Complot déjoué en Allemagne: un groupuscule armé et potentiellement dangereux

Le bâtiment du Bundestag, le Parlement allemand (Photo, AFP).
Le bâtiment du Bundestag, le Parlement allemand (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 décembre 2022

Complot déjoué en Allemagne: un groupuscule armé et potentiellement dangereux

  • Au petit matin, 25 personnes ont été arrêtées lors d'un vaste coup de filet dans tout le pays
  • Selon les médias, il s’agit de la plus importante opération policière de ce type jamais réalisée en Allemagne

BERLIN: Le groupuscule complotiste démantelé mercredi en Allemagne, qui projetait de renverser les institutions démocratiques, disposait de nombreuses armes et était donc potentiellement dangereux, a indiqué jeudi le chef de la police criminelle.

"Nous avons quand même un mélange dangereux de personnes qui suivent des convictions irrationnelles, certaines avec beaucoup d'argent, d'autres en possession d'armes et avec un plan qu'elles veulent mettre en œuvre (...) et c'est pour ça que c'est dangereux et c'est pour ça que nous sommes intervenus",  a expliqué sur la chaîne publique ARD le chef de l'Office fédéral de la police criminelle (BKA), Holger Münch.

"Les perquisitions le montrent aussi", avec des armes découvertes dans 50 des lieux perquisitionnés, allant de "l'arbalète jusqu'à des fusils et des munitions et cela montre que ce n'est pas inoffensif", a-t-il détaillé.

D'autres interpellations sont susceptibles d’intervenir, selon lui. "Nous avons identifié d'autres personnes dont nous ne savons pas encore exactement quel est leur statut par rapport à ce groupe", a expliqué M. Münch.

L'enquête vise au total 54 personnes. Parmi elles, 25 ont été interpellées lors du coup de filet mercredi matin dans l'enquête sur cette cellule, nourrie à l'idéologie des "Reichsbürger", les "Citoyens du Reich", une mouvance extrémiste qui a pris de l'ampleur avec les restrictions sanitaires.

La justice les soupçonne d'"avoir fait des préparatifs concrets pour pénétrer violemment dans le Bundestag allemand", la chambre des députés à Berlin, "avec un petit groupe armé", selon un communiqué du parquet. Un scénario qui rappelle l'assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump aux Etats-Unis en janvier 2021.

"Il ne faut pas supposer qu'un groupe comprenant quelques dizaines (de membres), peut-être quelques centaines, est en mesure de remettre réellement en question le système étatique en Allemagne", a toutefois tempéré M. Münch.

Le groupe était sous surveillance "depuis le printemps de cette année", a de son côté précisé sur RTL Thomas Haldenwang, chef de l'Office fédéral de la protection de la Constitution (renseignement intérieur).

"C'est la première fois qu'une mise en réseau à l'échelle nationale avait lieu avec des plans très concrets", a-t-il ajouté, soulignant qu'il y avait "des plans pour renverser le gouvernement, des plans pour effectivement mettre en œuvre un renversement".

La mouvance des Reichsbürger compte, selon lui, environ 21.000 personnes. "Nous estimons que 10% sont orientés vers la violence".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com