Le Royaume-Uni appelé à protéger les journalistes anglo-iraniens menacés de mort par Téhéran

Les députés britanniques ont exhorté le gouvernement à désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. (Twitter/Fichier)
Les députés britanniques ont exhorté le gouvernement à désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. (Twitter/Fichier)
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Publié le Jeudi 10 novembre 2022

Le Royaume-Uni appelé à protéger les journalistes anglo-iraniens menacés de mort par Téhéran

Les députés britanniques ont exhorté le gouvernement à désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. (Twitter/Fichier)
  • Le groupe de défense des droits des médias CPJ affirme que le régime doit être tenu pour responsable de l'intimidation du personnel d'Iran International, basée à Londres
  • Le député travailliste John Spellar a déclaré que le Royaume-Uni devait suivre ses alliés américains en interdisant la branche armée

LONDRES: Les autorités britanniques ont été invitées à renforcer la protection du personnel de la chaîne de télévision Iran International, basée à Londres, après que deux de ses journalistes ont été menacés de mort par le régime de Téhéran.

La demande du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un groupe de défense des droits des médias basé aux États-Unis, a indiqué que ces menaces étaient les dernières d'une série de tentatives du régime d’intimider les journalistes indépendants au-delà des frontières du pays.

«Maintes fois, les autorités iraniennes ont agi en toute impunité en tentant de réduire au silence les journalistes du monde entier», a déclaré Sherif Mansour, coordinateur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du CPJ.

«Les autorités britanniques doivent assurer la sécurité du personnel d'Iran International en envoyant un message stipulant que les menaces contre les journalistes sur leur sol ne seront pas tolérées. Tant que les gouvernements étrangers ne tiendront pas l'Iran comme responsable, cette tendance ne fera que s'aggraver. Les journalistes continueront de faire face à des menaces inacceptables pour leur sécurité.»

Iran International a déclaré avoir été informée par la police de menaces spécifiques contre deux membres anglo-iraniens du personnel par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la branche armée du régime.

La chaîne indépendante en langue persane a déclaré que la police estimait que ces menaces représentaient «un risque imminent et important pour leur vie et celle de leurs familles».

Par ailleurs, les députés britanniques ont exhorté le gouvernement à désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste.

«Que doit faire encore le CGRI avant que nous ne le proscrivions complètement?», a affirmé mardi le député conservateur Bob Blackman lors d'un débat à la Chambre des communes.

Le député travailliste John Spellar a déclaré que le Royaume-Uni devait suivre ses alliés américains en interdisant la branche armée, la qualifiant de «protectrice du régime clérical fasciste iranien».

Selon le CPJ, les autorités ont arrêté 61 journalistes en Iran depuis le début des manifestations en septembre. Il a documenté la libération sous caution de seulement 13 d'entre eux.

L'Iran connaît les plus grandes manifestations antigouvernementales depuis des décennies, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, âgée de 22 ans, aux mains de la «police des mœurs» pour avoir prétendument violé les lois strictes du pays concernant le port du voile.

Selon le groupe de défense des droits HRANA, plus de 300 personnes ont été tuées lors de ces manifestations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.