Résilience et savoir-faire technologique, deux éléments indispensables aux PME saoudiennes

Les petites et moyennes entreprises du secteur industriel en Arabie saoudite doivent se muer en entreprises résilientes et technologiquement avancées si elles souhaitent se lancer sur le marché mondial. (Shutterstock)
Les petites et moyennes entreprises du secteur industriel en Arabie saoudite doivent se muer en entreprises résilientes et technologiquement avancées si elles souhaitent se lancer sur le marché mondial. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 21 novembre 2022

Résilience et savoir-faire technologique, deux éléments indispensables aux PME saoudiennes

  • Dans un rapport intitulé «La transformation des chaînes d'approvisionnement industrielles», KPMG propose une feuille de route destinée aux PME saoudiennes
  • Le rapport suggère que les PME devront employer des tierces parties pour accélérer leur numérisation

RIYAD: Le réseau multinational de services professionnels KPMG indique dans un rapport que les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur industriel en Arabie saoudite doivent se muer en entreprises résilientes et technologiquement avancées si elles souhaitent se lancer sur le marché mondial et affronter la concurrence internationale.  

Dans un rapport intitulé «La transformation des chaînes d'approvisionnement industrielles», KPMG propose une feuille de route destinée aux PME saoudiennes. Selon ce document, les entreprises locales ont besoin de mener des études de marché afin de déterminer la région ou le secteur à privilégier.  

Le rapport suggère que les PME devront également employer des tierces parties pour accélérer leur numérisation; ces dernières leur fourniront les compétences techniques et l'expérience nécessaires à l'élaboration de nouvelles solutions numériques, à l'amélioration des capacités, à la surveillance des performances et au maintien des relations avec les entrepreneurs.  

KPMG invite donc les PME locales à recourir à la technologie pour résoudre leurs problèmes commerciaux, sans pour autant dépendre d'une main-d'œuvre qualifiée.  

Le rapport invite par ailleurs les PME à accélérer leur pénétration sur le marché en stimulant l'innovation et la conception de produits grâce à l’utilisation de la technologie et des compétences spécialisées. 

Pour pouvoir rivaliser au niveau mondial, les PME ont besoin de procéder à une gestion de la qualité qui leur permette de garantir la conformité de leurs produits aux normes internationales pertinentes et de rejoindre les chaînes de valeur mondiale des sociétés en transition.  

«Durant ce parcours, les PME seront probablement confrontées à de nombreux défis. Ces derniers pourront connaître une ampleur accrue en raison de phénomènes et de chocs mondiaux, à l'instar de la pandémie de Covid-19 qui a envahi le monde», explique Kenan Nouwailati, qui dirige le service de conseil sur les achats, la chaîne d'approvisionnement et le contenu local auprès de KPMG Arabie saoudite.  

La mondialisation permet aux PME industrielles de relever plusieurs défis auxquels elles se trouvent confrontées au niveau national. Parmi eux, citons les fluctuations de l'offre et de la demande, le recrutement d'une main-d'œuvre qualifiée et expérimentée, la mobilisation d'investissements, les défis liés à la réglementation ainsi que le rythme soutenu de la numérisation.  

Les PME réussiront sur le long terme et elles surmonteront les défis auxquels elles font face si elles bénéficient d'un soutien financier et de conseils appropriés tels que la Stratégie nationale pour l'industrie. 

«Aujourd'hui, l'Arabie saoudite s'emploie à diversifier ses sources de revenus, à développer son économie non pétrolière et à améliorer la participation des PME et du secteur industriel au produit intérieur brut [PIB]. Il convient donc de soutenir les entreprises industrielles émergentes du pays», souligne Omar al-Halabi, directeur du Global Strategy Group de KPMG en Arabie saoudite.  

Cette annonce intervient au moment où la Social Development Bank a signé un accord avec le National Technology Development Program qui porte sur l'exploitation d'un financement d'une valeur de 200 millions riyals saoudiens, soit 53,2 millions de dollars (1 dollar = 0,98 euro). Ce financement sera alloué aux PME spécialisées dans la technologie en vue de les rendre plus compétitives et de leur permettre de jouer un rôle déterminant dans l'économie du pays, conformément à la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.  

Les PME saoudiennes ont suivi une trajectoire ascendante au cours du premier semestre de l'année 2022 grâce à la volonté du Royaume d'encourager l'esprit d'entreprise et de stimuler l'investissement dans les start-up et les petites entreprises en vertu de la Vision 2030.  

Le nombre de PME enregistrées en Arabie saoudite est passé à 892 063 à la fin du mois de juin. Selon l'Autorité générale des PME, cette hausse représente une progression de 25,6% par rapport au niveau enregistré au quatrième trimestre de l’année 2021. 

Les régions les plus prisées par les start-up sont Riyad et La Mecque. Selon le rapport trimestriel de Monsha’at, intitulé «SME Monitor», elles abritent respectivement 35,4% et 21% des PME du Royaume. 

La province orientale se classe troisième; elle compte 12,7% des PME d'Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.