Le programme culturel de Wadi al-Fann à AlUla s’ouvre sur une performance inspirée de la poésie chinoise

Paysage d’AlUla. (Photo Lance Gerber/Commission royale pour AlUla)
Paysage d’AlUla. (Photo Lance Gerber/Commission royale pour AlUla)
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Publié le Lundi 21 novembre 2022

Le programme culturel de Wadi al-Fann à AlUla s’ouvre sur une performance inspirée de la poésie chinoise

Paysage d’AlUla. (Photo Lance Gerber/Commission royale pour AlUla)
  • La nouvelle œuvre de Rui Fu s’inspire des «Chu Ci» («Chansons de Chu»), une ancienne anthologie de la poésie romantique chinoise du premier siècle av. J.-C.
  • Après sa première mondiale à AlUla, Nine Songs fera le tour de certains des festivals d’art les plus prestigieux du monde, notamment à Londres, New York, Édimbourg, Shanghai, Berlin et Athènes

AlUla: Wadi al-Fann («Vallée des arts») inaugure son programme artistique et culturel avec la première mondiale de Nine Songs de la musicienne, chanteuse et directrice artistique chinoise Rui Fu, avec la directrice musicale Jocelyn Pook, les 25 et 26 novembre.

La nouvelle œuvre de Rui Fu s’inspire des «Chu Ci» («Chansons de Chu»), une ancienne anthologie de la poésie romantique chinoise du premier siècle av. J.-C. La performance reflète également les paysages spectaculaires et les formations géologiques qui se trouvent à AlUla.

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Rui Fu déclare à Arab News: «Cela remonte à une époque où les humains considéraient les montagnes comme leurs parents et s’adressaient aux nuages en chantant comme à un amant.»

«De la même façon que le peuple Chu du centre de la Chine faisait de la musique et écrivait de la poésie au bord des rivières et dans les forêts il y a plus de deux mille ans, les habitants de la région d’AlUla ont communiqué, pendant de nombreux siècles, avec leurs vastes déserts et leurs nombreuses collines à travers la poésie et le chant.»

Jocelyn Pook.
Jocelyn Pook.

Elle soutient que son œuvre s’inspire de la convergence des cultures sur l’ancienne route de l’encens, un réseau de routes qui s’étendait sur deux mille kilomètres pour permettre le transport de l’encens et de la myrrhe du Yémen et d’Oman dans la péninsule Arabique vers la Méditerranée.

«Nous venons d’horizons divers et nous nous réunissons à AlUla sur la même terre. Ensemble, nous rendons hommage à la nature, nous explorons nos différences, nous partageons des histoires communes et nous trouvons de nouvelles façons de chanter, de parler et de voir le monde», ajoute-t-elle.

Rui Fu présentera l’œuvre Nine Songs à Wadi al-Fann.
Rui Fu présentera l’œuvre Nine Songs à Wadi al-Fann.

Son œuvre se caractérise par l’interprétation improvisée des traditions musicales ethniques chinoises. Rui Fu collabore régulièrement avec des musiciens issus de tribus minoritaires en Chine pour explorer les pratiques indigènes en utilisant des instruments rares. Elle chante également dans sa propre langue inventée et non lexicale qui dépasse les barrières culturelles.

Nora Aldabal, directrice exécutive des arts et des industries créatives à la Commission royale pour AlUla, indique à Arab News: «La nouvelle création de Rui Fu rend hommage au lien ancestral entre l’humanité et la nature. Elle puise son inspiration dans des poèmes consacrés aux nuages, aux montagnes et aux rivières.»

«L’œuvre résonne donc fortement dans le paysage naturel unique d’AlUla et elle constitue un élément important de la mission de Wadi al-Fann, qui consiste à délivrer des expériences artistiques inégalées en symbiose avec la nature.»

L’initiative de Wadi al-Fann est dirigée par Iwona Blazwick, l’ancienne directrice de la Whitechapel Gallery de Londres, qui a été nommée présidente du groupe d’experts en art public au sein de la Commission royale d’AlUla.

Ce projet fait partie de l’initiative Vision 2030 de l’Arabie saoudite pour le changement social et économique.

Après sa première mondiale à AlUla, Nine Songs fera le tour de certains des festivals d’art les plus prestigieux du monde, notamment à Londres, New York, Édimbourg, Shanghai, Berlin et Athènes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Menart Fair, la foire d’art et de design de la région Mena, se pose à Bruxelles

La Fondation Boghossian_Villa Empain (photo Thibault De Schepper)
La Fondation Boghossian_Villa Empain (photo Thibault De Schepper)
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  • Une impression puissante saisit le visiteur dès l’entrée de la Fondation Boghossian – Villa Empain, avec l’installation The Great Design Disaster,
  • Menart Fair à Bruxelles met en lumière la fécondité, la singularité et l’originalité des scènes artistiques de la région

BRUXELLES: Menart Fair, la foire internationale d’art et design moderne et contemporain dédiée au Moyen-Orient et à l’Afrique du nord se pose, pour sa troisième édition européenne, à Bruxelles. Et c’est dans l’architecture Art déco de la villa Empain, siège de la Fondation Boghossian elle-même engagée après des jeunes artistes, que cette nouvelle exposition a pris ses marques du 3 au 5 février.

Beyrouth-Pompeï

Une impression puissante saisit le visiteur dès l’entrée de la Fondation Boghossian – Villa Empain, avec l’installation The Great Design Disaster, un studio de design créé à Milan (2019) par le tandem Gregory Gatseleria et Joy Herro. « Une scène de table dévastée par une catastrophe, une nature morte qui nous transporterait à Pompeï, si elle n’évoquait l’explosion funeste du port de Beyrouth, le 4 août 2020. Beauté de l’instant pétrifié, temps suspendu, l’allégorie « Post-Disaster Room » a été réalisée en collaboration avec Clayper Artisan », explique le manifeste de l’exposition.

Huit céramiques d’Etel Adnan

La suite, dans la même note, frappe fort. A travers la sélection pointue des 24 galeries participantes venant de 14 pays, présentant environ 146 artistes pour plus de 250 œuvres, Menart Fair à Bruxelles met en lumière la fécondité, la singularité et l’originalité des scènes artistiques de la région. Parmi les exclusivités de cette foire d’art et de design, des gemmes comme ces huit céramiques issues de la série Olivéa, hommage à la déesse de l’olivier composée de seize peintures, l’un des derniers projets de l’artiste et poétesse libanaise Étel Adnan avant sa disparition.  Ces céramiques peintes ont été produites au Pôle Céramique Normandie et ont nécessité plusieurs mois de recherche pour la céramiste Alexandra Catelain-Orange qui a réussi à y transmettre la sensibilité d’Etel Adnan.

Intérieur de la Fondation Boghossian (Photo, Thibault de Schepper)
Intérieur de la Fondation Boghossian (Photo, Thibault de Schepper)

Une carte visuelle à couper le souffle

Autre exclusivité : La collection Cultural Narratives, imaginée par le magazine Selections, qui réunit plus de 400 œuvres au format unique de 20 x 20 cm. Pour la première fois en Europe, cette exposition présente un brillant extrait de cette idée originale.

Cette nouvelle et vaste collection d’œuvres réalisées par des talents établis et émergents de la région du MENA, offre une carte visuelle à couper le souffle du talent artistique du

Moyen-Orient, avec des créations uniques provenant d’Égypte, d’Iran, d’Irak, de Jordanie, du

Royaume d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Liban, du Maroc, de la Palestine, du Soudan, de

Syrie, de Tunisie et des Émirats Arabes Unis.

En parcourant ce monde, l’exposition met en lumière la scène artistique prolifique de cette région, tout en transmettant le caractère unique de chaque pays représenté. Les artistes établis, à mi-carrière et émergents des pays susmentionnés ont été sélectionnés avec le plus grand soin par Selections.

Présence des femmes

Signalons aussi la présence de 42% d’artistes femmes dans cette exposition, soit 84 artistes de 24 galeries. Pour la fondatrice de Menart Fair, Laure d’Hauteville, et la directriece Joanna Chevalier, il ne s’agit pas d’un parti pris mais d’un simple fait, « plutôt inattendu ». « La place de l’artiste femme en Afrique du Nord, au Proche-Orient, dans le Golfe ou en Iran, n’est ni simple à caractériser, ni semblable partout : elle varie d’un point à l’autre de ce continent transversal, d’une décennie à l’autre, selon la longitude et l’histoire locale, la proximité avec l’Orient ou l’Occident, le radicalisme politico-religieux ou la tolérance », estiment-elles.

Joanna Chevalier, directrice artistique (à gauche) et  Laure d'Hauteville, fondatrice et directrice de Menart fair (photo, JulesMonnier)
Joanna Chevalier, directrice artistique (à gauche) et  Laure d'Hauteville, fondatrice et directrice de Menart fair (photo, JulesMonnier)

Menart Fair, une aventure commencée par Laure d’Hauteville en 2010

 Laure d’Hauteville est conseillère artistique auprès de collectionneurs, galeries et artistes.

Ancienne journaliste culturelle, elle est active depuis 1991 sur la scène artistique entre la

France et le Moyen-Orient. En 1998, elle fonde Artuel à Beyrouth, premier salon international d’art moderne & contemporain de la région qu’elle animera et commissionnera jusqu’en 2005. Parallèlement, elle crée Jabal, dédié à la reconnaissance et à la valorisation des jeunes artistes émergeants au Liban.

En 2007 et 2008, elle installe la foire Artparis – Abu Dhabi. En 2010, elle crée et prend la direction de Beirut Art Fair, suivie de Singapore Art Fair en 2014. De 2012 à 2018, elle lance un Prix au Liban, pour la photographie libanaise, le Byblos Bank Award for Photography et installe de nombreux photographes sur la scène internationale.

En 2021, elle conçoit et développe à Paris Menart Fair, la première foire dédiée aux galeries présentant des artistes du Moyen-Orient & de l’Afrique du Nord (Middle East & North Africa - MENA), qu’elle décline ensuite pour d’autres capitales européennes.

En Juillet 2022, elle est commissaire pour une exposition regroupant 16 photographes de la scène contemporaine libanaise, à l’Abbaye de Jumièges, en France, en collaboration avec le département de la Seine Maritime. Au-delà de sa passion pour les arts de ces régions, son fil conducteur est la promotion du dialogue interculturel entre le Moyen-Orient et l’Occident.

Le parcours parallèle de Joanna Chevalier

Joanna Chevalier est directrice de Menart Fair et conseillère artistique spécialisée dans l’art contemporain du Moyen-Orient. Née au Liban, elle vit et travaille à Paris, France. Diplômée en science politique à l’université américaine de Paris, elle fonde en 2005 la société de production et distribution de films artistiques, TalentsVideo.

Elle produit et distribue en 2010, dix films reliant art et musique classique, projetés lors de la nuit blanche au Musée de la Chasse et de la Nature. La même année, elle assure le commissariat de l’exposition « Who are you Peter ? » à l’espace culturel Louis Vuitton.

Les années qui suivent, elle est commissaire de plusieurs expositions, dont « Heartland » au Beirut Exhibition Center, « Forms and Patterns » en collaboration avec la Beirut Design Fair à la Maison Rabih Kayrouz ou encore « La Valise d’Orphée » au musée de la Chasse et de la Nature. Elle est également commissaire de plusieurs expositions en maison de vente, dont celle organisée par Piasa Beyrouth « Michel Deverne » ; « Pierre Malbec & Mobilier et Objet

d’Art. » organisée chez Artcurial Beyrouth. Et « From Beirut Art+Design Scene » à Piasa

Paris. En 2019, elle devient la directrice artistique de la Beirut Art Fair suivi en 2021, de Menart Fair. En parallèle, elle fonde avec Hervé Mikaeloff et François Sarkozy, CMS Collection qui est à la fois une collection commune et un outil pour accompagner les créateurs qui y figurent dans leur cheminement artistique.

 


Le couturier espagnol Paco Rabanne est mort à l'âge de 88 ans en France

Portrait pris le 10 juillet 1979 montrant le couturier franco-espagnol Paco Rabanne dans son atelier de couture à Paris. (Photo d'archive, AFP)
Portrait pris le 10 juillet 1979 montrant le couturier franco-espagnol Paco Rabanne dans son atelier de couture à Paris. (Photo d'archive, AFP)
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  • Le couturier est mort dans le village de Portsall, en Bretagne, où il habitait
  • Il a commencé sa carrière en créant des accessoires, bijoux, cravates, boutons qu'il proposait à Dior, Saint-Laurent ou Cardin, avant de se lancer à son tour dans la modE

PARIS: Le couturier espagnol Paco Rabanne, aussi célèbre pour ses tenues en métal que pour ses déclarations excentriques, est décédé à l'âge de 88 ans en France, où sa famille s'était réfugiée en raison de la guerre civile espagnole.

"Avec une profonde tristesse, Puig annonce le décès de Paco Rabanne", a annoncé dans un communiqué le groupe catalan qui possède la marque portant son nom, confirmant une information du quotidien régional Le Télégramme.

Le couturier est mort dans le village de Portsall, en Bretagne, où il habitait, a précisé à l'AFP un porte-parole.

"Personnalité majeure de la mode, sa vision était audacieuse, révolutionnaire et provocatrice, véhiculée par une esthétique unique. Il restera une importante source d'inspiration pour les équipes de mode et de parfum de Puig, qui travaillent ensemble en permanence pour exprimer les codes radicalement modernes de M. Paco Rabanne", a déclaré Marc Puig, PDG du groupe, cité dans le communiqué.

Jose Manuel Albesa, président de la division beauté et mode de Puig, a pour sa part rendu hommage à l'"esprit radical et rebelle" du créateur.

«Robes improbables»

"Qui d'autre pourrait inciter les Parisiennes suivant la mode à réclamer des robes en plastique et en métal ? Qui d'autre que Paco Rabanne pourrait imaginer un parfum appelé +Calandre+ - le mot signifie +grille d'automobile+ - et en faire une icône de la féminité moderne ?", a-t-il ajouté.

Né le 18 février 1934 au Pays basque espagnol, près de San Sebastian où sa mère était première main chez Cristobal Balenciaga, Paco Rabanne -- de son vrai nom Francisco Rabaneda Cuervo -- était diplômé des Beaux-Arts de Paris, section architecture.

Son père, le général Rabaneda Postigo, qui commandait la garnison de Guernica, a été fusillé par les soldats de Franco en 1936. En 1939, la famille s'était réfugiée en France.

Il a commencé sa carrière en créant des accessoires, bijoux, cravates, boutons qu'il proposait à Dior, Saint-Laurent ou Cardin. Avant de se lancer à son tour dans la mode pour la faire vivre en adéquation avec les matières et les techniques nouvelles.

En 1966, Paco Rabanne présente sa collection composée de "12 robes importables en matériaux contemporains" dans un défilé provocateur où des mannequins noires, dansant pieds nus, défilent pour la première fois. Le succès est immédiat bien que ses premiers modèles pèsent 30 kg.

Deux ans plus tard, Jane Fonda est moulée dans son costume dans le film de science-fiction "Barbarella". Il habille également les icônes françaises Brigitte Bardot et Françoise Hardy.

En 2011, la superstar mondiale Lady Gaga fait sensation en robe en papier lune conçue par les studios de Paco Rabanne pour les MTV European Music Awards.

Tout au long de sa carrière, le couturier, qui pratiquait assidument l'ésotérisme, s'est aussi fait remarquer par nombre de déclarations excentriques et de prédictions hasardeuses.

En 1999, il avait par exemple annoncé dans l'un de ses livres la destruction de Paris par la chute de la station Mir en s'appuyant sur une lecture toute personnelle des prophéties de Nostradamus.

La même année, la maison avait cessé son activité haute couture pour se recentrer sur le prêt-à-porter.


Mohamed Alayan, la relève de l'audiovisuel et du théâtre libanais

Scène de la pièce Ana Ktir Tabi’e au Zoukak Theatre. (Photo fournie)
Scène de la pièce Ana Ktir Tabi’e au Zoukak Theatre. (Photo fournie)
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  • «Il faut avoir du talent, mais il convient surtout de savoir le développer et le faire fructifier»
  • «Nous avons des histoires à raconter qui diffère grandement de la vision souvent orientaliste des médias occidentaux.»

PARIS: Le visage de Mohamed Alayan vous dit forcément quelque chose si vous regardez actuellement Brando al-Sharek, la série à succès de la plate-forme MBC Shahid. Arab News en français s'est entretenu avec le jeune acteur libanais. 

Le travail comme fil directeur

À l'âge de 16 ans, Mohamed Alayan, accompagné de son ami Wissam et de sa camarade de classe Tania, tombe littéralement amoureux du théâtre grâce aux activités du Centre culturel russe de Beyrouth. Sous la houlette de Tarek Chouman, il apprend les rudiments de l'art dramatique. Enfant de sa génération, il se consacre également à la mode à travers de courtes vidéos sur le réseau social Instagram, mettant en ligne des sketches avec sa bande d'amis. 

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Mohamed Alayan. (Photo fournie)

Le tournant de sa carrière a été un appel de Jennifer Haddad, la directrice de casting du film Capharnaüm. Elle lui propose de tourner dans une publicité diffusée sur l’une des plus grandes chaînes libanaises, ce qu’il accepte. Peu de temps après, il est contacté pour un rôle dans la série The Fixer, diffusée sur la plate-forme MBC Shahid. «J'étais tellement reconnaissant! J'ai pu rencontrer de grands noms du cinéma, à l'instar de Badih Abou Chakra, qui m'a conseillé de m'inscrire dans des ateliers comme celui du Lebanese Film Academy», confie-t-il.

Fort de cette première expérience, Mohamed Alayan a à cœur d'améliorer son jeu d'acteur. Le travail et la motivation sont ses fils conducteurs. «J'ai comme philosophie de toujours vouloir apprendre afin d'évoluer et de m'adapter. Il faut avoir du talent, mais il faut aussi savoir le développer et le faire fructifier. Il ne s'agit pas uniquement de travailler pour l'évolution de ma carrière, mais avant tout pour m'améliorer sur le plan personnel.» 

«J'ai comme philosophie de toujours vouloir apprendre afin d'évoluer et de m'adapter.»

La volonté de laisser une marque

Aujourd’hui âgé de 23 ans, Mohamed Alayan continue d'enchaîner les expériences qui font de lui un des espoirs de l'audiovisuel et du théâtre libanais.

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Scène de la pièce Hamra 82' au Al Madina Theater. (Photo fournie)

Il a ainsi réussi à décrocher un rôle dans la série Brando al-Sharek, diffusée sur la plate-forme de films et séries MBC Shahid, qui, explique l’acteur, «est en train de faire un travail remarquable». Il ajoute: «En tant que Libanais et Arabes, nous avons des histoires à raconter qui diffèrent grandement de la vision souvent orientaliste des médias occidentaux. Nous devons mettre à l'écran des histoires réelles auxquelles nous sommes confrontés dans la vie de tous les jours.»

La série Brandon al-Sharek a une dimension théâtrale évidente et convient parfaitement à la personnalité de Mohamed Alayan. Il y joue plusieurs scènes avec George Khabbaz, géant du cinéma et du théâtre au Liban. «Lors du tournage, je me suis efforcé de rester concentré sur mon rôle. Plus tard, j'ai senti un grand degré de responsabilité tant j’ai été influencé par tous ces grands noms lors de mon enfance…» Il est très reconnaissant envers les personnes de l’ombre qui continuent à le guider dans sa carrière, notamment ses deux agents, Michella Sfeir (PromoteYourselfAgency) et Elias Samia (Local Vice), ainsi que Jennifer Haddad. 

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Mohamed Alayan, espoir de l'audiovisuel et du théâtre libanais. (Photo, Charbel Saade /agence Local Vice)

Mohamed Alayan fourmille de projets. On le retrouvera bientôt sur les planches avec Anis Nasreddine. Cette quête de perfection s’explique aussi comme une tentative pour échapper au marasme que vit actuellement le Liban.