Selon une enquête de la BBC, les secours français ne sont pas venus pas en aide à un bateau de migrants en détresse

Embarcation endommagée sur la côte nord de la France à partir de laquelle sont partis des migrants afin de traverser la Manche sur des bateaux pneumatiques en vue de rejoindre l’Angleterre. (AFP)
Embarcation endommagée sur la côte nord de la France à partir de laquelle sont partis des migrants afin de traverser la Manche sur des bateaux pneumatiques en vue de rejoindre l’Angleterre. (AFP)
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Publié le Vendredi 25 novembre 2022

Selon une enquête de la BBC, les secours français ne sont pas venus pas en aide à un bateau de migrants en détresse

  • Les opérateurs français ont envoyé les renseignements aux gardes-côtes britanniques de Douvres vingt minutes plus tard et ils ont indiqué que le navire se trouvait désormais dans leurs eaux
  • Dans une conversation enregistrée la nuit, on entend une opératrice ridiculiser la personne qui l’a appelée après l’interruption de la conversation

​​​​​​LONDRES: Selon une enquête de la BBC, de plus en plus d’éléments montrent que les services de secours français ont fait preuve de négligence en répondant à l’appel d’un bateau de migrants qui a coulé dans la Manche en novembre dernier, entraînant la mort de trente et un passagers.

C’est le 24 novembre dernier que les gardes-côtes français du cap Gris-Nez ont reçu le premier appel du bateau de migrants, selon des documents consultés par la BBC.

Les passagers ont été invités à partager leur emplacement à partir de leurs téléphones portables. Quinze minutes plus tard, le bateau en détresse a été localisé à plus de 800 mètres à l’intérieur des eaux françaises, rapporte la BBC.

Les opérateurs français ont envoyé les renseignements aux gardes-côtes britanniques de Douvres vingt minutes plus tard et ils ont indiqué que le navire se trouvait désormais dans leurs eaux.

Douvres a répondu peu de temps après, déclarant que les signaux téléphoniques sur le bateau semblaient le positionner dans les eaux françaises.

La BBC déclare que les transcriptions des appels d’urgence passés aux gardes-côtes français suggèrent que les opérateurs ont insisté pour que les passagers appellent le Royaume-Uni pour obtenir de l’aide pendant plus de deux heures, même après qu’une patrouille française a signalé que le navire se trouvait toujours dans les eaux françaises.

Un rapport d’enquête de la police française, envoyé au journal Le Monde, signale que les autorités britanniques ont dépêché un navire de sauvetage sur les lieux. Elles ont également demandé à la France d’envoyer son patrouilleur, le Flamant, puisqu’il était plus proche.

Le Flamant n’a jamais été envoyé, soutient le rapport de police.

Cependant, les transcriptions des appels révèlent que les opérateurs français ont continué d’informer les passagers accrochés au bateau en détresse que l’aide était en route, alors que des cris étaient perceptibles en arrière-plan, rapporte la BBC.

Dans une conversation enregistrée la nuit, on entend une opératrice ridiculiser la personne qui l’a appelée après l’interruption de la conversation. «Tu n’entends pas, tu ne seras pas sauvé», ou encore «J’ai les pieds dans l’eau… Bah, je ne t’ai pas demandé de partir», déclare l’opératrice.

Les documents consultés par la BBC laissent entendre par ailleurs que les opérateurs ont repoussé, après avoir proposé leur aide, un autre bateau qui a failli chavirer cette nuit-là. 

Seuls deux passagers ont survécu à l’accident et ont finalement été secourus par un bateau de pêche le lendemain, affirme la BBC.

«Si ces personnes se trouvaient dans les eaux françaises et s’il y a eu négligence ou erreur à un moment donné, il y aura des sanctions», a déclaré au Parlement le secrétaire d’État français chargé de la mer, Hervé Berville.

Ce dernier a refusé la demande d’entretien de la BBC.

La branche britannique d’examen des accidents maritimes dirige actuellement l’enquête sur la tragédie.

Entre-temps, des sources au sein de la justice française ont informé la BBC qu’elles envisageaient de lancer une enquête sur le rôle des services de secours français.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.

 


Incendies: Engie va consacrer 25 millions d'euros à la reconstruction des forêts

Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
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  • Engie consacrera 25 millions d’euros à la restauration durable des forêts françaises touchées par les incendies
  • Le groupe vise à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes face au changement climatique

PARIS: Le groupe énergétique français Engie va verser 25 millions d'euros pour participer à "la reconstruction et la régénération durable des forêts détruites", a-t-il annoncé mardi, mettant en avant le "choc humain, environnemental et économique" des incendies, notamment en Gironde et à Fontainebleau.

"Cette contribution permettra d'accompagner les efforts de reconstitution des espaces forestiers détruits et de soutenir les initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes naturels face aux effets du changement climatique", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Cela implique notamment de réfléchir aux essences les plus adaptées, à la préservation de la biodiversité, à la restauration de zones humides, aux conditions d'accès pour les services de secours ainsi qu'à la protection et au retour de la faune sauvage", ajoute Engie, soulignant que ces incendies avaient atteint "une part du patrimoine naturel français".

Les incendies ont déjà parcouru plus de 116.000 hectares en France cette année, un record, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont une part importante par le "mégafeu" qui sévit depuis plusieurs jours en Gironde.

Les efforts de reboisement s'annoncent très coûteux: chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5.000 et 10.000 euros, selon le ministère de la Transition écologique. La ministre Monique Barbut a rappelé mardi dernier que l’État augmenterait de 20 millions d'euros les fonds alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026.

Le groupe énergétique affirme qu'il va "se rapprocher des autorités publiques, des collectivités territoriales, des acteurs de la filière forestière et du monde de la recherche afin de déployer concrètement ce soutien" et qu'il s'inscrit "dans le cadre du plan +France Forêt 2100+".

Quelques initiatives de la part des entreprises ont eu lieu depuis le début de la saison des incendies, à l'instar de Carrefour qui a promis de donner environ 8 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène, de Lidl qui a indiqué en livrer 3 tonnes, de la Macif qui a annoncé un fonds d'un million d'euros pour ses sociétaires et des actions de solidarité, et du Crédit Agricole qui a prévu notamment un fonds d'urgence de deux millions d'euros à destination des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).