Israël fustige l'enquête américaine sur la mort de la journaliste Shireen Abu Akleh

Équipée d'un gilet pare-balles avec la mention «presse» et d'un casque, la journaliste vedette d'Al Jazeera avait été tuée d'une balle dans la tête alors qu'elle couvrait un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie (Photo, AFP).
Équipée d'un gilet pare-balles avec la mention «presse» et d'un casque, la journaliste vedette d'Al Jazeera avait été tuée d'une balle dans la tête alors qu'elle couvrait un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Israël fustige l'enquête américaine sur la mort de la journaliste Shireen Abu Akleh

  • «Les soldats israéliens ne seront pas interrogés par le FBI ni par aucun pays ou entité, aussi amicaux soient-ils», a déclaré Yaïr Lapid
  • La famille de la journaliste a de son côté estimé que l'enquête était une «étape importante pour que des comptes soient rendus»

JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a déclaré mardi que son pays ne laisserait pas le FBI interroger ses soldats dans le cadre d'une enquête ouverte aux Etats-Unis sur la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh lors d'une opération de l'armée.

"Les soldats israéliens ne seront pas interrogés par le FBI ni par aucun pays ou entité, aussi amicaux soient-ils", a déclaré M. Lapid après la cérémonie d'investiture au Parlement des députés israéliens élus le 1er novembre.

"Nous n'abandonnerons pas nos soldats aux enquêtes étrangères", a-t-il ajouté indiquant qu’Israël avait transmis une "forte protestation" aux Américains.

Lundi, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz avait qualifié d'"erreur" l'enquête menée aux Etats-Unis sur la mort de la journaliste, que sa famille a saluée, elle, comme "une étape importante".

Selon le média américain Politico, la police fédérale (FBI) enquête sur la mort de Shireen Abu Akleh lors d'une opération de l'armée israélienne le 11 mai dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

Une décision inhabituelle au vu des relations entre les deux pays, prise après que l'armée israélienne a refusé d'engager des poursuites contre le soldat accusé de l'avoir tuée.

Le FBI a refusé de confirmer ou démentir l'existence de cette enquête.

"La décision prise par le ministère de la Justice américain de mener une enquête sur la mort tragique de Shireen Abu Akleh est une erreur", a écrit lundi M. Gantz dans un tweet.

Les forces armées israéliennes ont mené une enquête "indépendante et avec professionnalisme", et en ont partagé les détails avec des responsables américains, a-t-il affirmé.

"J'ai fait passer le message aux représentants américains que nous nous tenions aux côtés des soldats de l'armée israélienne et que nous ne coopérerons pas avec une enquête externe, et ne permettrons pas d'ingérence dans des enquêtes internes", a ajouté le ministre.

La famille de la journaliste a de son côté estimé que l'enquête était une "étape importante pour que des comptes soient rendus".

"Nous espérons que cette enquête par les Etats-Unis sera réellement indépendante, crédible et complète", a-t-elle dit dans un communiqué publié sur Twitter, estimant que les autorités américaines avaient une responsabilité d'enquêter "quand un citoyen américain est tué à l'étranger, surtout, comme dans le cas de Shireen, par une armée étrangère".

Equipée d'un gilet pare-balles avec la mention "presse" et d'un casque, la journaliste vedette d'Al Jazeera avait été tuée d'une balle dans la tête.

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a reconnu pour la première fois en septembre qu'il y avait "une forte possibilité" pour qu'elle ait été tuée par l'un de ses soldats.

Le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, avait souligné à l'époque "l'importance de déterminer les responsabilités dans ce cas", pour éviter qu'un tel drame se répète.

Mais, quelques jours plus tard, le Premier ministre israélien Yaïr Lapid s'était dit opposé à ce que le soldat accusé d'avoir tiré soit poursuivi en justice.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com