantes» et «trop pesantes» des mesures à l'étude qui pourraient notamment porter sur un étiquetage différent des produits en Irlande du nord
  • Le Royaume-Uni comme l'UE espèrent parvenir à un accord pour résoudre l'impasse sur le protocole nord-irlandais lié au Brexit avant l'anniversaire des 25 ans des accords de paix entre la république d'Irlande et l'Irlande du nord

LONDRES: Le patron de la chaine de magasins Marks & Spencer fustige les mesures post-Brexit envisagées par Londres pour fluidifier les échanges entre l'Irlande du nord, le reste du Royaume-Uni, et l'Union européenne, d'après des propos rapportés jeudi par The Daily Telegraph.

Dernière personnalité des affaires à critiquer le gouvernement sur le front du Brexit, il juge "stupéfiantes" et "trop pesantes" des mesures à l'étude qui pourraient notamment porter sur un étiquetage différent des produits en Irlande du nord.

Cela se traduirait selon lui par "des augmentations de coûts et un choix réduit pour les consommateurs, et désavantagerait encore plus les agriculteurs et fournisseurs britanniques", argumente M. Norman.

Cela nuirait aussi "à la compétitivité des détaillants britanniques sur les autres marchés internationaux", poursuit-il dans une lettre au ministre des Affaires étrangères dont le Telegraph rapporte des extraits.

Des porte-parole de M&S n'étaient pas immédiatement disponibles pour confirmer ces informations.

"A l'ère numérique, quand en touchant son téléphone mobile un client peut être connecté à un magasin qui peut localiser sa commande en moins de 60 secondes, il est juste stupéfiant que le gouvernement (britannique) et l'Union européenne reviennent en arrière de quatre décennies pour discuter d'une +solution+ coûteuse qui impliquerait des autocollants et de l'étiquetage", critique M. Norman.

Le Royaume-Uni comme l'UE espèrent parvenir à un accord pour résoudre l'impasse sur le protocole nord-irlandais lié au Brexit avant l'anniversaire des 25 ans des accords de paix entre la république d'Irlande et l'Irlande du nord, dits "accords du vendredi saint" fin avril.

Les critiques de M. Norman suivent de près celles du milliardaire britannique James Dyson estimant que le premier ministre Rishi Sunak avait une vision "à courte vue" du fonctionnement des entreprises.

Le fondateur du groupe d'électroménager et appareils électroniques qui porte son nom, désormais basé à Singapour alors même que M. Dyson était l'un des plus célèbres avocats du Brexit, a par ailleurs appelé M. Sunak et son chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt à plus "encourager l'innovation dans le secteur privé et à faire preuve d'ambition pour la croissance".

Lundi lors d'un discours le directeur général de la CBI, la principale organisation patronale britannique, a pour sa part estimé qu'il serait une erreur d'abandonner dès la fin de cette année les réglementations héritées de l'UE.

Il a aussi déploré les obstacles à la venue des travailleurs originaires de l'UE au Royaume-Uni, notamment pour le personnel hautement qualifié.

La pénurie de travailleurs de l'UE depuis l'entrée en vigueur effective du Brexit est évaluée à quelque 300.000 personnes, et touche de nombreux secteurs, notamment l'agriculture ou l'hôtellerie-restauration.