Pas de dommages majeurs apparents sur la fusée pour la Lune après le passage d'un ouragan

Les équipes de la Nasa ont «conduit des vérifications visuelles initiales» de la fusée, nommée SLS, à l'aide des caméras situées sur son pas de tir au centre spatial Kennedy (Photo, AFP).
Les équipes de la Nasa ont «conduit des vérifications visuelles initiales» de la fusée, nommée SLS, à l'aide des caméras situées sur son pas de tir au centre spatial Kennedy (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

Pas de dommages majeurs apparents sur la fusée pour la Lune après le passage d'un ouragan

  • L'ouragan Nicole a touché terre dans la nuit de mercredi à jeudi sur la côte Est de la Floride, en tant qu'ouragan de catégorie 1
  • Les capteurs installés sur le pas de tir, à environ 20 mètres de hauteur, ont détecté des bourrasques allant jusqu'à environ 132 km/h

WASHINGTON: Selon une première inspection rapide, la nouvelle méga-fusée de la Nasa pour la Lune, qui attend toujours son premier décollage, n'a pas subi de dommages majeurs apparents après le passage de l'ouragan Nicole en Floride, a annoncé l'agence spatiale américaine jeudi.

Des vérifications plus poussées seront toutefois menées par des employés sur place dès que possible pour confirmer l'état de la fusée, a déclaré Jim Free, administrateur associé à la Nasa, dans un message publié sur Twitter.

Les équipes de la Nasa ont "conduit des vérifications visuelles initiales" de la fusée, nommée SLS, à l'aide des caméras situées sur son pas de tir au centre spatial Kennedy, a-t-il écrit.

Ces "inspections par caméras montrent des dommages très mineurs, comme des joints lâches et des entailles dans les protections" contre les intempéries, a-t-il ajouté.

L'ouragan Nicole a touché terre dans la nuit de mercredi à jeudi sur la côte Est de la Floride, en tant qu'ouragan de catégorie 1, selon le Centre national des ouragans.

Les capteurs installés sur le pas de tir, à environ 20 mètres de hauteur, ont détecté des bourrasques allant jusqu'à environ 132 km/h, mais ces conditions ne dépassent pas ce que la fusée peut supporter, a assuré Jim Free.

La Nasa avait précédemment annoncé que SLS était conçue pour résister à des vents de 74,4 nœuds, soit environ 137 km/h.

"Notre préoccupation est actuellement nos employés", dont beaucoup sont sans électricité, "puis un retour aux opérations de décollage", a-t-il ajouté.

Le lancement est actuellement prévu dans moins d'une semaine, le 16 novembre à 01H04 du matin heure locale (06H04 GMT), une date qui reste suspendue aux inspections de la fusée.

En cas de besoin, une date de repli est disponible le 19 novembre.

Cet été, deux tentatives de décollage avaient été annulées au dernier moment, à cause de problèmes techniques lors du remplissage des réservoirs de la fusée avec son carburant. Puis la fusée avait dû être temporairement rentrée pour être protégée de l'ouragan Ian.

La mission test Artémis 1, sans astronaute à bord, doit marquer le tout premier vol du grand programme américain de retour sur la Lune.

Le programme Artémis doit permettre d'emmener la première femme et la première personne de couleur sur la Lune, en 2025 au plus tôt.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com