Le destin de Twitter en question après l'ultimatum d'Elon Musk

Donald Trump et Elon Musk (Photo, AFP).
Donald Trump et Elon Musk (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 19 novembre 2022

Le destin de Twitter en question après l'ultimatum d'Elon Musk

  • De nombreux utilisateurs du réseau socials des journalistes et des analystes, se demandent si la fin de Twitter n'est pas proche

SAN FRANCISCO: L'avenir de Twitter semble incertain vendredi, après que de nombreux ingénieurs de l'influent réseau social ont pris Elon Musk au mot, et annoncé leur départ plutôt que de rester pour se donner "à fond, inconditionnellement".

Selon d'anciens salariés et plusieurs médias américains, des centaines d'employés ont répondu "non" à l'ultimatum du nouveau propriétaire et patron, qui leur avait donné le choix entre travailler sans relâche "pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire" ou partir avec trois mois de salaire.

La moitié des 7.500 employés du groupe californien ont déjà été licenciés il y a deux semaines par le multimilliardaire, et quelque 700 salariés avaient déjà démissionné pendant l'été, avant même d'être sûrs que l'acquisition aurait lieu.

"Mes amis sont partis, la vision est brouillée, une tempête arrive et il n'y a pas d'incitation financière. Que feriez-vous ? Est-ce que vous sacrifieriez votre temps avec vos enfants pendant les vacances pour de vagues promesses et (pour) rendre une personne riche encore plus riche ?", a résumé Peter Clowes, ingénieur informatique et directeur chez Twitter et "survivant des licenciements", d'après son profil LinkedIn.

Comme de nombreux autres salariés du groupe californien, il a détaillé sur le réseau social ses hésitations et les raisons de son choix, expliquant qu'il ne "haïssait pas Elon Musk" et voulait "voir Twitter réussir".

Mais il ne reste selon lui que "trois ingénieurs sur les 75" de son équipe. "Si j'étais resté, j'aurais été de permanence quasi constamment, avec très peu de soutien pour une durée indéterminée sur des systèmes informatiques complexes dans lesquels je n'ai pas d'expérience", note-t-il.

En outre, "aucune vision n'a été partagée avec nous. Pas de plan sur cinq ans comme chez Tesla. (...) C'est un pur test de loyauté", détaille-t-il.

Rendez-vous au dixième étage
"Que doit faire Twitter maintenant?", a tweeté Elon Musk vendredi.

Le patron de Tesla a voulu racheter l'entreprise californienne au printemps, puis il n'en a plus voulu à l'été, et a été forcé de l'acquérir fin octobre pour 44 milliards de dollars, pour éviter un procès, en l'endettant lourdement.

Depuis le rachat, il a mobilisé des équipes jour et nuit sur des projets controversés, qui ont dû être reportés. Il a lancé un plan social massif avant de devoir rappeler des personnes essentielles et il a fait des promesses aux annonceurs tout en les menaçant.

De nombreux utilisateurs du réseau social, notamment des ex-collaborateurs, des journalistes et des analystes, se demandent si la fin de Twitter n'est pas proche.

D'après un ex-ingénieur de l'entreprise, le risque de pannes augmente à cause de la difficulté croissante à transmettre les compétences techniques, même s'il reste des personnes qualifiées et que les systèmes de sécurité sont solides.

"Et... nous venons d'atteindre un nouveau pic d'utilisation de Twitter, lol", a de son côté ironisé jeudi soir Elon Musk, après une série de tweets humoristiques dont un drapeau de pirate à tête de mort.

Jeudi après-midi, Twitter a prévenu tous les employés que les bâtiments de l'entreprise étaient temporairement fermés et inaccessibles, même avec un badge, jusqu'à lundi.

Mais vendredi, Elon Musk a écrit aux développeurs pour leur demander de venir "au dixième étage à 14h" après lui avoir adressé par e-mail un résumé des codes informatiques qu'ils ont produits ces six derniers mois, d'après une source anonyme.

Stop au Twitter toxique
Le flou régnait sur la situation de l'entreprise, car les employés n'ayant pas accepté l'ultimatum n'ont pas reçu de confirmation de leur licenciement. Et Twitter n'a plus d'équipe dédiée à la communication.

Elon Musk rétablit des comptes bannis sur Twitter, pas de décision pour Donald Trump

Elon Musk, propriétaire et patron de Twitter depuis trois semaines, a annoncé vendredi que plusieurs comptes d'utilisateurs suspendus avaient été réadmis sur la plateforme, mais qu'il n'avait "pas encore pris de décision sur (Donald) Trump".

Le patron de Tesla, qui défend une vision absolutiste de la liberté d'expression, est attendu au tournant au sujet de l'ancien président américain Donald Trump, banni du réseau social après l'assaut du Capitole en janvier 2021.

Le fantasque directeur général faisait lui comme si de rien n'était. Il a annoncé vendredi matin que plusieurs comptes d'utilisateurs suspendus ont été réadmis sur la plateforme, mais qu'il n'avait "pas encore pris de décision sur (Donald) Trump".

Kathy Griffin, une humoriste qui s'était moquée de lui, a pu revenir. Jordan Peterson, une personnalité conservatrice, et Babylon Bee, un site satirique, qui avaient été suspendus pour des propos haineux contre des personnes transgenres, sont aussi de retour.

"La politique du nouveau Twitter c'est la liberté d'expression, mais pas la liberté d'atteindre" le public, a tweeté Elon Musk, promettant de rétrograder à l'avenir les "tweets haineux".

Sa vision absolutiste de la liberté d'expression inquiète élus et associations.

Jeudi soir, des messages anti-Elon Musk ont été projetés sur la façade du siège de l'entreprise à San Francisco, dont "Elon Musk, ferme-la", "Stop au Twitter toxique" ou "En avant vers la faillite", d'après des photos de Gia Vang, une journaliste de la chaîne NBC.

Des sénateurs américains ont averti que les plans du dirigeant "sapent l'intégrité et la sécurité de la plateforme".

Le multimilliardaire "ne pourra pas faire ce qu'il veut" en Europe, a martelé Thierry Breton, le commissaire européen au Marché intérieur, sur franceinfo vendredi.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.