Ukraine: L'Assemblée condamne le «crime d'agression» de la Russie

La résolution «condamne avec la plus grande fermeté l'attaque brutale, injustifiée et illégale» de la Russie et ses «crimes de guerre, voire crimes contre l'humanité» (Photo, AFP).
La résolution «condamne avec la plus grande fermeté l'attaque brutale, injustifiée et illégale» de la Russie et ses «crimes de guerre, voire crimes contre l'humanité» (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 01 décembre 2022

Ukraine: L'Assemblée condamne le «crime d'agression» de la Russie

  • La résolution, qui n'a pas de valeur législative, a été adoptée avec 303 voix pour
  • Les groupes LFI et RN se sont largement abstenus, un député LFI a voté contre

PARIS: L'Assemblée nationale a affirmé mercredi son "soutien le plus total" à Kiev et condamné "le crime d'agression" de la Russie envers l'Ukraine, dans une résolution adoptée à une forte majorité.

Déposé par les groupes de la majorité présidentielle, à l'initiative de Pieyre-Alexandre Anglade (Renaissance), le texte appelle à "une zone de protection autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia", la plus grande d'Europe, et affirme le "soutien le plus total" de l'Assemblée "à l'Ukraine, son peuple, sa souveraineté et son intégrité territoriale".

La résolution, qui n'a pas de valeur législative, a été adoptée avec 303 voix pour. Les groupes LFI et RN se sont largement abstenus, un député LFI a voté contre.

Une large partie de l'Assemblée a applaudi son adoption, se tournant vers l'ambassadeur d'Ukraine en France Vadym Omelchenko, présent dans l'hémicycle.

La résolution "condamne avec la plus grande fermeté l'attaque brutale, injustifiée et illégale" de la Russie et ses "crimes de guerre, voire crimes contre l'humanité".

Elle demande d'"intensifier les sanctions" contre la Russie et son président Vladimir Poutine et à ce que le gouvernement français et l'Union européenne soutiennent "toute initiative de nature à encourager la fin du conflit". Elle plaide également pour que "la France continue de prendre une part active dans l'accueil des réfugiés ukrainiens".

"Soyez assurés du soutien indéfectible que continuera d'apporter la France à l'Ukraine", a défendu devant les députés la secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie Chrysoula Zacharopoulou.

"Ce vote intervient à un moment crucial de la guerre", a lancé aux députés avant le scrutin M. Anglade, président de la commission des Affaires européennes, dénonçant une volonté de l'armée russe de "se servir de l’hiver comme une arme de guerre".

"Dans cet hémicycle malheureusement, Vladimir Poutine compte encore un certain nombre de soutiens qui condamnent verbalement cette guerre mais s'opposent systématiquement aux livraisons d'armes et aux sanctions", a-t-il dénoncé avant d'interpeller directement les députés RN et LFI.

La députée RN Laurence Robert-Dehault, insistant sur le soutien de son groupe au peuple ukrainien, a reproché au député de réclamer "toujours plus de sanctions sans préciser lesquelles".

"La Russie est coupable d'une guerre d'agression", a insisté le député LFI Aurélien Saintoul, s'étonnant d'une résolution "en total décalage avec les récentes déclarations" d'Emmanuel Macron pour "ouvrir un chemin aux négociations".

"La France fait déjà tout ce que vous demandez", a souligné le président du groupe communiste André Chassaigne, regrettant que la résolution manque de "faire scintiller les lumières de la paix".

Plus de 20.000 civils et 100.000 militaires ukrainiens ont été tués ou blessés depuis le début de l'invasion le 24 février. Kiev a appelé mardi l'Otan à accélérer la livraison d'armes et d'équipements électriques afin d'aider le pays à faire face aux dommages.


Le groupe Figaro, en croissance en 2022, lance sa télé et sa radio

Le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque (Photo, AFP).
Le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque (Photo, AFP).
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  • Avec la hausse des prix du papier, le quotidien et les magazines ont subi un surcoût de 15 millions d'euros
  • L'année 2023 verra le déménagement de 1.500 employés sur les près de 2.000 que compte le groupe

PARIS: Le groupe Figaro, fort d'un chiffre d'affaires en hausse de 15% en 2022 et de 400.000 abonnés à son quotidien, a annoncé dimanche s'apprêter à lancer sa chaîne de télé et sa station de radio numérique.

S'il ne divulgue pas son résultat net, il précise dans un communiqué se rapprocher "de son niveau d'activité de 2019, avant la crise sanitaire", avec des revenus atteignant 570 millions d'euros et un résultat d'exploitation de 33 millions, en progression de plus de 6%.

Avec la hausse des prix du papier, le quotidien et les magazines ont subi un surcoût de 15 millions d'euros, mais la progression de leurs revenus publicitaires ont stabilisé leurs résultats.

Le groupe, présent dans les médias, les voyages, le marketing/publicité et la billetterie, réalise 60% de son chiffre d'affaires dans le numérique.

Côté journal, Le Figaro compte désormais 400.000 abonnés, dont 270.000 uniquement en version numérique.

L'année 2023 verra le déménagement de 1.500 employés sur les près de 2.000 que compte le groupe. Ils quitteront le siège pour se répartir sur deux autres sites parisiens dans les 9e et 15e arrondissements.

Des investissements d'environ 30 millions d'euros, dont le premier cette année sera consacré à l'audiovisuel pour le lancement d'une chaîne de télévision hertzienne, Le Figaro TV, et d'une station de radio numérique terrestre, Le Figaro Radio. Les contenus des deux projets seront détaillés en mars.

"Notre objectif est qu'à horizon 2026 -année des 200 ans du quotidien-, nos contenus soient présents sur tous les formats et tous les canaux de diffusion d'informations dans ce pays", expose Marc Feuillée, directeur général du groupe.

Déjà présent sur les réseaux sociaux, notamment via son média en ligne Figaro Live lancé en 2017, le Figaro veut développer "un univers audiovisuel" autour de sa marque, ce qui, au niveau publicitaire, permettra de proposer des campagnes sur tous les formats, poursuit le dirigeant.

Le groupe investira également dans ses activités éditoriales (mise en place d'un nouveau système de gestion de contenus), commerciales (refonte des outils de gestion de clientèle) et régionales dans quatre bureaux à Bordeaux, Lyon, Nantes et Nice.


Étudiante disparue à Brest: Un suspect évoque «un accident»

Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier  (Photo, La police judiciaire de Brest-Quimper).
Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier (Photo, La police judiciaire de Brest-Quimper).
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  • La jeune étudiante a-t-elle été renversée par le suspect, qui aurait ensuite dissimulé son corps?
  • Depuis une semaine, la disparition d'Héléna Cluyou donne lieu à une vive émotion dans la ville bretonne

BREST: L'enquête sur la disparition d'une étudiante de 21 ans, il y a une semaine à Brest, a connu une "accélération", a annoncé dimanche le procureur, en indiquant qu'un suspect avait évoqué une "bêtise" et un "accident" avant de tenter de se suicider.

"L'enquête a connu une accélération", a annoncé d'emblée le procureur de Brest, Camille Miansoni, en début de conférence de presse.

Confirmant des informations du quotidien régional Le Télégramme, le magistrat a raconté qu'un Brestois de 36 ans avait tenté de mettre fin à ses jours à deux reprises, vendredi et samedi, après avoir confié à des proches "avoir commis une bêtise, que sa vie était finie" et que "c'était un accident".

Héléna Cluyou, jeune élève infirmière qui aurait dû fêter ses 21 ans le 1er février, n'a plus donné signe de vie depuis dimanche 29 janvier à 5h20 du matin, à sa sortie du One Club, une discothèque du port de Brest. Elle était toujours introuvable une semaine après sa disparition.

Une image de vidéosurveillance, prise à 6h42 du matin, la montre marchant dans une rue de Brest, entre la discothèque et le domicile de ses grands-parents où elle habitait.

La jeune étudiante a-t-elle été renversée par le suspect, qui aurait ensuite dissimulé son corps? "S'agissant d'un accident, nous n'en avons pas encore la certitude. C'est une hypothèse, mais une hypothèse seulement", a souligné le magistrat.

Le véhicule du suspect a été incendié cette semaine, sans que l'on retrouve de corps à l'intérieur.

C'est le frère du suspect et la compagne de son frère qui ont prévenu les enquêteurs. Le couple avait fait le déplacement depuis Tours pour venir en aide au jeune homme, alerté par son état de détresse psychologique.

Au vu de ses aveux, ils l'ont accompagné au commissariat vendredi, mais le suspect n'a pas pu être entendu et a dû être hospitalisé.

«Affaire loin d'être élucidée»

"A ce moment-là, aucun lien n'a pu être fait entre cet accident et la disparition" d'Héléna Cluyou, selon M. Miansoni.

Mais samedi matin, "se rendant compte que leurs déclarations n'avaient sous doute pas été assez précises", le couple s'est présenté à la brigade de gendarmerie de Crozon (Finistère) pour faire le lien entre les deux affaires.

Le suspect répétait en effet "en boucle" qu'il s'agissait d'un "accident", selon leur récit. Lorsque son frère lui a demandé de quel accident il s'agissait, "à une reprise au moins, il avait  répondu: tu n'as qu'à voir ce dont on parle à Brest depuis cinq jours", a relaté le procureur.

Depuis une semaine, la disparition d'Héléna Cluyou donne lieu à une vive émotion dans la ville bretonne.

Après avoir entendu le couple, les enquêteurs de la police judiciaire (PJ) se sont rendus à l'hôpital où ils ont trouvé le suspect "avec un sac plastique sur la tête", après une deuxième tentative de suicide.

Hospitalisé en réanimation, ses jours étaient en danger dimanche soir. Employé dans la restauration, il a un casier judiciaire vierge.

"Nous avons désormais des indications qui laissent penser" que cette personne "a été impliquée dans les faits de disparition sans que l'on puisse dire de quelle manière, avec qui et dans quelles circonstances", a assuré le procureur.

"Nous continuons à travailler. L'affaire est loin d'être élucidée", a ajouté le magistrat, en invitant à "garder une certaine distance" dans cette affaire.


Corse: Interpellé après l'explosion d'un bar à Sartène, il est placé en détention dans un autre dossier

Le procureur de la République d'Ajaccio Nicolas Septe (Photo, AFP).
Le procureur de la République d'Ajaccio Nicolas Septe (Photo, AFP).
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  • Dans le cadre de l'enquête sur l'explosion de Sartène, deux autres personnes avaient également été arrêtées
  • Le parquet a indiqué dans un communiqué privilégier «la piste criminelle sur fond de différend commercial»

BASTIA: Un homme, interpellé dans l'enquête sur l'explosion d'un bar de Sartène (Corse du sud), a été placé en détention provisoire samedi soir, dans le cadre d'une précédente affaire, a-t-on appris dimanche auprès du parquet d'Ajaccio.

Interpellé vendredi, il était en liberté conditionnelle dans le cadre d'un autre dossier, sous le régime du bracelet électronique. Aucune précision n'a été donnée sur la teneur de ce dossier.

Sa garde à vue dans l'affaire de Sartène a été levée, mais, dans le cadre de son précédent dossier, il a fait l'objet d'une réquisition du parquet pour une présentation devant un juge d'application des peines, qui a ordonné son incarcération provisoire. Une nouvelle audience aura lieu jeudi dans ce dossier, qui décidera de sa remise en liberté sous bracelet ou de son maintien en détention.

"Des éléments probants ont permis au juge d'application des peines d'incarcérer immédiatement" cet homme, a précisé le parquet.

Dans le cadre de l'enquête sur l'explosion de Sartène, deux autres personnes avaient également été arrêtées vendredi et placées en garde à vue. Elles ont été relâchées et pourraient être convoquées par la justice ultérieurement dans le cadre de ce dossier, a-t-on ajouté de même source.

Au milieu de la nuit de jeudi à vendredi, une explosion avait complètement détruit le bar Le Cyrnos, situé en centre-ville de Sartène, faisant des dégâts, mais pas de victimes. L'établissement se trouve au rez-de-chaussée d’un bâtiment de trois étages et quatre habitants avaient dû être évacués.

Le parquet a indiqué dans un communiqué privilégier "la piste criminelle sur fond de différend commercial."

L'enquête a "permis d'attester de l'utilisation d'une charge explosive dite +sèche+, accompagnée de quatre mèches lentes. La charge explosive devait être d'une particulière importance eu égard aux nombreux dégâts provoqués et à l'intensité du souffle généré par l'explosion", selon le communiqué.

Le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, a déclaré à l'AFP vouloir "aller vite dans ce dossier", dénonçant des "faits d'une extrême gravité (...) avec le risque de tuer".