Passe Navigo: «on peut discuter de soutien» de l'Etat à l'Île-de-France, assure Beaune

Cette photographie d'archive prise le 6 mars 2020 montre un pass Navigo RATP de l'opérateur des transports publics parisiens, à Paris.  (Photo de Philippe LOPEZ / AFP)
Cette photographie d'archive prise le 6 mars 2020 montre un pass Navigo RATP de l'opérateur des transports publics parisiens, à Paris. (Photo de Philippe LOPEZ / AFP)
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Publié le Lundi 28 novembre 2022

Passe Navigo: «on peut discuter de soutien» de l'Etat à l'Île-de-France, assure Beaune

  • «Le budget de la région sera voté d'ici une quinzaine de jours» et "on peut utiliser ces jours pour éviter une «situation intenable» pour les usagers, a estimé Clément Beaune
  • Dans une lettre datée du 25 novembre, la présidente LR de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse a évoqué la possibilité d'une hausse du Navigo à 90 euros face selon elle au «blocage du gouvernement»

PARIS: "On peut discuter de soutien et d'aide à la région Ile-de-France" pour "éviter" une hausse trop importante du passe Navigo, que la région envisage de passer à 90 euros, a estimé lundi le ministre des Transports, Clément Beaune.

"Une discussion est encore en cours", a-t-il détaillé sur RMC, promettant de "tout faire pour éviter" une hausse trop importante des tarifs de l'abonnement mensuel aux transports en commun en région parisienne. Le passe Navigo est actuellement à 75,20 euros.

Dans une lettre datée du 25 novembre et que l'AFP a consultée dimanche, la présidente LR de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM) Valérie Pécresse a évoqué la possibilité d'une hausse du Navigo à 90 euros face selon elle au "blocage du gouvernement".

Elle y évoque "un contexte inédit d'envolée des coûts de fonctionnement des transports franciliens, liée à la crise énergétique".

Une autre piste prévoit une augmentation à 80,80 euros si le Parlement vote une hausse de la contribution des entreprises, via un amendement au projet de loi de finances (PLF), mais le gouvernement s'oppose à une augmentation des impôts sur les entreprises.

Auparavant Valérie Pécresse, qui préside également la région Ile-de-France, avait un temps agité la menace d'un abonnement mensuel à 100 euros, puis elle avait dit espérer 80 euros.

Actuellement, les collectivités locales financent les transports franciliens à hauteur de 12%, les voyageurs 38% et les entreprises 50%.

"Je ne vais pas commenter" les documents internes d'IDFM mais "je ne souhaite pas qu’on ait des hausses de cette nature et on va tout faire pour les éviter", a réagi M. Beaune. "Il n'y a aucune justification à ce qu'on passe le Navigo à 100 euros", a-t-il estimé.

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a de son côté assuré que l'Etat allait pouvoir discuter avec la région pour "identifier les voies et moyens pour éviter une hausse aussi importante que celle qui a été citée".

"Ce n'est pas le moment, certainement pas pour une hausse aussi forte", a-t-il ajouté sur France Inter, rappelant que "la décision finale" revenait toutefois à Mme Pécresse "qui peut appuyer sur le bouton ou ne pas le faire".

"Le budget de la région sera voté d'ici une quinzaine de jours" et "on peut utiliser ces jours pour éviter" une "situation intenable" pour les usagers, a estimé Clément Beaune.

Mme Pécresse a évalué à 950 millions d'euros les surcoûts d'exploitation des transports franciliens en 2023 en raison de l'explosion prévisible des tarifs de l'électricité.


Séisme: la France va déployer en Turquie son hôpital de campagne basé dans le Gard

Les secouristes évacuent une personne retrouvée dans les décombres d'immeubles effondrés à Gaziantep, près de l'épicentre du séisme, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
Les secouristes évacuent une personne retrouvée dans les décombres d'immeubles effondrés à Gaziantep, près de l'épicentre du séisme, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
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  • Cet hôpital mobile «sera autonome pour 15 jours minimum et pourra assurer, en plus d'autres soins plus légers, de 10 à 15 interventions chirurgicales par jour», ont précisé dans un communiqué les pompiers du Gard
  • Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé lundi l'envoi en Turquie de 139 premiers secouristes

MONTPELLIER: La France déploiera un hôpital de campagne et 83 sauveteurs supplémentaires en Turquie, où le bilan du séisme qui a secoué lundi le sud-est du pays ne cesse de s'alourdir, ont indiqué mardi les pompiers du Gard, à la tête de cette mission.

Cet hôpital mobile "sera autonome pour 15 jours minimum et pourra assurer, en plus d'autres soins plus légers, de 10 à 15 interventions chirurgicales par jour", ont précisé dans un communiqué les pompiers du Gard.

La structure de près de 2 000 m2 dispose d'un bloc d'accouchement, de deux blocs opératoires, d'un laboratoire, d'une pharmacie, d'un local de stérilisation et d'une unité de réanimation, ainsi que de salles d'accueil et de suivi des blessés, selon la même source, qui précise que son déploiement pourra être prolongé si nécessaire.

C'est dans le cadre de l'aide à la Turquie décidée par l'Union européenne que la direction de la sécurité civile française, qui dépend du ministère de l'Intérieur, a décidé d'envoyer cet hôpital qui, "pour des raisons historiques" est "stocké" dans ce département du sud de la France, a précisé le responsable de la communication des pompiers du Gard, le lieutenant-colonel Eric Agrinier.

Une mission de reconnaissance partira de Marseille mercredi matin, avec pour tâche notamment de déterminer le lieu d'implantation de l'hôpital, connu sous le nom d'"Elément de sécurité civile rapide d'intervention médicale", ou "Escrim" en abrégé.

Une équipe de 83 sauveteurs suivra "jeudi ou vendredi", en emportant avec elle environ 60 tonnes de matériel.

Vingt-trois pompiers du Gard feront partie de ce détachement, dont la médecin-chef de mission Isabelle Arnaud, accompagnée d'un chirurgien, de deux médecins-urgentistes, d'un pharmacien, de deux sages-femmes, de huit infirmiers et de 11 logisticiens. Les autres sauveteurs sont des militaires de l'unité des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile (UIISC 7) basée à Brignoles, dans le Var.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé lundi l'envoi en Turquie de 139 premiers secouristes.

Les derniers déploiements de l'Escrim remontent à la pandémie de Covid-19, où il avait été engagé en Guyane, en juin 2020, puis à Mayotte, en janvier 2021, pour soutenir les structures hospitalières locales.

Le tremblement de terre survenu lundi avant l'aube a fait des milliers de morts dans le sud de la Turquie et en Syrie voisine, selon des bilans encore provisoires.


Retraites: Mélenchon appelle Macron à devenir «raisonnable»

Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, s'adresse aux médias lorsqu'il participe à une assemblée générale des travailleurs ferroviaires avant le début du troisième jour des manifestations contre une réforme des retraites largement impopulaire à la gare de Lyon à Paris, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, s'adresse aux médias lorsqu'il participe à une assemblée générale des travailleurs ferroviaires avant le début du troisième jour des manifestations contre une réforme des retraites largement impopulaire à la gare de Lyon à Paris, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
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  • Emmanuel Macron «essaie de commencer son nouveau quinquennat par un coup de force en montrant que c'est lui le patron», a assuré Mélenchon
  • Le débat sur le projet de réforme des retraites a débuté lundi à l'Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose pas d'une majorité absolue

PARIS: Les macronistes "sont de plus en plus seuls et nous sommes des millions", ont clamé les dirigeants de la Nupes mardi au départ de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, tandis que le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé Emmanuel Macron à devenir "raisonnable".

"Sauf s'il est devenu totalement autoritaire, dans une démocratie, à un moment donné, il faut bien que quelqu'un soit raisonnable et c'est forcément lui qui doit le devenir puisque c'est lui qui a la responsabilité d'avoir créé de toutes pièces ce conflit", a déclaré M. Mélenchon à la presse sur un piquet de grève à la gare de Lyon, à Paris.

Emmanuel Macron "essaie de commencer son nouveau quinquennat par un coup de force en montrant que c'est lui le patron", a-t-il assuré, accusant le président d'entreprendre la réforme des retraites pour des "raisons totalement artificielles".

Pour M. Mélenchon, cette semaine sera "la grande semaine", "puisque se combinent la mobilisation de rue (...) avec la bataille parlementaire".

Le débat sur le projet de réforme des retraites a débuté lundi à l'Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose pas d'une majorité absolue.

Les dirigeants de la coalition de gauche Nupes se sont retrouvés en début d'après-midi au départ de la manifestation parisienne, place de l'Opéra. Les macronistes "sont de plus en plus seuls et nous, nous sommes des millions, ça se voit aujourd’hui", a jugé la cheffe d'EELV Marine Tondelier.

"Ce qu’ils veulent faire, c’est nous faire payer à tous les économies et les cadeaux aux grandes entreprises", a abondé la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain.

"On va continuer de se battre jusqu’à la victoire parce que l’on a le sentiment que la victoire est à portée de main", a déclaré le secrétaire national du PCF Fabien Roussel.

Pour le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Boris Vallaud, "les Français en ont ras-le-bol de passer à la caisse, que ce soit toujours dans les poches vides que l’on cherche l’argent qui manque et jamais dans les poches pleines".

Le député LFI de la Somme François Ruffin a prévenu: "Nous utiliserons tous les moyens possibles pour que cette réforme ne passe pas."


En images: Le 3e round dans la rue contre la réforme des retraites

Lors de manifestation le troisième jour de rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites à Marseille, dans le sud de la France, le 7 février 2023. (Photo de CHRISTOPHE SIMON / AFP)
Lors de manifestation le troisième jour de rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites à Marseille, dans le sud de la France, le 7 février 2023. (Photo de CHRISTOPHE SIMON / AFP)
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  • Grèves, manifestations, acte 3: les opposants à la réforme des retraites se remobilisent mardi pour maintenir la pression sur l'exécutif mais aussi sur les députés qui viennent d'ouvrir les hostilités dans l'Hémicycle
  • De nombreuses manifestations se sont tenues dans la matinée, en attendant le départ en début d'après-midi de celle de Paris, entre la place de l'Opéra et celle de la Bastille

PARIS: Grèves, manifestations, acte 3: les opposants à la réforme des retraites se remobilisent mardi pour maintenir la pression sur l'exécutif mais aussi sur les députés qui viennent d'ouvrir les hostilités dans l'Hémicycle, tandis que les syndicats se montrent déterminés à poursuivre l'épreuve de force.

De nombreuses manifestations se sont tenues dans la matinée, en attendant le départ en début d'après-midi de celle de Paris, entre la place de l'Opéra et celle de la Bastille.

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Avant le départ, le leader de la CGT, Philippe Martinez, a appelé à durcir le mouvement par des grèves "plus dures, plus massives, plus nombreuses", car "si le gouvernement persiste à ne pas écouter, forcément il faudra monter d'un cran". (Photo Sameer Al-Doumy / AFP)

 

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Un graffiti réclamant l'âge de la retraite à 60 ans est pulvérisé sur une statue à l'extérieur de la place du Palais Bourbon, devant l'Assemblée nationale lors de manifestations de militants de l'association ATTAC. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
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Les manifestants se rassemblent place de l'Opéra avant le début de la manifestation, à Paris. (Photo Sameer Al-Doumy / AFP)
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Le cortège à Montpellier, dans le sud de la France. (Photo Pascal GUYOT / AFP)
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Un manifestant lance un projectile de gaz lacrymogène lors de la manifestation à Nantes, dans l'ouest de la France, le 7 février 2023. (Photo LOIC VENANCE / AFP)
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Dans le cortège à Bordeaux. (Photo by THIBAUD MORITZ / AFP)
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Le cortège au Vieux Port de Marseille, dans le sud de la France. (Photo CHRISTOPHE SIMON / AFP)

 

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Le cortège à Nantes. (Photo LOIC VENANCE / AFP)