L'Arabie saoudite prête à affronter l'Argentine et Messi

Les joueurs de l'équipe saoudienne s'entraînent sur le terrain de Sealine, au sud de Doha, le 21 novembre 2022. (AFP)
Les joueurs de l'équipe saoudienne s'entraînent sur le terrain de Sealine, au sud de Doha, le 21 novembre 2022. (AFP)
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Publié le Mardi 22 novembre 2022

L'Arabie saoudite prête à affronter l'Argentine et Messi

  • L'équipe d'Hervé Renard est bien établie, organisée et ne concède pas de buts; elle ne doit pas répéter les erreurs commises par le Qatar lors du match d'ouverture de la Coupe du monde
  • Sur les cinq matchs d'ouverture de la Coupe du monde auxquels elle a participé, l'Arabie saoudite en a perdu quatre. Elle entame la Coupe du monde 2022 par un match qui pourrait s'avérer le plus difficile de tous

RIYAD : Ce mardi, l'Arabie saoudite participera à la Coupe du monde pour la sixième fois. Le match s'annonce sans doute le plus difficile de l'Histoire de l'équipe.

Peu de gens pensent que l'Arabie saoudite pourra gagner trois points en affrontant l'Argentine, une équipe qui a de réelles chances de décrocher le trophée le mois prochain. Cependant, pour Hervé Renard et ses joueurs, c'est l'occasion de montrer que les Faucons verts ont fait un grand progrès depuis leur défaite contre la Russie à Moscou (5-0) en 2018.

Une atmosphère de carnaval flottait ce jour-là dans le stade Loujniki. Les hôtes s'apprêtaient à faire la fête. Les sourires et le soleil brillaient avant et après le coup d'envoi. Les Russes ont décroché la victoire dont ils rêvaient. Si le score a été cruel pour l'Arabie saoudite, il ne faut pas oublier que la journée avait été éprouvante. L'humiliation infligée par l'Allemagne en 2002 (8-0) l'était tout autant.

Sur les cinq matchs d'ouverture de la Coupe du monde auxquels elle a participé, l'Arabie saoudite en a perdu quatre. Elle entame la Coupe du monde 2022 par un match qui pourrait s'avérer le plus difficile de tous.

Mais l'Arabie saoudite qui participe à la Coupe du monde cette année est bien différente de celle qui a joué dans la capitale russe. Cela fait plus de trois ans que M. Renard dirige l'équipe. Des évolutions notables ont été constatées depuis.

«On sent désormais que nous nous connaissons depuis des années», déclare l'entraîneur français. «Le football, c'est ça: quand on gagne, on est heureux. Toutefois, nous devons être prêts à faire face à des épreuves plus difficiles. Les défaites risquent de se succéder, il faut donc se montrer psychologiquement solide.»

Dimanche, le Qatar a essuyé une défaite 2-0 contre l'Équateur. Sa performance quelque peu décevante prouve qu'il ne suffit pas toujours que les joueurs se connaissent et passent du temps ensemble. Les hôtes n'ont pas joué de manière compétitive. Cependant, l'impressionnante campagne de qualification de l'équipe saoudienne pourrait lui être favorable.

Côté défense, l'Arabie saoudite se montre de plus en plus hermétique. En dix-huit matchs de qualification, dix buts seulement ont été marqués contre l'Arabie saoudite. En dix matchs amicaux, la ligne arrière n'a été percée que quatre fois. Le pays sud-américain exercera toutefois une forte pression sur ses adversaires. Une confrontation qui s'annonce des plus difficiles.

Abdelelah al-Malki et Mohammed Kanno (milieux de terrain) devront jouer le match de leur vie pour protéger les quatre défenseurs et ouvrir la voie aux défenseurs qui subissent moins de pression. Les deux joueurs, qui reviennent d'une longue blessure, ont affiché de belles performances lors de leurs derniers matchs.

Les leçons tirées du match d'ouverture du Qatar ne passeront pas inaperçues. Les Marrons (l’équipe qatarie est vêtue en marron) ont peiné dès le coup d'envoi. Ils ont été chanceux que l'Arbitre assistant vidéo (VAR) annule un but à la troisième minute. Quant à l’équipe saoudienne, elle s’est perfectionnée dans ce domaine et elle affrontera la Pologne samedi. L'Argentine, de son côté, dispose de joueurs capables d’effectuer de longues passes dangereuses.

Chose curieuse, le Qatar a été passif au niveau du jeu d'équipe et du jeu individuel dans le match le plus important de sa vie. L'Équateur a ainsi pu dominer le jeu physiquement et tactiquement. La performance de Saad al-Sheeb a été médiocre. Lorsque le gardien de but commet des erreurs telles que les siennes, l'équipe se retrouve impuissante. Le joueur saoudien qui porte le numéro un, en l'occurrence Mohammed al-Owais, est prêt à relever le défi.

En bref, le Qatar a perdu les pédales contrairement à l'Équateur. Cette équipe vient de se qualifier parmi les meilleures équipes d'Amérique du Sud et elle compte dans ses rangs des éléments qui jouent dans les grands championnats européens. L'Arabie saoudite ne s'inspirera pas de l'exemple donné par son voisin arabe. Des joueurs comme Salmane al-Faraj, Salem al-Dawsari et bien d'autres encore doivent s'imposer, car ils possèdent l'expérience des finales de la Coupe du monde et ils ont remporté des titres en Asie. Ce sont des joueurs expérimentés qui ont l'expérience des grands matchs. Le match le plus important aura lieu ce mardi.

La réputation de l'Argentine est bien établie. Lionel Messi participe pour la dernière fois à la Coupe du monde. Le fait de remporter la Copa América, sa première grande victoire avec son pays, a également allégé la pression sur ce joueur qui compte parmi les meilleurs au monde. Avec Angel Di Maria à l'attaque, la défense saoudienne sera confrontée à un mélange explosif de joueurs jeunes et de joueurs chevronnés. L'équipe sud-américaine ne semble pas préoccupée par cette confrontation. Elle a l'impression d'être une véritable équipe. Sur ce point au moins, l'Arabie saoudite peut tout à fait rivaliser avec les champions du monde à deux reprises.

Une lourde défaite lors du match d'ouverture risque de clore le tournoi avant même qu'il n'ait commencé. En 2018, l'équipe a réalisé des performances impressionnantes en Russie à la suite de son revers en début de tournoi. Elle a perdu 1-0 contre l'Uruguay et elle a gagné contre l'Égypte. Ces résultats n'ont toutefois pas été suffisants. Un bon départ cette année pourrait entraîner un meilleur résultat.

Il n'y a aucune pression sur l'Arabie saoudite pour qu'elle batte l'Argentine ou même fasse match nul. Ses fans souhaitent simplement assister à un match compétitif au cours duquel leur équipe donnera du fil à retordre à l'un des géants du football. Les millions de personnes dans le monde qui s'attendent à une victoire facile de l'équipe favorite devraient donc se raviser.

L'objectif est de pouvoir regarder en arrière sans regret et ensuite tout peut arriver.

«En football, il n'y a pas de limites», indique Hervé Renard. «Vous devez créer votre propre chance, tout donner sur la pelouse, vous préparer pour donner le meilleur de vous-même et éviter les erreurs. Si vous faites tout ça, vous pouvez alors rêver.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Iran: Trump maintient que le cessez-le-feu est en vigueur malgré des échanges de frappes

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre. (AFP)
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  • Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
  • "Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur

WASHINGTON: Donald Trump a maintenu jeudi que le cessez-le-feu tenait toujours, alors que Téhéran accuse Washington de l'avoir violé et que les hostilités reprennent dans le Golfe.

Les Etats-Unis ont dit avoir "ciblé des installations militaires iraniennes" jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz.

"Ils ont joué avec nous aujourd'hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J'appelle ça une broutille", a déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui le cessez-le-feu était toujours en vigueur.

Ces tirs échangés fragilisent la trêve en place depuis le 8 avril, soit près d'un mois, au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.

Et vendredi matin, la défense aérienne des Emirats arabes unis est en action face à des drones et missiles tirés, selon leur ministère de la Défense, depuis l'Iran.

Téhéran n'a pas réagi dans l'immédiat à cette information. Il avait démenti "catégoriquement" plus tôt cette semaine tout rôle dans des attaques ces derniers jours rapportées par le pays du Golfe.

Donald Trump a appelé l'Iran à signer un accord "RAPIDEMENT" dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, sous peine d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir".

"Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et riposté avec des frappes défensives" après que trois de leurs destroyers lance-missiles ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz vers le golfe d'Oman par des "missiles, drones et petits bateaux" iraniens, a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.

Elles ont "neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance", a-t-il ajouté.

"Aucun navire américain n'a été touché", a précisé l'armée américaine.

"Cessez-le-feu durable" 

Le commandement militaire iranien a accusé Washington d'avoir violé le cessez-le-feu en prenant pour "cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes, ainsi qu'un autre bateau", dans un communiqué cité par la télévision d'Etat.

Il a ajouté avoir "immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, leur infligeant des dommages importants".

La télévision iranienne avait rapporté un peu plus tôt des explosions entendues dans un port de l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz.

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

"Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable", a déclaré jeudi dans un discours télévisé le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est "resté en contact permanent avec l'Iran et les Etats-Unis, jour et nuit".

En l'absence de percée dans les tractations, les cours du pétrole ont modérément baissé jeudi et remontent légèrement vendredi matin. Le baril de Brent, la référence mondiale, s'échangeait au-dessus de 101 dollars vers 03H20 GMT.

Donald Trump avait jugé mercredi "très possible" un accord de paix avec la République islamique en évoquant de "très bonnes discussions dans les dernières 24 heures", même s'il avait de nouveau agité en parallèle la menace d'une reprise des bombardements.

Négociations 

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord", la suspension de l'opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz.

Si l'Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa "reddition", il s'est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant mercredi que son pays "examinait toujours le plan et la proposition américaine" et "communiquera(it) sa position à la partie pakistanaise, une fois arrêtée".

Jusque-là, la seule session de négociations, qui s'est tenue il y a bientôt un mois à Islamabad, n'a pas abouti.

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, quelque 1.500 navires et environ 20.000 membres d'équipage restent "piégés", selon le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), une agence de l'ONU.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

Rencontre Israël-Liban 

Sur le front libanais du conflit, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban vont se tenir à Washington les 14 et 15 mai, en dépit d'un cessez-le-feu fragilisé par la poursuite des hostilités entre le Hezbollah et l'armée israélienne, a indiqué jeudi la diplomatie américaine.

Deux premières séances de négociations directes dans la capitale américaine entre ambassadeurs israélien et libanais avaient eu lieu les 14 et 23 avril.

Les deux pays sont officiellement en état de guerre depuis 1948 et les sessions d'avril étaient les premières du genre en 33 ans.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre éventuelle avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Malgré la trêve, des combats se poursuivent au Liban. Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts, dont deux enfants, jeudi dans le sud du pays, selon le ministère de la Santé.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à Téhéran, revendique lui des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie. (AFP)
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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


L'armée américaine dit avoir «neutralisé» un pétrolier ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens

Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
Un F/A-18 Super Hornet américain, décollé de l'USS Abraham Lincoln, a endommagé le gouvernail d'un navire battant pavillon iranien dans le golfe d'Oman. (US Navy/AFP)
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  • Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti
  • Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mercredi avoir tiré sur un pétrolier battant pavillon iranien ayant tenté de forcer le blocus des ports iraniens imposé par Washington pour en "neutraliser le gouvernail".

"Les forces américaines opérant dans le Golfe ont fait respecter les mesures de blocus en neutralisant un pétrolier battant pavillon iranien sans cargaison qui tentait de naviguer vers un port iranien mercredi, à 9H00 heure de Washington", écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"Après que l'équipage du Hasna n'a pas obtempéré aux avertissements répétés, les forces américaines ont neutralisé le gouvernail du pétrolier en tirant plusieurs salves" depuis un avion lancé depuis le porte-avions Abraham Lincoln, déployé dans la région, a-t-il ajouté, précisant que "le Hasna ne fait plus route vers l'Iran".

Il s'agit de la deuxième fois que les Etats-Unis interviennent pour neutraliser un navire iranien ne se pliant pas au blocus qu'ils ont mis en place le 13 avril, après qu'un premier round de négociations avec Téhéran n'a pas abouti.

Le 19 avril, les forces américaines, depuis un destroyer cette fois, avaient ciblé la salle des machines du Touska après avoir ordonné à l'équipage de l'évacuer, neutralisant ainsi le bateau.

Si le blocus des ports iraniens se poursuit, Donald Trump a annoncé mardi la suspension de l'opération américaine "Projet Liberté", lancée juste 48 heures plus tôt pour permettre à des centaines de navires coincés dans le Golfe de franchir le détroit d'Ormuz, "compte tenu des grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens".

Mais le président américain a augmenté la pression sur l'Iran mercredi en menaçant de bombarder le pays avec une "intensité bien plus forte qu'avant" si ses dirigeants ne concluaient pas d'accord avec Washington.