Mondial: Nuages autour de Benzema, Ballon d'Or ménagé

Le défenseur français Raphael Varane  et Karim Benzema à la fin d'une séance d'entraînement au stade Jassim-bin-Hamad de Doha le 17 novembre 2022 (Photo, AFP).
Le défenseur français Raphael Varane et Karim Benzema à la fin d'une séance d'entraînement au stade Jassim-bin-Hamad de Doha le 17 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 18 novembre 2022

Mondial: Nuages autour de Benzema, Ballon d'Or ménagé

  • L'attaquant de 34 ans a disparu des terrains depuis un mois, diminué par un pépin musculaire mystérieux, et son état de forme interroge
  • Trois jours après, le Real Madrid communiquait sur une fatigue musculaire au quadriceps de la jambe gauche

DOHA: Karim Benzema, ça va? L'attaquant de 34 ans a disparu des terrains depuis un mois, diminué par un pépin musculaire mystérieux, et son état de forme interroge avant le premier match des Bleus au Mondial, mardi contre l'Australie, malgré les discours rassurants.

La France aborde la défense de son titre amoindrie par le forfait de plusieurs cadres ou valeurs sûres (Pogba, Kanté, Maignan, Kimpembe, Nkunku), et la voici suspendue à un feuilleton dont elle se serait bien passée autour du Ballon d'Or.

Depuis les retrouvailles de lundi, l'avant-centre du Real Madrid n'a participé à aucun entraînement collectif, se contentant de courir en début de séance avant de réaliser des exercices à l'écart du groupe, sous la supervision du préparateur physique.

Didier Deschamps avait espéré voir son N.19 rejoindre le reste de l'équipe jeudi pour la première séance de travail à Doha. Le sélectionneur a dû se résoudre à le voir de côté, avec l'autre blessé Raphaël Varane, pratiquer des exercices de tonicité, à l'intensité certes parfois élevée.

Les deux convalescents ont de nouveau fait bande à part durant l'entraînement de vendredi, à quatre jours de l'entrée en lice contre l'Australie, selon plusieurs médias sportifs.

«Très serein» selon Tchouaméni
Simple mesure de précaution, ou problème plus profond? Publiquement, le discours est rassurant tant de la part de l'entourage de Benzema que de ses partenaires, malgré une indisponibilité à rallonge.

"Il est très serein, il a beaucoup d'expérience, il connaît son corps et s'il n'a pas joué, c'est qu'il ne s'estimait pas capable d'aider au maximum l'équipe", a fait valoir jeudi Aurélien Tchouaméni, milieu du Real et des Bleus.

Le duel face au "Socceroos" mardi (22h00 locales, 20h00 de Paris) approche néanmoins à grands pas et Benzema poursuit son retour sur la pointe des pieds, lui qui a joué moins d'une demi-heure (le 2 novembre contre le Celtic Glasgow) depuis son dernier match disputé en intégralité, le 19 octobre en Liga.

Trois jours après, le Real Madrid communiquait sur une "fatigue musculaire au quadriceps de la jambe gauche" concernant le buteur, tout juste auréolé de son Ballon d'Or et laissé au repos pour la rencontre suivante.

"Je préfère perdre (Luka) Modric ou Benzema pour un match plutôt que pour un mois", justifie alors Carlo Ancelotti, persuadé que le passage à l'infirmerie sera de courte durée. Mais fin octobre, le ton change du côté de l'entraîneur.

"Il a passé des examens qui ont montré qu'il n'a aucun pépin physique. Mais on doit tenir compte des sensations du joueur. D'un côté on a les examens cliniques qui disent qu'il n'a rien et, de l'autre, on a les sensations du joueur qui dit qu'il n'est pas encore à 100%", constate "Carletto".

«Fraîcheur» et chaleur
Plusieurs observateurs ont avancé l'hypothèse que Benzema se préservait volontairement ces dernières semaines en vue de la Coupe du monde, sa deuxième après 2014.

Depuis août, l'attaquant formé à Lyon a pris part à douze matches soit, à titre de comparaison, dix de moins que Kylian Mbappé avec le Paris SG et les Bleus.

Le manque de rythme peut soulever quelques doutes quant à sa capacité à répéter les efforts au Qatar, où les températures dépassent la barre des 30 degrés, même si certains spécialistes nuancent le trait.

"Pour moi, au niveau physique, les joueurs blessés qui ont coupé une dizaine de jours en amont de la compétition, c'est toujours bénéfique car (...) ils récupèrent de la fraîcheur physique et mentale", expliquait Nicolas Dyon, ex-préparateur physique de Nice et Rennes notamment, en amont du rassemblement.

C'est d'autant plus vrai pour Benzema que, durant la saison dernière, "il a été surmené. Donc c'est peut-être un mal pour un bien, à condition de ne pas rechuter", précisait-il à l'AFP.

Interrogé vendredi, Adrien Rabiot a prolongé ce raisonnement: "C'est mieux quand on a l'opportunité d'enchaîner les matches. Mais Karim est un cas à part, c'est moins handicapant que pour un milieu de terrain. C'est un joueur de très haut niveau qui sait se gérer".

S'il n'est pas rétabli au premier match, "ce sera au deuxième", a relativisé le milieu de la Juve, comme Lucas Hernandez après lui. "Si par malheur ils (Varane et Benzema, ndlr) n'arrivent pas à temps, on a un groupe fantastique" avec des joueurs tous "titulaires dans des grands clubs", a appuyé le défenseur du Bayern.


Besançon: trois personnes gravement blessées par arme à feu

Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté
  • Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical

BESANCON: Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Des hommes se trouvaient devant une épicerie, dans le quartier populaire de Planoise, lorsqu'un véhicule est arrivé avec à son bord plusieurs individus qui ont tiré dans leur direction, avec deux armes différentes, selon les premiers éléments de l'enquête de police, a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon.

Deux hommes âgés de 20 et 40 ans ont été blessés par balles et pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, mercredi à 23 heures, selon les pompiers.

Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté.

Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical.

"Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment", a précisé le parquet.

Deux armes auraient été utilisées lors de la fusillade: une arme de type kalachnikov avec un calibre 7,62 et un fusil utilisant des munitions type chevrotine.

Les enquêteurs explorent "toutes les pistes", dont "l'hypothèse d'un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants", précise le parquet.

La gendarmerie du Doubs a retrouvé un véhicule incendié à Montferrand-le-Château, près de Besançon, qui pourrait être celui des auteurs. Des constatations sont en cours.

L'enquête a été confiée aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Besançon.


«A bout», les pompiers reçus au ministère de l'Intérieur pour réclamer des moyens

Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies. (AFP)
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  • "On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers
  • Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle

PARIS: Les syndicats des sapeurs-pompiers professionnels doivent être reçus jeudi midi place Beauvau par le ministre de l'Intérieur, auquel ils entendent rapporter la colère des soldats du feu, qui demandent davantage de moyens et d'hommes en pleine saison des incendies.

Les neufs syndicats représentatifs des services d'incendie et de secours (Sdis), réunis en intersyndicale, seront reçus par Laurent Nuñez "dans le contexte de la lutte contre les feux de forêt", a-t-on confirmé dans l'entourage du ministre.

Dans un communiqué commun, l'intersyndicale des pompiers dénonce la "dégradation continue des conditions d'exercice des missions de Sécurité civile", qui se traduit par des "effectifs insuffisants", des "moyens à la traîne", ou encore des "équipements vieillissants".

La France compte quelque 44.000 pompiers civils professionnels, auxquels s'ajoutent 200.000 volontaires dans les Sdis et un peu plus de 13.000 militaires à Paris et Marseille.

"La colère gronde" chez les pompiers professionnels, dont "les personnels sont à bout", ajoutent les syndicats, qui ont prévu une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

"On attend des engagements clairs. Ca fait des années qu'on nous trimballe", prévient auprès de l'AFP David Saquet, d'Unsa Sapeurs-pompiers.

Le responsable syndical fait référence au "Beauvau de la sécurité civile", une concertation de douze mois lancée mi-2024 qui devait déboucher sur une ambitieuse loi de modernisation d'un système jugé à bout de souffle, avec des financements supplémentaires à la clé, mais resté lettre morte pour l'heure.

"On ne veut pas être qualifiés de héros, on veut qu'on nous donne des moyens", explique à l'AFP Ludovic Goblet, vice-président de la Spasdis-CFTC.

A l'unisson, les syndicats demandent que "l'Etat ouvre le robinet" du financement, aujourd'hui assumé par les collectivités, et qu'il lance un "recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels".

"Les feux de forêt cet été, qui ont été d'une ampleur exceptionnelle mais qui vont devenir la norme, ont démontré qu'on va droit dans le mur", juge Ludovic Goblet.

Quelque 120.000 hectares ont été parcourus par les flammes en France depuis le début de l'été, selon les estimations provisoires des autorités.

"Il y a eu un Beauvau de la sécurité civile, des conclusions doivent en être tirées. Mais (...) il y a aussi beaucoup de moyens qui ont été mis sur la table ces dernières années, en particulier ces trois dernières, où on a purement et simplement doublé le nombre d'engins aériens à disposition des pompiers", a opposé mardi Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.

"C'est parce qu'on a ce niveau de soutien, ce niveau de moyens, qu'on arrive beaucoup plus que dans d'autres pays européens comparables à éteindre les incendies plus vite", a-t-il ajouté.

Des déclarations froidement accueillies par les syndicats avant d'être reçus à Beauvau.


Nouvelle journée de canicule en France, 80 départements en vigilance orange

La canicule se poursuit jeudi sur la quasi-totalité de la France avec 80 départements placés en vigilance orange jusqu'à vendredi inclus, le gouvernement estimant que ces phénomènes de chaleur extrême successifs cet été pourraient coûter entre 10 et 15 milliards d'euros. (AFP)
La canicule se poursuit jeudi sur la quasi-totalité de la France avec 80 départements placés en vigilance orange jusqu'à vendredi inclus, le gouvernement estimant que ces phénomènes de chaleur extrême successifs cet été pourraient coûter entre 10 et 15 milliards d'euros. (AFP)
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  • A l'exception d'une partie du nord-est, de trois départements pyrénéens, de la Lozère et de la Haute-Loire en jaune, c'est tout le reste de la France qui se trouve en orange
  • "Hormis sur une fine bordure côtière et en altitude, les températures maximales seront supérieures à 35 degrés", prévient Météo-France

RENNES: La canicule se poursuit jeudi sur la quasi-totalité de la France avec 80 départements placés en vigilance orange jusqu'à vendredi inclus, le gouvernement estimant que ces phénomènes de chaleur extrême successifs cet été pourraient coûter entre 10 et 15 milliards d'euros.

A l'exception d'une partie du nord-est, de trois départements pyrénéens, de la Lozère et de la Haute-Loire en jaune, c'est tout le reste de la France qui se trouve en orange avec à nouveau une journée de très fortes chaleurs. Cet épisode caniculaire "atteint son pic pour les journées de jeudi et vendredi", estime Météo-France.

Dans son bulletin publié tôt jeudi, l'organisme météorologique a évoqué une "nuit très chaude". Vers 05H00 du matin, les températures relevées étaient de 27,5°C à Nice, 24,5°C à Sète, 23,5°C à Limoges ou encore 23°C à Rennes.

"Hormis sur une fine bordure côtière et en altitude, les températures maximales seront supérieures à 35 degrés", prévient Météo-France.

Et les plus fortes seront enregistrées du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, où les maximales seront comprises "entre 38 et 40°C, voire un peu plus en pointe. En Île-de-France elles seront voisines de 38°C", est-il ajouté.

Les températures caniculaires "se décaleront progressivement un peu plus vers l'est" vendredi, prévoit encore le prévisionniste, amorçant une baisse progressive dans le nord-ouest qui sera "surtout sensible et conséquente durant le week-end".

Les canicules à répétition cet été pourraient coûter "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros", selon la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui a réuni mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH).

Les perturbations économiques sont nombreuses. Par exemple, le parc de réacteurs nucléaires d'EDF a atteint mercredi matin un record d'indisponibilités dites "environnementales" liées aux fortes chaleurs, selon des calculs de l'AFP.

Coupures d'eau 

La question de l'accès à l'eau est également à l'ordre du jour avec cet été extrêmement chaud et sec.

"La première de nos priorités demeure évidemment l'alimentation en eau potable qui est déjà sous tension dans plusieurs territoires, plus précisément aujourd'hui dans 50 départements français", a dit Monique Barbut.

"Plus de 40.000" personnes sont affectées par des coupures d'eau du robinet, selon le gouvernement.

La situation des petits cours d'eau est "la plus critique jamais enregistrée à cette période" de l'année, avec 43% d'entre eux, soit près de 1.370 cours d'eau, qui présentent des ruptures d'écoulement ou des assecs, a indiqué la ministre.

Ce nouvel épisode caniculaire est la poursuite et l'amplification d'une vague de chaleur entamée le 28 juillet.

Jeudi matin, dans le train entre Rennes et Vannes, Ronan Turbé, âgé de 25 ans, raconte avoir souffert de la chaleur pendant la nuit.

"On ne dort pas beaucoup", regrette l'ingénieur âgé de 25 ans. "Il fait très chaud dans l'appartement : 28°C, alors que j'ai aéré toute la nuit. Et j'ai mis les ventilateurs à fond. De toute façon, on n'a pas le choix, on subit."

"On est dans le noir une grande partie de la journée", assure Bastien Regret, ingénieur. "On utilise un ventilateur, ce qui n'était pas le cas auparavant", indique le trentenaire, tout en veillant à bien hydrater sa petite fille.

L'Ile-de-France sera touchée par un épisode de pollution à l'ozone, avec un "probable dépassement" du seuil de recommandation. Aussi, dans un communiqué, le préfet de police demande de "différer si possible" les déplacements routiers et de réduire la vitesse des véhicules.

Il s'agit de la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues jamais enregistrées. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.

Dans le contexte du réchauffement climatique lié aux activités humaines, ces périodes de fortes chaleurs sont plus fréquentes, intenses et étendues sur l'année.