Escroqueries à grande échelle en Arabie saoudite

Les escrocs proposent des facilités de crédit allant jusqu’à 700 %, puis ils liquident les fonds et disparaissent. (Photo Shutterstock)
Les escrocs proposent des facilités de crédit allant jusqu’à 700 %, puis ils liquident les fonds et disparaissent. (Photo Shutterstock)
Short Url
Publié le Jeudi 23 juillet 2020

Escroqueries à grande échelle en Arabie saoudite

  • Des escroqueries d’agents de change illégaux ont causé aux investisseurs saoudiens une perte de 10 milliards de dollars au cours de ces cinq dernières années
  • Les autorités saoudiennes ont mis en garde le milieu des affaires contre des sites web suspects

RIYAD : Les autorités saoudiennes ont mis en garde mardi dernier contre des escroqueries à grande échelle émanant d’agents de change non autorisés qui promettaient des opérations financières attrayantes. Ces cinq dernières années, des investisseurs saoudiens ont perdu au cours de telles opérations 38 milliards de riyals saoudiens (SAR) au total, soit 10,13 milliards de dollars.

Les escrocs proposaient des facilités de crédit allant jusqu’à 700 %, puis liquidaient leurs fonds avant de disparaître dans la nature. Le ministère du Commerce, l’Autorité des marchés financiers (CMA) et l’Autorité monétaire de l’Arabie saoudite (Sama) ont alerté le milieu des affaires à propos de sites web suspects proposant des investissements et des titres de placement très lucratifs.

« Ce problème existe depuis longtemps sous différentes formes, a affirmé à Arab News le Dr Majed Al-Hedayan, expert en affaires juridiques et commerciales à Riyad. C’est devenu “un crime social”. »

« Pour de telles compagnies, il est très facile de gagner de l’argent illégalement ! L’un de mes amis, qui est avocat, a reçu lundi un appel d’une compagnie de change et a été convaincu par leur promesse de 30 % de bénéfices. Il leur a donné 10 000 SAR avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’une fraude. Il a déposé une plainte pour récupérer son argent. »

Selon lui, les organismes gouvernementaux pourraient aider à mettre fin à ces activités de change illicites en sensibilisant l’opinion publique et en attirant l’attention sur le nombre de fraudes qui font l’objet d’une enquête ou d’une sanction. Majed Al-Hedayan précise que, de cette manière, les compagnies concernées seraient dissuadées de poursuivre leurs activités criminelles.

« Ce type de délit ne concerne pas seulement deux parties en affaires, ajoute-t-il. Il devrait être considéré comme un crime social, ce qui signifie qu’une poursuite pénale pourrait jouer un rôle préventif important. »

Le ministère, l’Autorité des marchés financiers et l’Autorité monétaire de l’Arabie saoudite ont lancé une campagne de sensibilisation pour mettre en garde les victimes potentielles contre les investissements auprès de ces compagnies ne possédant pas de licences, proposant titres de placement ou commerce de devises, y compris de change.

La campagne a prévenu que des actions en justice seront intentées contre les sites web ou les individus qui font la promotion d’une telle activité illégale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Short Url
  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Short Url
  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.