Décès de l'"éventreur du Yorkshire", l'un des pires tueurs en série britannique

Richard McCann, le fils de Wilma McCann, la première victime du « Yorkshire Ripper », Peter Sutcliffe, qui a été condamné à 20 peines d'emprisonnement à perpétuité en 1981 pour le meurtre de 13 femmes et la tentative de meurtre de sept autres (Oli Scarff / Getty Images / AFP)
Richard McCann, le fils de Wilma McCann, la première victime du « Yorkshire Ripper », Peter Sutcliffe, qui a été condamné à 20 peines d'emprisonnement à perpétuité en 1981 pour le meurtre de 13 femmes et la tentative de meurtre de sept autres (Oli Scarff / Getty Images / AFP)
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Publié le Vendredi 13 novembre 2020

Décès de l'"éventreur du Yorkshire", l'un des pires tueurs en série britannique

  • Peter Sutcliffe avait été condamné en 1981 à la prison à vie pour avoir tué 13 femmes dans le Yorkshire et le nord-ouest de l'Angleterre entre 1975 et 1980, et avoir tenté d'en tuer sept autres
  • Sutcliffe, 74 ans, avait été récemment testé positif au nouveau coronavirus ; le ministère de la Justice a indiqué simplement qu'il était décédé à l'hôpital

LONDRES : L'un des pires tueurs en série de l'histoire du Royaume-Uni, Peter Sutcliffe, surnommé l'éventreur du Yorkshire pour le meurtre de 13 femmes et condamné à la prison à vie, est décédé vendredi, a annoncé un porte-parole du ministère de la Justice.

Sutcliffe, 74 ans, avait été récemment testé positif au nouveau coronavirus, selon les médias britanniques, maladie s'ajoutant à divers problèmes de santé. Le ministère de la Justice a refusé de commenter, indiquant simplement qu'il était décédé à l'hôpital.

"Peter Sutcliffe était un individu dépravé et malfaisant, dont les crimes ont causé des souffrances inimaginables et consterné le pays", a déclaré un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson.

"Rien n'effacera jamais le mal qu'il a causé, mais il est juste qu'il soit mort derrière les barreaux pour ses meurtres barbares", a-t-il ajouté, affirmant que "les pensées" du dirigeant allaient aux victimes et à leurs proches.

Peter Sutcliffe avait été condamné en 1981 à la prison à vie pour avoir tué 13 femmes dans le Yorkshire et le nord-ouest de l'Angleterre entre 1975 et 1980, et avoir tenté d'en tuer sept autres.

L'éventreur du Yorkshire mutilait le corps de ses victimes en utilisant un marteau, un tournevis et un couteau, ce qui lui avait valu son sinistre surnom. Il avait prétendu être chargé d'une "mission divine" le poussant à tuer des prostituées, même si toutes ses victimes ne l’étaient pas.

Diagnostiqué comme un schizophrène paranoïaque, il avait passé trente ans interné dans un hôpital psychiatrique avant d'être détenu dans une prison à Durham (nord-est).

Erreurs et manquements

Sutcliffe avait réussi à échapper aux enquêteurs pendant des années grâce notamment à une série d'erreurs de la police. Il avait finalement reconnu ses crimes en 1981 après avoir été arrêté parce que sa voiture portait une fausse plaque d'immatriculation.

L'actuel chef de la police du West Yorshire, John Robins, a présenté vendredi ses plus "sincères excuses" aux victimes et à leurs proches pour "la détresse et l'anxiété supplémentaires" créées par les "erreurs manifestes" dans l'enquête et la façon dont certains officiers supérieurs avaient à l'époque parlé des victimes.

"Les manquements et les erreurs qui ont été commis sont pleinement reconnus et documentés", a-t-il ajouté dans un communiqué, promettant que "les leçons ont été tirées".

De son côté, un ancien inspecteur qui avait travaillé sur l'affaire, Bob Bridgestock, a accusé les officiers supérieurs d'avoir "porté des œillères pendant l'enquête", appelant désormais à "se souvenir des victimes, pas du tueur".

Sur la BBC, il a souhaité que le décès du tueur contribue à ce que les familles puissent "tourner la page".

"Page tournée"  

"Une page tournée": c'est ce qu'a ressenti Richard McCann, le fils de Wilma McCann, première victime reconnue du tueur, assassinée en 1975 lorsque son fils n'avait que 5 ans.  

"Chaque fois qu'il y avait un reportage sur lui, souvent accompagné de photos de ma mère, c'était un nouveau rappel de ce qu'il avait fait", a confié à la BBC le quinquagénaire. "Le point positif est que nous entendrons moins parler de lui" désormais.

Marcella Claxton, l'une des sept victimes à avoir échappé au tueur, a exposé vendredi sur Sky News les séquelles qu'a engendrées la tentative de meurtre subie en 1976, à Leeds (nord).

"Je dois vivre avec mes blessures, 54 points de sutures dans la tête, ainsi qu'avec la perte de mon bébé, car j'étais enceinte de quatre mois", a confié celle qui souffre "toujours de maux de tête, de vertiges et de trous de mémoire".

En 2006, un rapport secret commandé en 1981 par le gouvernement sur le déroulement de l'enquête révélait que Peter Sutcliffe aurait en réalité commis bien plus de crimes que ceux pour lesquels il a été condamné. (AFP)

 


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.