Au Mondial, la fête et des chants pour honorer la mémoire de Maradona

Plus de 30 000 Argentins ont fait le voyage au Qatar pour le Mondial et si beaucoup vouent un culte à Messi, le nom de Maradona porte encore un pouvoir quasi-mystique. (Photo, AFP)
Plus de 30 000 Argentins ont fait le voyage au Qatar pour le Mondial et si beaucoup vouent un culte à Messi, le nom de Maradona porte encore un pouvoir quasi-mystique. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 24 novembre 2022

Au Mondial, la fête et des chants pour honorer la mémoire de Maradona

Plus de 30 000 Argentins ont fait le voyage au Qatar pour le Mondial et si beaucoup vouent un culte à Messi, le nom de Maradona porte encore un pouvoir quasi-mystique. (Photo, AFP)
  • Comme beaucoup d'Argentins, Javier Maluf ne s'est jamais remis de la mort de Maradona, terrassé par une crise cardiaque à l'âge de 60 ans le 25 novembre 2020
  • De nombreux supporters ont effectué un pèlerinage au stade Khalifa de Doha, où une fresque murale géante honore Maradona

DOHA: Pour célébrer le deuxième anniversaire de la mort de Diego Maradona, Javier Maluf portera vendredi un maillot porté par son idole. D'autres supporters argentins présents en nombre au Qatar pour le Mondial ont prévu d'honorer la mémoire de leur légende en fanfare.

Ils devraient également prier les Dieux du football que le champion du monde 1986 inspire son héritier Lionel Messi et la sélection albiceleste, battue mardi par l'Arabie saoudite (2-1), dans un match déjà couperet contre le Mexique samedi.

Comme beaucoup d'Argentins, Javier Maluf ne s'est jamais remis de la mort de Maradona, terrassé par une crise cardiaque à l'âge de 60 ans le 25 novembre 2020. Le maillot porté par le N.10 dans un match amical contre l’Angleterre à Wembley en 1980 est la pièce maîtresse d'une collection d'un millier de maillots de matches, dont il estime la valeur marchande à un million de dollars.

"Je le porterai en signe de respect", explique-t-il dans sa maison de Doha, où il conserve sa collection et d'autres objets souvenirs.

"Nous connaissons tous son histoire mais aussi son impact sur le jeu," ajoute-t-il.

Ce collectionneur âgé de 56 ans possède également le maillot ensanglanté porté par Mario Kempes contre la France au Mondial-1978.

Et aussi un maillot de River Plate endossé en 1931 par Carlos Peucelle, qui avait joué la première Coupe du monde un an plus tôt.

Dans le monde des collectionneurs, les objets entourant Maradona sont très recherchés.

En mai, le maillot porté par l'attaquant lorsqu'il a inscrit son but mythique au Mondial-1986 à l'aide de "la main de Dieu" contre l'Angleterre s'est vendu aux enchères pour 9,3 millions de dollars. Le ballon du but s'est lui envolé à deux millions de dollars à la mi-novembre.

Le maillot de ce quart de finale entré dans l'Histoire est exposé au musée olympique et des Sports du Qatar, mais Javier Maluf, comme d'autres fans, estime qu'il appartient à l'Argentine.

"Ce serait bien s'il allait un jour en Argentine, pour que le public le voit et ressente son importance", explique-t-il.

Plus de 30 000 Argentins ont fait le voyage au Qatar pour le Mondial et si beaucoup vouent un culte à Messi, le nom de Maradona porte encore un pouvoir quasi-mystique.

Pèlerinage 

De nombreux supporters ont effectué un pèlerinage au stade Khalifa de Doha, où une fresque murale géante honore Maradona.

Pour le premier match de l'Albiceleste et la défaite choc face à l'Arabie saoudite, des spectateurs portaient masques, banderoles et maillots à l'effigie de Maradona.

Et de multiples hommages bruyants à sa mémoire sont prévus vendredi.

Un groupe prévoit un défilé au FanFest Maradona à l'aéroport international de Doha. La principale attraction est un hologramme du "Pibe de Oro" et un "avion hommage" avec des images de Maradona. Elles doivent être mises aux enchères et une partie des recettes sera reversée à des associations caritatives.

Diego et Churi Veliz ont assisté au match contre les Saoudiens et portaient une coiffe traditionnelle imprimée d'une image de Maradona chevauchant un chameau. Ils ont pris de nombreux selfies avec d'autres supportes arabes.

Gonzalo, âgé de 32 ans et avocat à Buenos Aires, se rappelle du choc de l'annonce de la mort du génie maudit.

"J'étais à la plage, ma petite amie me l'a annoncée et je lui ai dis de prendre ses affaires, que nous rentrions à Buenos Aires" où des milliers de personnes attendaient déjà devant la maison de Maradona, raconte-t-il.

Lundi, Claudio brandissait un drapeau de Maradona et Messi. Il servira encore contre le Mexique samedi.

Laura Valero, qui a emprunté 8 000 dollars pour venir au Qatar, portera un maillot de Maradona "parce qu'il faut croire en quelque chose", dit-elle à propos du sinistre anniversaire et du match à ne pas perdre.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.