Un manager de supermarché abat six personnes dans l'est des Etats-Unis

Sur cette photo d'archive prise le 15 août 2022, le logo Walmart est vu à l'extérieur d'un magasin Walmart à Burbank, en Californie. Un homme armé a tiré et tué plusieurs personnes dans un magasin Walmart le 22 novembre 2022 dans l'État américain de Virginie, ont déclaré les autorités municipales, ajoutant que le tireur est également mort (Photo, AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 15 août 2022, le logo Walmart est vu à l'extérieur d'un magasin Walmart à Burbank, en Californie. Un homme armé a tiré et tué plusieurs personnes dans un magasin Walmart le 22 novembre 2022 dans l'État américain de Virginie, ont déclaré les autorités municipales, ajoutant que le tireur est également mort (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 24 novembre 2022

Un manager de supermarché abat six personnes dans l'est des Etats-Unis

  • Le tireur, identifié comme Andre Bing, 31 ans, était armé d'un pistolet et avait en sa possession plusieurs chargeurs, a indiqué la municipalité de Chesapeake en Virginie, où ont eu lieu les faits
  • Selon les autorités, le tireur a tué deux personnes dans la salle de repos et s'y est suicidé

CHESAPEAKE: À la veille de la grande fête familiale de Thanksgiving, un manager d'un supermarché Walmart de l'est des Etats-Unis a abattu six personnes mardi soir avant de se suicider sur les lieux, a indiqué mercredi la police.

Le tireur, identifié comme Andre Bing, 31 ans, était armé d'un pistolet et avait en sa possession plusieurs chargeurs, a indiqué la municipalité de Chesapeake en Virginie, où ont eu lieu les faits.

Il occupait le poste "de chef d'équipe de nuit et il travaillait avec nous depuis 2010", a précisé Walmart, géant de la grande distribution dans un communiqué.

La police a perquisitionné mercredi le domicile du suspect afin notamment d'identifier le mobile de la tuerie qui n'est toujours pas connu.

"J'ai levé les yeux et mon manager a ouvert la porte (de la salle de repos des employés du supermarché, ndlr) et a simplement commencé à tirer", a raconté Briana Tyler à la chaîne ABC.

"Il n'a rien dit, rien dit du tout", a-t-elle ajouté.

Selon les autorités, le tireur a tué deux personnes dans la salle de repos et s'y est suicidé. Une autre victime a été découverte "vers l'avant du magasin" et trois autres "ont été transportées dans des hôpitaux des environs mais ont succombé à leurs blessures".

La plus jeune des victimes fauchées par les balles avait 16 ans, ont précisé les autorités.

Quatre personnes étaient hospitalisées mercredi, a spécifié la police dans la matinée.

«Chaises vides»

Devant le magasin, où s'activaient mercredi une quinzaine d'enquêteurs dont certains agents de la police fédérale, se dresse désormais un mémorial improvisé de fleurs et de bougies en l'honneur des victimes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Susan Neal Matousek s'y est rendue pour "présenter ses condoléances".

"Je ne peux pas m'imaginer perdre quelqu'un juste avant Thanksgiving", a déclaré cette enseignante à la retraite de 57 ans.

Le président Joe Biden a déploré un "acte horrible et insensé de violence" à la veille de Thanksgiving, "l'une des fêtes que nous chérissons le plus et qui nous rassemble en tant qu'Américains et que familles".

"Encore davantage de tables à travers le pays auront des chaises qui resteront vides ce Thanksgiving", a-t-il regretté dans un communiqué.

Les forces de l'ordre ont reçu un premier appel d'urgence à 22H12 mardi soir et de premiers policiers ont pénétré quatre minutes plus tard dans le magasin Walmart de cette ville située à 240 km au sud de la capitale Washington, a détaillé Mark Solesky, chef de la police de Chesapeake.

«Choqués»

Une cinquantaine de clients se trouvaient dans le magasin lorsque la fusillade a éclaté, selon un communiqué de la police de Chesapeake.

"Nous sommes choqués par cet événement tragique", a tweeté mercredi Walmart.

"Nous pleurons avec la communauté de Chesapeake ce matin", a déclaré de son côté le gouverneur de Virginie, Glenn Youngkin.

Le sénateur de Virginie au Congrès Mark Warner a également réagi en affirmant que son coeur était "toujours avec Chesapeake, avec Charlottesville, avec Colorado Springs, avec Uvalde", où une fusillade dans une école texane en mai avait fait 21 morts dont 19 enfants. L'élu démocrate a appelé en outre à "des lois supplémentaires sur la sécurité autour des armes à feu".

Le phénomène des fusillades commises par un employé sur son lieu de travail n'est pas nouveau aux Etats-Unis. Des années 1970 à 1990, des employés ou d'anciens employés avaient fait une quarantaine de morts dans une série d'attaques contre les services postaux, si bien que les Américains ont inventé la formule "going postal" (devenir timbré) pour décrire les accès de violence dans le milieu du travail.

Selon le site Gun Violence Archive, plus de 600 fusillades de masse (au moins quatre personnes tuées ou blessées), ont eu lieu aux Etats-Unis depuis le début de l'année en cours.

Et les supermarchés sont particulièrement touchés. Une étude de l'organisation Guns Down America, basée sur les chiffres de la Gun Violence Archive entre janvier 2020 et mai 2022, a conclu que les grandes chaînes de supermarchés voyaient des tirs se produire en moyenne quatre fois par semaine dans leurs magasins.

La question du durcissement du cadre légal autour des armes à feu reste toutefois politiquement ultra-sensible et le Congrès ne parvient pas à s'entendre dans ce domaine.


Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
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  • Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont classé les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste suite à la répression sanglante des manifestations en Iran
  • L’UE a également sanctionné 21 responsables iraniens, avec interdiction d’entrée sur le territoire et gel de leurs avoirs

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

"+Terroriste+, c'est bien ainsi que l'on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang", a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Ces derniers ont donné leur feu vert à l'inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l'UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie.

La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.

Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE.

Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.


Trump dit qu'il "semble" que le Hamas va se désarmer

Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme que le Hamas « semble » prêt à se désarmer, une étape clé de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza
  • La deuxième phase de la trêve prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif israélien et le déploiement d’une force internationale

WASHINGTON : Donald Trump a dit jeudi qu'il "semblait" que le mouvement palestinien Hamas allait "se désarmer", ce qui est l'une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

"Beaucoup de gens disent qu'ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu'ils vont se désarmer", a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Il a également relevé que le Hamas "nous a aidé avec les corps, leur rapatriement et sa famille est très reconnaissante", faisant référence au rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui Israël a rendu hommage mercredi lors de funérailles nationales.

Pour sa part, l'émissaire spécial Steve Witkoff s'est félicité que "nous ayons chassé les terroristes de là-bas et ils vont se démilitariser".

"Ils le feront parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils vont abandonner. Ils vont abandonner les AK-47", a-t-il ajouté.

La veille, le Hamas s'était dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible.

Aux termes du plan du président américain pour mettre fin à la guerre de Gaza, un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) doit administrer provisoirement le territoire palestinien sous la houlette du "Conseil de paix" présidé par M. Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.


Ethiopie: combats entre armée fédérale et forces tigréennes, vols supendus vers le Tigré

Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie. (AFP)
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  • De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar
  • Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés

ADDIS ABEBA: Des combats, selon des sources concordantes, ont opposé ces derniers jours les troupes fédérales à des forces tigréennes et les vols à destination du Tigré ont été suspendus, une première très inquiétante depuis la fin d'une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord de l'Ethiopie.

De premiers affrontements directs entre armée fédérale et forces tigréennes avaient eu lieu en novembre 2025 dans la région voisine de l'Afar. Des tirs d'armes lourdes et des frappes de drones avaient notamment été dénoncés.

Ces tensions font planer le risque d'une reprise d'un conflit après la sanglante guerre qui a opposé entre novembre 2020 et novembre 2022 l'armée éthiopienne aux forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Au moins 600.000 personnes étaient mortes, selon l'Union africaine, des estimations que plusieurs experts pensent sous-estimées.

Ces derniers jours, des combats se sont tenus à Tsemlet (ouest du Tigré), une zone revendiquée par des forces de la région voisine de l'Amhara, ont déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des sources diplomatique et sécuritaire en poste en Ethiopie.

"Raisons opérationnelles" 

A Tsemlet, face aux forces tigréennes, "ce sont les ENDF (armée éthiopienne, NDLR) avec des milices amharas", a déclaré la source diplomatique, sous couvert d'anonymat. Des affrontements se sont tenus "ces derniers jours", mais "aujourd'hui on ne sait pas encore" s'il se poursuivent, a-t-elle ajouté, sans plus de détails.

Les combats ont été confirmés par une source locale au Tigré, qui a également requis l'anonymat.

"La situation semble dégénérer", a corroboré la source sécuritaire, se montrant "dubitative sur la capacité des TDF (l'armée tigréenne, NDLR), à récupérer par la force Tselemt".

Le porte-parole de l'armée fédérale et des membres du TPLF n'ont pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les liaisons aériennes vers le Tigré d'Ethiopian Airlines, compagnie publique et seule à desservir cette région, ont été suspendues, ont également affirmé les sources diplomatique et sécuritaire.

Les vols, tout comme les services de télécommunications et bancaires, avaient été complètement suspendus durant la guerre, avant de reprendre à la suite de l'accord de paix conclu à Pretoria fin 2022. Leur suspension est une première depuis l'accord de paix.

Selon deux responsables d'Ethiopian Airlines, qui ont requis l'anonymat, les vols ont été interrompus pour "raisons opérationnelles", sans donner plus de détails.

L'un d'eux a toutefois déclaré "suspecter" que l'arrêt pour l'instant temporaire du trafic soit lié "aux tensions politiques" entre les autorités fédérales et l'administration au Tigré.

"Escalade militaire" 

Selon un journaliste à Mekele, joint au téléphone par l'AFP et qui a lui aussi requis l'anonymat, une "anxiété croissante" se ressent dans cette ville, capitale du Tigré.

Depuis plusieurs mois, la situation est tendue dans le nord de l'Ethiopie. Des forces amhara et érythréennes sont toujours présentes dans la région, en violation de l'accord de paix de Pretoria - auquel elles n'ont pas participé - qui prévoyait leur retrait.

Début 2025, le chef de l'administration intérimaire au Tigré, institution mise en place par Addis Abeba, avait été contraint de fuir Mekele, la capitale régionale, en raison de divisions croissantes au sein du TPLF.

Ce parti qui a dominé l'Ethiopie pendant presque trois décennies avant de se retrouver marginalisé après l'arrivée au pouvoir en 2018 du Premier ministre Abiy Ahmed et d'être aujourd'hui radié, est accusé par les autorités fédérales de s'être rapproché de l'Erythrée voisine.

Les relations entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique, qui s'étaient réchauffées durant la guerre du Tigré, lorsque les troupes érythréennes avaient appuyé les forces fédérales éthiopiennes, sont de nouveau acrimonieuses, nourries de discours belliqueux, faisant planer le risque d'un nouveau conflit.

Pour Kjetil Tronvoll, professeur à Oslo New University College et spécialiste de la zone, cette confrontation entre forces fédérales et tigréennes "n'est pas surprenante". "Le risque d'une escalade militaire est grave, et il est possible que des forces non éthiopiennes viennent appuyer les forces tigréennes", a-t-il confié à l'AFP.