L'Ambassadeur d'Argentine en Arabie saoudite : le Sommet du G20, pour résoudre des problèmes "chaotiques"

Des touristes visitent la Plaza de Mayo (Place de mai) à Buenos Aires. L’Arabie saoudite et l’Argentine entretiennent une relation solide puisque les deux pays travaillent ensemble dans plusieurs domaines. (Shutterstock)
Des touristes visitent la Plaza de Mayo (Place de mai) à Buenos Aires. L’Arabie saoudite et l’Argentine entretiennent une relation solide puisque les deux pays travaillent ensemble dans plusieurs domaines. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 16 novembre 2020

L'Ambassadeur d'Argentine en Arabie saoudite : le Sommet du G20, pour résoudre des problèmes "chaotiques"

  • Les dirigeants du monde sont capables de s’unir pour résoudre des problèmes « chaotiques », selon l’ambassadeur argentin Marcelo Gilardoni
  • « Nous avons ces valeurs communes, les valeurs familiales, les valeurs d'amitié et aussi l'hospitalité. Et je pense que c'était une occasion importante (le G20) de montrer au monde la nouvelle Arabie saoudite" estime Gilardoni

RIYAD : Le Sommet du G20 de cette année montrera que les dirigeants du monde sont capables de s’unir pour résoudre les problèmes « chaotiques » causés par la pandémie de coronavirus, affirme à Arab News l’ambassadeur de l’Argentine en Arabie saoudite.

Cette année, Riyad organise un sommet virtuel les 21 et 22 novembre dans le cadre de sa présidence du G20.

Marcelo Gilardoni, citant des parties d’un discours donné plus tôt dans l’année par le président argentin Alberto Fernandez, a dit qu’il était important de faire preuve de courage et de solidarité face à cette crise sanitaire mondiale.

Dans une déclaration faite en mars lors d’un sommet extraordinaire des dirigeants du G20, M. Fernandez a évoqué la mise en place d’un fonds d’urgence humanitaire en réponse à la Covid-19.

« Nous nous réunissons à un moment unique de l’histoire qui exige que nous agissions courageusement », avait-t-il lancé. « L’urgence imposée par les décès nous oblige à mettre en place un fonds d’urgence humanitaire qui nous permettra d’être mieux équipés pour faire face au contexte actuel. Les recherches sur la Covid-19 devraient également être un bien public mondial. Les informations médicales et scientifiques devraient être rendues universellement disponibles à des prix abordables. Nous devons reconstruire la coexistence mondiale sur la base de la solidarité ».

 

argentine

 

M. Gilardoni, revenant sur le discours du président, a mentionné que l’Arabie saoudite avait fait un excellent travail avec le G20 par sa créativité et sa flexibilité — et par son insistance sur le multilatéralisme et la solidarité – .

« C’est la première au monde que nous tenons ce genre de réunions virtuellement et non physiquement », indique M. Gilardoni à Arab News. « Nous travaillons ensemble pour lutter contre tout ce qui pourrait arriver ». Nous faisons partie du même monde. C’est une année durant laquelle tous les pays membres peuvent prouver au monde que nous pouvons travailler tous ensemble pour résoudre ce grand problème chaotique auquel nous sommes confrontés ».

L’ambassadeur a ajouté que, les réunions physiques étant impossibles en raison de la pandémie, l'Arabie saoudite avait choisi un format virtuel pour le forum-phare sur la coopération économique internationale. Mais il a regretté que les contacts en face-à-face aient été quelque peu éloignés, d'autant plus que les Latino-Américains et les Saoudiens partageaient un terrain d'entente lorsqu'il s'agissait d'établir et de renforcer des liens.

« Les réunions physiques sont très importantes et le fait de se regarder dans les yeux est une valeur que nous partageons. La négociation est plus facile si vous êtes en face de la personne avec qui vous négociez. C’est un très grand défi pour l’Arabie saoudite et pour le monde entier. Je pense donc que ceci a montré au monde que nous pouvons tenir ses réunions virtuellement. J’espère que nous pourrons retourner aux réunions physiques très bientôt ».

L’ambassadeur argentin Marcelo Gilardoni
L’ambassadeur argentin Marcelo Gilardoni

 

« Nous avons ces valeurs communes, les valeurs familiales, les valeurs d'amitié et aussi l'hospitalité. Et je pense que c'était une occasion importante (le G20) de montrer au monde la nouvelle Arabie saoudite, ce qu'elle a, ce qui est très beau. Quelqu'un m'a dit que lorsque vous vous faites un ami saoudien, c'est un ami pour la vie. C'est donc une valeur qu'ils doivent partager avec le monde ».

M. Gilardoni a précisé que le programme du G20 avait changé et se focalise à présent sur la Covid-19 et les questions sanitaires.

« L’Arabie saoudite a également essayé de garder certaines des questions au programme, mais elles ont été détournées vers la Covid-19 et les questions sanitaires. Le sommet du G20 à Riyad restera dans les mémoires pour ces efforts visant à lutter ensemble et à s'unir contre une telle pandémie cette année et contre tout ce qui pourrait arriver à l’avenir.

Il a affirmé que les relations bilatérales étaient très solides et que les deux pays travaillaient ensemble dans plusieurs domaines.

« Nous collaborons avec les autorités saoudiennes pour renforcer nos relations bilatérales de la meilleure façon possible. Nous travaillons ensemble dans le domaine du sport, des questions agricoles dans le commerce et l’investissement, le financement de projets structurels en Argentine et la culture. Nous avons encore du chemin à parcourir. Plus nous nous connaissons, plus nous pouvons devenir amis et plus nous pouvons être partenaires ».

Il a salué la Vision 2030 du Royaume pour diversifier l’économie et ses performances pendant la crise mondiale. « J'ai visité certaines des destinations touristiques. Je suis allé à AlUla, c’est vraiment merveilleux. Je suis allé à Neom et, bien sûr, à Diriyah à Riyad. L'Arabie saoudite se porte très bien dans le tourisme et dans l'ouverture sur le monde. J’ai assisté l’année dernière à l’annonce des visas touristiques pour une cinquantaine de pays. J'espère que nous serons très bientôt inclus dans cette liste ».

Il a raconté qu'il avait été bien accueilli dans le pays et qu'il se sentait chez lui. « J’ai de très bons amis saoudiens et c’est un pays merveilleux. C’est un pays que nous devons apprendre à connaître en tant qu’étrangers. Toute ma famille et mes amis qui ont visité l’Arabie saoudite ont été étonnés non seulement par les gens, mais aussi par la beauté du pays. C'est très diversifié, très différent ».

 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.