Manifestations de motards pour dire « non au contrôle technique»

Les motards s'immobilisent alors qu'ils bloquent le périphérique lors d'une manifestation à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Les motards s'immobilisent alors qu'ils bloquent le périphérique lors d'une manifestation à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Samedi 26 novembre 2022

Manifestations de motards pour dire « non au contrôle technique»

  • Ils étaient 1 400 à Lyon, 900 à Toulouse ou encore 850 à Bordeaux selon les chiffres des préfectures respectives
  • Dans un arrêt du 31 octobre, le Conseil d'Etat a réinstauré le contrôle technique pour les deux-roues, une obligation européenne dont l'application était prévue début 2023 avant son annulation par le gouvernement

TOULOUSE: Plusieurs centaines de motards ont défilé samedi dans de nombreuses villes françaises comme Toulouse, Lille, Bordeaux ou Rennes, pour protester contre l'instauration du contrôle technique pour les deux-roues.

Ils étaient 1 400 à Lyon, 900 à Toulouse ou encore 850 à Bordeaux selon les chiffres des préfectures respectives.

A Toulouse, le cortège de véhicules s'est réuni à l'appel de plusieurs fédérations de motards de la région, avant d'emprunter l'A64, baptisée la "Pyrénéenne", pour ensuite se diriger vers le périphérique à faible allure en faisant vrombir leurs moteurs.

Dans la Ville Rose, la mobilisation concernait aussi la mise en place d'une ZFE, qui entraînera l'interdiction des voitures et deux-roues certifiés Crit'air 4, 5 et non classés (les véhicules les plus vieux) à partir du 1er janvier 2023.

A Bordeaux, 850 motos ont défilé en ville selon la préfecture, 2.000 selon la Fédération française des motards en colère (FFMC).

A leur arrivée dans le centre, les manifestants se sont dirigés dans une atmosphère détendue et à pied vers le Tribunal administratif devant lequel ils ont exposé un cercueil et des affiches portant les slogans "contrôle technique le mensonge de trop" ou "Je contrôle, tu contrôles, ils s’enrichissent".

"C’est dans ces moments que l’on peut montrer notre force", a réagi pour l'AFP Marianne Grand, coordinatrice de la FFMC33 qui compte bien "continuer la bataille".

Contrôle «inefficace»

L'appel à la mobilisation été suivi dans plusieurs autres grandes villes de France comme à Lyon où 1 400 participants sont partis de la Place Bellecour pour se rendre vers la préfecture, tandis que 400 personnes ont manifesté à Perpignan.

Dans le Nord, Ils étaient 650 à Lille, selon une source policière, réunis vers 15h00 place de la République près de la préfecture.

Auprès de l'AFP, Philippe Maussion, coordinateur de la FFMC59, a appelé l'Etat à ne pas "céder aux associations pseudo-écologistes parisiennes dont le seul but est de chasser tout ce qui est motorisé de Paris".

A Rennes, 350 à 400 motards se sont rassemblés devant la préfecture d'Ille-et-Vilaine en début d'après-midi, venus également des départements voisins du Morbihan et des Côtes d'Armor.

"On est là pour encourager le gouvernement à poursuivre ses efforts sur des solutions alternatives au contrôle technique obligatoire pour les deux roues", a déclaré à l'AFP Philippe Jéhanno, coordinateur de la manifestation pour la FFMC 35.

"Le contrôle technique sera inefficace en termes de sécurité. En dix ans, le parc de deux roues a augmenté de 30% tandis que la mortalité baissait de 19%. Nous sommes les bons élèves de la sécurité routière", affirme-t-il.

La FFMC d’Ille-et-Vilaine doit être reçue jeudi à la préfecture pour aborder des problématiques propres au département, notamment liées à la sécurité, a-t-il précisé.

Des mobilisations ont aussi eu lieu à Reims et Strasbourg où 250 motos ont défilé.

Dans un arrêt du 31 octobre, le Conseil d'Etat a réinstauré le contrôle technique pour les deux-roues, une obligation européenne dont l'application était prévue début 2023 avant son annulation par le gouvernement.

Une semaine plus tôt, plus de 1 500 motards, venus de plusieurs départements du sud de la France, avaient défilé à Montpellier pour protester contre cette mesure.

D'autres manifestations sont prévues ce week-end, dont une à Paris et Marseille dimanche.


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.