Le chef de la diplomatie pakistanaise salue les initiatives vertes de l’Arabie saoudite

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, s'entretenant avec Noor Nugali, rédacteur en chef adjoint d'Arab News. (AN Photo/Huda Bashatah)
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, s'entretenant avec Noor Nugali, rédacteur en chef adjoint d'Arab News. (AN Photo/Huda Bashatah)
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Publié le Dimanche 13 novembre 2022

Le chef de la diplomatie pakistanaise salue les initiatives vertes de l’Arabie saoudite

  • Il salue le prince héritier, son leadership, sa vision et la transformation en Arabie saoudite, que ce soit au niveau des droits des femmes ou du changement climatique
  • Le Premier ministre propose de partager l’expérience et l’expertise de son pays, au moment où la région vulnérable agit pour se prémunir contre les pires effets du changement climatique

RIYAD: Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a salué les «initiatives vertes» de l’Arabie saoudite, espérant que son pays pourra faire progresser la vision environnementale du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Bilawal Bhutto Zardari a tenu ces propos, lors d’un entretien accordé exclusivement à Arab News au cours d’une visite de deux jours dans la capitale saoudienne – son premier voyage au sein du Royaume depuis qu’il a repris le dossier des affaires étrangères du Pakistan en avril.

Il se trouvait dans la ville balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh la semaine dernière et faisait partie de la délégation pakistanaise à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dirigée par le Premier ministre Shahbaz Sharif.

«Nous étions à la COP27 en Égypte, où le Forum de l’initiative pour un Moyen-Orient vert était co-organisé par le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi», déclare-t-il à Arab News. «Le programme était remarquable et nous espérons pouvoir faire progresser sa vision.»

Il poursuit: «Cela témoigne d’un niveau de dynamisme et de leadership visionnaire qui convient aux temps modernes, en particulier sur le plan des initiatives vertes. Nous espérons voir les résultats des investissements que le Royaume souhaite faire dans l’énergie solaire, non seulement ici en Arabie saoudite mais aussi à travers le monde en exportant cette énergie.»

M. Bhutto Zardari faisait référence à un forum organisé par l’Arabie saoudite la semaine dernière en marge de la COP27 pour mettre en lumière les réalisations de l’Initiative pour un Moyen-Orient vert, un programme lancé en 2021 pour aider le Royaume et l’ensemble de la région à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à protéger la biodiversité et à planter des milliards d’arbres.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, s’entretient avec la rédactrice en chef adjointe d’Arab News, Noor Nugali. (Photo AN/Huda Bashatah)
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, s’entretient avec la rédactrice en chef adjointe d’Arab News, Noor Nugali. (Photo AN/Huda Bashatah)

S’exprimant lors du Forum de l’initiative pour un Moyen-Orient vert le 7 novembre, le Premier ministre pakistanais a proposé de partager l’expérience et l’expertise de son pays avec les pays membres, au moment où la région vulnérable agit pour se prémunir contre les pires effets du changement climatique.

«Nous espérons être en mesure de déployer tous les efforts possibles en termes d’assistance et d’expertise technique dans cette initiative», dit M. Bhutto Zardari, en s’appuyant sur l’offre de M. Sharif. «Par ailleurs, nous partageons la même vision: nous, au Pakistan, aimerions également faire la transition vers des énergies plus vertes.»

À plus grande échelle, il salue le succès du programme de réformes sociales et économiques de l’initiative Vision 2030 du Royaume : « Nous rendons hommage au prince héritier, à son leadership, à sa vision et à la transformation à laquelle nous assistons ici en Arabie saoudite, que ce soit au niveau des droits des femmes ou du changement climatique.»

Le Pakistan connaît très bien les conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes, en particulier après que les inondations de cet été ont tué plus de 1 700 personnes, endommagé ou détruit des centaines de milliers de maisons et emporté des écoles, des cliniques et des systèmes d’approvisionnement en eau, principalement dans le Sind, le Balouchistan, le Pendjab et Khyber Pakhtunkhwa.

«Nous n’avons jamais connu d’inondations aussi catastrophiques», précise M. Bhutto Zardari. «Cela est sans aucun doute aggravé par le changement climatique. Après la mousson meurtrière de cet été, le tiers du pays – cette énorme masse terrestre – était sous l’eau. Une personne sur sept dans ma population a été touchée. Cela fait 33 millions de personnes.»

«Nous comprenons donc la nécessité de prendre au sérieux le climat et espérons nous concentrer sur les énergies vertes au Pakistan – solaire et éolienne – en travaillant sur un partenariat public-privé et en faisant participer le secteur privé, non seulement au Pakistan mais aussi en Arabie saoudite et dans d’autres pays.»

Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane a mis sur pied l’aide saoudienne au Pakistan à la suite des inondations, y compris le lancement d’un «pont de secours» aérien et terrestre.

M. Bhutto Zardari a salué les «initiatives vertes» de l’Arabie saoudite, espérant que son pays pourra faire progresser la vision environnementale du prince héritier Mohammed ben Salmane. (Photo AN/Huda Bashatah)
M. Bhutto Zardari a salué les «initiatives vertes» de l’Arabie saoudite, espérant que son pays pourra faire progresser la vision environnementale du prince héritier Mohammed ben Salmane. (Photo AN/Huda Bashatah)

«Nous sommes infiniment reconnaissants», soutient M. Bhutto Zardari en faisant allusion au travail humanitaire. «Le royaume d’Arabie saoudite et son peuple ont toujours été de grands amis et partisans du Pakistan. Chaque fois que nous avons traversé une période difficile, ils se sont tenus aux côtés du peuple pakistanais.»

«Cette fois n’est pas différente, que ce soit au moyen du pont aérien ou grâce à l’aide fournie par le fonds de secours. Le Royaume a déployé des efforts considérables pour aider tous ceux qui ont été touchés par les inondations au Pakistan. Le problème est que l’ampleur de la catastrophe est si grande qu’il semble toujours y avoir plus à faire.»

De nombreux scientifiques pensent que le changement climatique provoqué par l’homme a joué un rôle dans la mousson meurtrière au Pakistan. Pourtant, les experts affirment que le pays n’est responsable que de 0,4% des émissions historiques mondiales jugées responsables du réchauffement climatique. En revanche, les États-Unis sont responsables de 21,5% et la Chine de 16,5% de l’ensemble des émissions.

M. Bhutto Zardari se trouvait dans la ville balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh la semaine dernière et faisait partie de la délégation pakistanaise à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dirigée par le Premier ministre Shahbaz Sharif. (Twitter/@pmln_org)
M. Bhutto Zardari se trouvait dans la ville balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh la semaine dernière et faisait partie de la délégation pakistanaise à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dirigée par le Premier ministre Shahbaz Sharif. (Twitter/@pmln_org)

M. Bhutto Zardari se trouvait dans la ville balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh la semaine dernière et faisait partie de la délégation pakistanaise à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dirigée par le Premier ministre Shahbaz Sharif. (Twitter/@pmln_org)

Sans surprise, la délégation pakistanaise à la COP27 a été un élément déterminant des efforts déployés par les pays en développement pour établir un «mécanisme de financement des pertes et dommages» en vue d’encourager les pays riches à aider les États les plus menacés par les conditions météorologiques extrêmes.

« Nous sommes très fiers que le Pakistan, en tant que président du G77, et en particulier compte tenu de nos expériences avec les inondations catastrophiques, ait réussi à jouer un rôle-clé dans ces négociations », déclare M. Bhutto Zardari à Arab News.

« À la COP27, nous sommes parvenus à un consensus où, finalement, ce ne sont pas uniquement l’atténuation et l’adaptation qui ont été ajoutées à l’agenda des pays en développement comme le Pakistan mais aussi les pertes et les dommages ».

« C’est une grande réussite en effet. Il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Mais, comme pour tout le reste, qu’il s’agisse d’adaptation et d’atténuation, ou encore de pertes et de dommages, c’est formidable que nous les ayons à l’ordre du jour, mais nous allons devoir mener à bien la mise en œuvre.»

Le ministre pakistanais a également salué le «leadership» du prince héritier Mohammed ben Salmane, mettant en lumière la «vision et la transformation à laquelle nous assistons». (Photo AN /Huda Bashatah)
Le ministre pakistanais a également salué le «leadership» du prince héritier Mohammed ben Salmane, mettant en lumière la «vision et la transformation à laquelle nous assistons». (Photo AN /Huda Bashatah)

Le ministre pakistanais a également salué le «leadership» du prince héritier Mohammed ben Salmane, mettant en lumière la «vision et la transformation à laquelle nous assistons». (Photo AN /Huda Bashatah)

La présence très médiatisée du gouvernement pakistanais à Charm el-Cheikh s’est également produite dans un contexte de hausse de l’inflation, de diminution des réserves de devises et de graves problèmes d’endettement, sans parler d'une crise constitutionnelle autour de la destitution d’Imran Khan du poste de Premier ministre.

M. Khan, évincé par le Parlement lors d’un vote de défiance en avril, affirme qu’il a été renversé dans un complot orchestré par les États-Unis et son successeur – des allégations que Washington et M. Sharif nient.

Les tensions politiques se sont intensifiées le 3 novembre lorsque M. Khan a été blessé à la jambe par un homme armé qui a attaqué son convoi de protestation. Le tireur a été arrêté et, selon la police, aurait reconnu la tentative de meurtre.

Dans un entretien récent avec Christine Amanpour de CNN, M. Bhutto Zardari, fils de l’ancienne Première ministre pakistanaise Benazir Bhutto, a condamné l’attaque sans réserve, appelant à une « enquête libre, juste et impartiale ».

«Le Premier ministre a déjà écrit au juge en chef du Pakistan, lui demandant de tenir une enquête judiciaire sur l’attaque contre M. Khan. Et nous appelons à une enquête libre, juste et impartiale», dit-il à Arab News. «Une enquête libre, juste et impartiale signifie que nous ne devons pas politiser cette tragédie ou l’utiliser pour prendre des individus pour cible sans preuve.»

Depuis l’attaque, M. Khan affirme que des personnalités du gouvernement et de l’armée nationale étaient à l’origine de la fusillade et ont mis en doute l’impartialité de toute enquête.

« Bien sûr, si M. Khan a des doutes sur l’impartialité du pouvoir judiciaire, nous engagerons avec lui ce qu’il pense être une enquête impartiale», affirme M. Bhutto Zardari,  également président du Parti du peuple pakistanais. Ce parti de centre gauche est l’un des trois plus grands partis politiques du Pakistan et un rival du Pakistan Tehreek-e-Insaf de M. Khan.

Écartant les accusations de M. Khan, il soutient: «Tout le monde a le droit d’avoir ses propres opinions, mais tout le monde n’a pas droit à son propre ensemble de faits.»

Indépendamment de l’évolution du drame politique dans les prochains jours, la préoccupation principale de nombreuses familles pakistanaises est de pouvoir se nourrir. Alors que des millions de personnes déplacées vivent sous des tentes et que l’hiver approche à grands pas, le pays a urgemment besoin d’aide.

Une évaluation officielle pakistanaise estime le coût de la reprise à plus de 16 milliards de dollars (1 dollar = 0,96 euro), sans compter les difficultés économiques existantes du pays.

«Les dommages causés à notre économie s’élèvent à plus de 30 milliards de dollars, soit 10% de notre PIB. Ainsi, le chemin à parcourir, en ce qui concerne la reconstruction et la réhabilitation, est long et ardu», précise M. Bhutto Zardari. «Mais nous nous engageons à transformer cette crise, cette catastrophe, en une possibilité et non seulement à investir dans la reconstruction mais aussi à mieux reconstruire, de manière qui soit plus adaptée au climat et à l’environnement.»

Des informations circulent récemment dans les médias pakistanais, évaluant les investissements saoudiens à plus de dix milliards de dollars, en plus du renouvellement du prêt de 3 milliards de dollars que le Pakistan doit actuellement à l’Arabie saoudite. M. Bhutto Zardari a refusé de s’attarder sur les détails.

«Je ne divulguerai rien à l'avance», déclare-t-il à Arab News.

Il ajoute: «Comme vous le savez, le Pakistan et l’Arabie saoudite entretiennent des relations historiques et fraternelles qui remontent dans le temps et se sont approfondies au fil des ans.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Arabie saoudite et 13 autres pays mettent en place une coalition de défense maritime

L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
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  • Les 14 pays participants ont publié une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime
  • La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun

RIYAD : L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont créé jeudi une coalition de défense maritime visant à protéger la navigation dans les voies navigables stratégiques du Moyen-Orient.

Cette annonce fait suite à une réunion à Riyad de responsables militaires de dizaines de pays venus discuter de cette alliance.

La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun.

L’alliance servira de cadre à la coopération en matière de défense maritime, « visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger la liberté de navigation, à sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d’approvisionnement en énergie, et à préserver les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, conformément aux dispositions du droit international, des conventions des Nations unies et de la coutume internationale », précise le communiqué.

Parmi les membres fondateurs de la coalition figurent les États du Golfe, ainsi que le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et la Jordanie. 

Cette alliance s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger les voies maritimes internationales et à faire face aux menaces pesant sur la navigation maritime et le commerce mondial, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

Les chefs d’état-major et leurs représentants de 43 pays, ainsi que la délégation de l’Union européenne auprès du Royaume, ont participé à la réunion. 

Plus de 50 pays et organisations ont été invités et ont participé soit en personne, soit par visioconférence.

Cela reflète l’intérêt international croissant pour le renforcement de la coopération en matière de défense maritime et souligne l’importance d’unir les efforts pour faire face aux menaces communes qui pèsent sur la sécurité des voies maritimes internationales, a déclaré le ministère.

Les participants ont examiné les menaces croissantes pesant sur la sécurité maritime, notamment les attaques contre les navires commerciaux, les pétroliers et les infrastructures maritimes critiques, ainsi que les risques qu’elles font peser sur la sécurité de la navigation, les chaînes d’approvisionnement mondiales et la stabilité de l’économie internationale. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la coopération multilatérale en matière de défense afin de dissuader et de contrer ces menaces et de protéger les voies maritimes internationales.

Les participants ont également examiné le projet de charte de la coalition multinationale de défense maritime, ainsi que ses documents de référence, son cadre organisationnel, ses modalités de commandement et de contrôle, ses mécanismes opérationnels et les prochaines étapes proposées. 

Les discussions ont porté sur la mise en place d’un cadre institutionnel solide visant à renforcer la coopération en matière de défense maritime entre les pays participants et à coordonner les réponses aux menaces communes dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

La réunion a également porté sur les dispositions fondatrices de la coalition, notamment la désignation du Royaume d’Arabie saoudite comme État fondateur et chef de file, ainsi que comme pays hôte de son quartier général. 

Cela souligne la confiance de la communauté internationale dans le leadership du Royaume et son rôle central dans la promotion de la sécurité maritime collective, a déclaré le ministère.

Les participants ont convenu que les responsables de la planification militaire des pays souhaitant rejoindre la coalition poursuivraient leurs travaux afin de finaliser la charte et les documents de référence de la coalition, d’établir sa structure organisationnelle, ses modalités de commandement et de contrôle ainsi que ses mécanismes opérationnels, et de mettre en place les cadres techniques et les équipes spécialisées nécessaires. 

Les États membres potentiels mèneront à bien leurs procédures nationales respectives, ouvrant ainsi la voie à la signature de la charte, au lancement officiel de la coalition et au début de ses opérations, a précisé le ministère. 

La coalition multinationale de défense maritime est une initiative internationale ouverte accueillant tous les pays qui partagent ses objectifs et ses principes, a déclaré le ministère. 

La participation sera soumise aux procédures nationales de chaque pays et contribuera à renforcer la sécurité maritime collective, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à faire respecter le principe de responsabilité internationale partagée face aux menaces communes.

Cette initiative reflète la ferme conviction du Royaume selon laquelle la sécurité des voies maritimes internationales relève d’une responsabilité collective nécessitant une coopération internationale efficace, durable et coordonnée.

L’un des principaux résultats de cette réunion a été la publication par les 14 pays participants d’une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime et saluant le consensus atteint sur ses modalités de fondation.

Les signataires étaient l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.

D’autres pays participants ont également exprimé leur soutien à cette initiative et sont en train de mener à bien les procédures et autorisations nationales requises pour adhérer à la déclaration commune. 

La déclaration restera ouverte à ces pays, ainsi qu’à d’autres pays intéressés, dès l’achèvement de leurs procédures nationales respectives.

La réunion s’est conclue par un engagement unanime à mener à bien les procédures de création de la coalition multinationale de défense maritime.

Une fois mise en place, la coalition renforcera les capacités collectives visant à dissuader et à contrer les menaces pesant sur la sécurité maritime, à protéger les voies de navigation internationales, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à promouvoir la sécurité et la stabilité régionales et internationales.


Négociations sur Gaza: des avancées sur un désarmement du Hamas 

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
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  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier
  • Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

JERUSALEM: Des avancées ont été enregistrées dans les négociations au Caire au sujet du désarmement du Hamas, ont indiqué jeudi à l'AFP une source diplomatique et une autre au sein du mouvement islamiste palestinien.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre dans la bande de Gaza.

Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

La source au sein du Hamas a souligné une "grande convergence" sur plusieurs points liés aux armes, disant avoir transmis aux médiateurs des amendements à la feuille de route proposée par Washington et attendre la réponse d'Israël.

"Nous continuons à faire avancer la feuille de route", a indiqué de son côté la source diplomatique informée des négociations qui a requis l'anonymat.

Elle a rappelé que celle-ci prévoit le "démantèlement de toutes les armes" - précisant qu'il n'y aura "pas d'exception" - afin de "remettre l'ensemble de l'autorité au gouvernement technocratique".

La gestion quotidienne de Gaza durant la période post-conflit doit être, selon le plan de paix, assurée par une instance de technocrates palestiniens, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG).

La remise des armes au NCAG doit être opérée, selon la source diplomatique, en coordination avec la Force internationale de stabilisation (ISF), une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du Conseil de paix proposé par Donald Trump.

La source au sein du Hamas a affirmé qu'une formule avait été "élaborée mettant l'accent sur le stockage des armes lourdes, le démantèlement des groupes armés et un retrait israélien simultané".

Coté israélien, une source politique a déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retrait israélien de la +ligne jaune+ dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé et que la bande de Gaza n'aura pas été entièrement démilitarisée".

La "ligne jaune" est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Israël affirme contrôler actuellement plus de 60% de ce territoire palestinien.

La première phase du cessez-le-feu a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 lors de son attaque en Israël qui a déclenché la guerre, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi.


Egypte: l'incendie dans le port de Damiette dû à une attaque de drone 

Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
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  • Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié
  • La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité"

LE CAIRE: Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié, avait auparavant rapporté la société privée de sécurité Ambrey, basée au Royaume-Uni.

La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité".

Elle a ajouté que "les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d'établir les circonstances de l'incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l'Egypte et sa sécurité nationale".