Giorgia Meloni défie la Banque d'Italie et maintient son projet de budget

La Première ministre italienne Giorgia Meloni arrive pour le sommet UE-Balkans occidentaux à Tirana, le 6 décembre 2022. (Photo, AFP)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni arrive pour le sommet UE-Balkans occidentaux à Tirana, le 6 décembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 12 décembre 2022

Giorgia Meloni défie la Banque d'Italie et maintient son projet de budget

  • L'évasion fiscale, notamment celle concernant la TVA, pèse lourdement sur l'économie de la péninsule et coûte à l'Italie environ 100 milliards d'euros par an
  • Giorgia Meloni a défendu l'extension d'un impôt forfaitaire de 15% pour les auto-entrepreneurs à des revenus annuels de 85 000 euros au lieu de 65 000 actuellement

MILAN: Malgré les vives critiques de la Banque d'Italie, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a confirmé lundi deux mesures phare de son budget pour 2023: le relèvement du plafond des paiements en espèces à 5 000 euros et l'extension de l'impôt forfaitaire pour les auto-entrepreneurs.

Le Conseil européen a décidé mercredi "de fixer le plafond des paiements en espèces à 10 000 euros, soit deux fois plus que le gouvernement italien", a fait valoir Mme Meloni dans une vidéo postée sur Facebook.

"Je voudrais donc demander à ceux qui nous ont dit que nous voulions favoriser l'évasion fiscale, dans l'Union européenne, veulent-ils favoriser les fraudeurs? Je ne pense pas", a-t-elle souligné, sans préciser que l'Union européenne (UE) abaisse ce plafond alors que l'Italie le relève.

Le relèvement du plafond des paiements en espèces, qui passe de 2 000 à 5 000 euros, risque de "se heurter à la nécessité de continuer à réduire l'évasion fiscale", avait prévenu lundi dernier l'un des dirigeants de la Banque d'Italie Fabrizio Balassone.

Le banquier central avait également critiqué la décision du gouvernement réunissant droite et extrême droite de donner aux commerçants le droit de refuser à leurs clients le paiement par carte bancaire pour des montants inférieurs à 60 euros sans encourir des sanctions, ce qui pourrait favoriser selon lui l'évasion fiscale.

M. Balassone avait rappelé que "la définition de sanctions administratives efficaces en cas de refus" d'accepter des paiements électroniques "figurait parmi les objectifs" à atteindre par l'Italie dans le cadre du Plan de relance européen, dont elle est la première bénéficiaire.

L'évasion fiscale, notamment celle concernant la TVA, pèse lourdement sur l'économie de la péninsule et coûte à l'Italie environ 100 milliards d'euros par an.

Giorgia Meloni a également défendu l'extension d'un impôt forfaitaire de 15% pour les auto-entrepreneurs à des revenus annuels de 85 000 euros au lieu de 65 000 actuellement.

Or M. Balassone avait estimé qu'"en période de forte inflation, la coexistence d'un régime d'imposition forfaitaire" pour les indépendants et "d'un régime soumis à la progressivité" entraîne "une pénalisation supplémentaire" pour les salariés.

"Un salarié a les deux tiers de ses cotisations payés par l'employeur, un indépendant paie les cotisations en totalité", a de son côté assuré Mme Meloni.

Le projet de budget, qui prévoit plus de 21 milliards d'euros au titre des mesures de soutien aux ménages et entreprises face à l'envolée des prix de l'énergie, doit être approuvé par le Parlement avant la fin de l'année.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.