«Majlon» de l'ambassade des EAU à Paris sur la reconstruction du patrimoine culturel

L'ambassade des EAU à Paris et la délégation permanente auprès de l'Unesco (Photo, Agence WAM).
L'ambassade des EAU à Paris et la délégation permanente auprès de l'Unesco (Photo, Agence WAM).
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Publié le Dimanche 13 novembre 2022

«Majlon» de l'ambassade des EAU à Paris sur la reconstruction du patrimoine culturel

  • Les Émirats arabes unis, l'Unesco et le gouvernement irakien ont signé un accord pour réhabiliter et reconstruire certains monuments historiques
  • En 2018, les EAU ont rejoint l'initiative phare de l'Unesco «Raviver l'esprit de Mossoul»

PARIS: Cette semaine, l'ambassade des Émirats arabes unis à Paris et la délégation permanente des Émirats arabes unis auprès de l'Unesco ont coorganisé un événement Majlon au siège de l'Unesco à Paris, axé sur la protection et la reconstruction du patrimoine culturel, en prenant l'initiative phare de l'Unesco «Raviver l'esprit de Mossoul» comme exemple clé des efforts internationaux conjoints à cet égard.

En 2018, les EAU ont rejoint l'initiative phare de l'Unesco «Raviver l'esprit de Mossoul», qui vise à reconstruire le patrimoine culturel de la ville après les ravages causés par la guerre.

Les Émirats arabes unis, l'Unesco et le gouvernement irakien ont signé un accord historique pour réhabiliter et reconstruire certains monuments historiques de Mossoul, tels que la mosquée Al Nouri et le minaret Al Hadba. Les EAU ont contribué à environ 50,4 millions de dollars américains (1 dollar américain = 0,96 euro) à ce projet quinquennal, qui doit s'achever en 2023.

En outre, les EAU ont également contribué à la restauration et à la reconstruction des églises d'Al Tahera et d'Al Sa'aa en 2019.

Lors de cet événement, Noura bent Mohammed al Kaabi, ministre de la Culture et de la Jeunesse, Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, Hend al Otaiba, ambassadrice des EAU en France, Cheikh Salem al Qassimi, ambassadeur et délégué permanent des EAU auprès de l'Unesco, Didier Lenoir, ambassadeur et représentant permanent de l'Union européenne auprès de l'Unesco, Dr. Thomas S. Kaplan, président du conseil d'administration de la Fondation ALIPH, et Omar Mohammed, professeur à Sciences-Po Paris et fondateur de Mosul Eye, discutent de l'importance du patrimoine culturel en période d'instabilité et plus particulièrement du travail effectué à Mossoul.

Les intervenants ont mis en lumière l'impact des efforts communautaires dans la restauration du patrimoine culturel et l'importance du renforcement des capacités pour un développement durable à long terme en Irak et dans le monde entier.

Noura al Kaabi, ministre de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis, a déclaré: «Raviver l'esprit de Mossoul est bien plus qu'une initiative de brique et de mortier et a un impact bien plus grand en raison de ce qu'elle symbolise, de l'espoir à l'opportunité et à la croissance qui résonne bien au-delà de Mossoul: donner aux habitants de Mossoul un engagement tangible dans le processus de reconstruction en tant que partenaires. Ce projet me tient à cœur et les dirigeants des Émirats arabes unis le considèrent comme l'une des initiatives de paix les plus significatives pour rapprocher les cultures et promouvoir le patrimoine de l'humanité.»

Hend al Otaiba, ambassadrice des EAU en France, a fait remarquer que «Mossoul est un symbole de diversité et de tolérance, deux des valeurs fondamentales des EAU. Le pays est fiers de contribuer à l'établissement de partenariats internationaux afin de s'attaquer aux problèmes mondiaux et de reconstruire et restaurer d'importants repères culturels.»

Cheikh Salem al Qassimi, ambassadeur, délégué permanent des EAU auprès de l'Unesco, a ajouté: «Les résultats du partenariat ‘Raviver l'esprit de Mossoul’ ne comprennent pas seulement la réhabilitation physique de ces sites historiques, qui sont à la base du tissu culturel et de l'esprit de coexistence pacifique de Mossoul; ils comprennent également la création d'espaces communautaires durables, d'opportunités d'emploi et le renforcement des capacités des habitants de Mossoul.»

Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, a affirmé: «Nous sommes fiers des progrès accomplis. Désormais, Mossoul, qui était si silencieuse lorsque nous avons commencé notre travail en 2018, reprend vie.»

Le Dr Thomas S. Kaplan, président du conseil d'administration de la Fondation ALIPH, a souligné: « Je ne pouvais pas imaginer un meilleur exemple, plus éclairant, que la session Majlon d'aujourd'hui pour démontrer le rôle central que la culture – et la protection du patrimoine culturel – doit jouer dans l'avènement d'un monde plus pacifique et d'un avenir meilleur pour tous, en particulier pour nos enfants».

L'événement marquait la dernière édition de Majlon, une série d'événements organisés par l'ambassade des EAU pour jeter des ponts entre la France et les EAU dans des domaines clés d'intérêt mutuel. Grâce à la série Majlon, l'ambassade des EAU à Paris s'efforce de renforcer les relations franco-émiriennes en s'appuyant sur le dialogue stratégique EAU-France. La France est l'un des principaux partenaires stratégiques des EAU, avec des domaines de collaboration couvrant un large éventail de secteurs, notamment l'énergie (Masdar/Engie), l'éducation (Sorbonne Abou Dhabi), la culture (Louvre Abou Dhabi) et la défense (Avions Rafale).

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.