Un documentaire met en lumière l'exceptionnel palais saoudien de Tuwaiq

(Photo / médias sociaux)
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Publié le Mardi 17 novembre 2020

Un documentaire met en lumière l'exceptionnel palais saoudien de Tuwaiq

  • Le bâtiment de 24 000 mètres carrés est conçu pour des évènements récréatifs et sociaux
  • Le palais Tuwaiq s’inspire d’éléments qui le relient naturellement aux anciennes civilisations du désert

RIYAD: Dans le cadre des efforts continus pour préserver les aspects les plus importants du patrimoine saoudien, le ministère de la Culture a diffusé un documentaire mettant en lumière la beauté et les prouesses architecturales de l’un des bâtiments les plus extraordinaires du pays, le palais de Tuwaiq.

Le film, d’une durée de dix minutes et qui peut être visionné sur le compte Twitter du ministère, présente un aperçu de l’histoire du palais, les diverses phases de sa création, et des vues panoramiques du bâtiment qui fascineront ceux qui n’ont jamais vu l’intérieur du palais.

Le bâtiment a longtemps été considéré comme une merveille architecturale et un monument célèbre de la ville. Construit en 1985 et situé dans le quartier diplomatique de Riyad, le palais est le fruit de la collaboration entre la société de design saoudienne Omrania, l'architecte allemand Frei Otto (Allemagne) et la société de services britannique Buro Happold.

Basem Al-Shihabi, directeur général d’Omrania depuis 1973, parle dans le film du processus de conception, et explique pourquoi le bâtiment se distingue des autres.

«L'attrait du palais de Tuwaiq réside dans sa conception – l'harmonie entre l'intérieur et l'extérieur. Les dimensions et la manière dont les matériaux se juxtaposent et s'assemblent. Les variations de hauteur des plafonds par rapport au niveau du sol d'une section à l'autre», a-t-il précisé.

Le bâtiment de 24 000 mètres carrés est conçu pour des évènements récréatifs, sociaux, ainsi que pour des dîners, des banquets, et des conférences. Il est également équipé de chambres pour accueillir les visiteurs. C’est le lieu favori des ambassadeurs et des dignitaires étrangers pour célébrer les fêtes nationales et d'indépendance de leur pays. Il peut même accueillir des réceptions de mariages.

L'architecte saoudienne Mai Alkhaldi a affirmé à Arab News que le bâtiment est «visuellement magnifique». Selon elle, aucun autre monument architectural saoudien n’a le même attrait visuel.

«Ce n’est pas un quelconque bâtiment, il est vraiment extraordinaire. Les formes, la structure et bien sûr le mur. Après trois décennies, sa structure est toujours aussi remarquable», a-t-elle déclaré.

Le mur en question fait référence au «mur vivant» ondulé, de 800 mètres de long, et qui fait le tour des jardins luxuriants du palais. Cinq structures ou «tentes» couvrent les installations sportives et les jardins intérieurs, ainsi que les espaces extérieurs générés par le mur sinueux, donnant au palais sa forme et sa structure uniques.

Selon les concepteurs d'Omrania, le palais a été créé pour mettre en valeur deux archétypes locaux, la forteresse et la tente, dans une esthétique qui se réclame du phénomène naturel des oasis.

«Une grande partie du développement en Arabie saoudite au cours des années 1980 était basée sur des modèles de bâtiments occidentaux miroitants. Le palais se démarque de cette tendance, s’inspirant plutôt d’éléments qui le relient naturellement aux anciennes civilisations du désert. Cette réinterprétation est une confrontation audacieuse et un mariage réussi de la tradition et de la haute technologie», selon le site Web de la société.

Alors que le bâtiment fête ses 35 ans cette année, de nombreux Saoudiens considèrent que le palais de Tuwaiq est unique parmi les monuments du Royaume. Alkhaldi ne fait pas exception. «C’est un bâtiment unique. Chaque partie est unique, mais le tout est assemblé de façon belle et harmonieuse. Il est incomparable. Absolument incomparable», a-t-elle confié.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'acteur américain Ray Liotta est mort, selon les médias

L'acteur américain Ray Liotta, star du film mythique sur la mafia «Les Affranchis». (Photo, AFP)
L'acteur américain Ray Liotta, star du film mythique sur la mafia «Les Affranchis». (Photo, AFP)
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  • L'acteur américain Ray Liotta, star du film mythique sur la mafia «Les Affranchis», est mort à l'âge de 67 ans
  • La vedette est morte dans son sommeil alors qu'elle était en tournage en République dominicaine, précisent les sites TMZ et Deadline

LOS ANGELES: L'acteur américain Ray Liotta, star du film mythique sur la mafia « Les Affranchis », est mort à l'âge de 67 ans, ont annoncé jeudi plusieurs médias américains. 

La vedette est morte dans son sommeil alors qu'elle était en tournage en République dominicaine, précisent les sites TMZ et Deadline. 


La cuisinière en chef de la Maison Blanche distinguée par la France

Cristeta Comerford, première femme chargée des fourneaux de la Maison Blanche,  lors d'une réception à New Delhi, le 24 octobre 2016. (Photo, AFP)
Cristeta Comerford, première femme chargée des fourneaux de la Maison Blanche, lors d'une réception à New Delhi, le 24 octobre 2016. (Photo, AFP)
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  • La récompense lui a été remise par l'un de ses pairs, l'ancien chef cuisinier de l'Élysée Guillaume Gomez, désormais représentant personnel du président Macron au service de la gastronomie française
  • Cris Comerford a été nommée cuisinière en chef de la Maison Blanche par la Première Dame des Etats-Unis Laura Bush, en 2005

WASHINGTON: Cristeta Comerford, qui marque l'histoire culinaire en étant la première femme chargée des fourneaux de la Maison Blanche, a été reçue dans l'ordre du Mérite agricole au grade d'officier, mercredi soir à Washington. 

La récompense lui a été remise par l'un de ses pairs, l'ancien chef cuisinier de l'Élysée Guillaume Gomez, désormais représentant personnel du président Macron au service de la gastronomie française. 

Née aux Philippines et naturalisée américaine, celle que tout le monde appelle « Cris » a rendu hommage aux responsables qui lui avaient mis le pied à l'étrier.   

« L'un de mes films préférés est le Festin de Babette, qui se déroule dans une ville côtière du Danemark. Il relate l'histoire fictive d'une cheffe française qui était en avance sur son temps. Sans attendre qu'on lui rende la pareille, elle offrait sa grâce, son service, sa compassion aux gens, car ils lui avaient donné une chance. C'est ce qui m'est arrivé », a déclaré la cheffe de 59 ans. 

Cris Comerford a été nommée cuisinière en chef de la Maison Blanche par la Première Dame des Etats-Unis Laura Bush, en 2005. Les présidents Obama, Trump et Biden lui ont maintenu leur confiance, lui conférant une longévité de 17 ans à ce poste exposé. 

« Imaginez que, tous les quatre ans, il faut vous adapter aux goûts d'un président différent, ce n'est pas simple, cela vous empêche d'avoir un style propre duquel vous ne déviez pas. Il faut être capable de s'adapter et c'est son cas », a expliqué Patrick O'Connell, le seul chef triple étoilé Michelin de la région de Washington, avec son restaurant « The Inn at Little Washington ». 

La fonction de chef cuisinier de la Maison Blanche remonte à une réorganisation du personnel opérée par Jacqueline Kennedy en 1961. En plus de 60 ans, deux Français ont occupé le poste, à une époque où les chefs de la patrie de Bocuse étaient incontournables dans les grandes écoles culinaires américaines.  

Mais Guillaume Gomez trouve légitime que les cordons-bleus des présidents soient désormais davantage la vitrine des traditions et savoir-faire nationaux. 

« Ils sont là aussi pour mettre en avant leur terroir et leur territoire, avec leur histoire, avec cet ADN qui fait la gastronomie d'un pays », a-t-il déclaré. « Aujourd'hui on ne mange pas français à la Maison Blanche, et c’est tant mieux! On mange français au palais de l'Elysée. Mon rôle en tant que chef du palais de l’Elysée, ce n'était pas de mettre en avant la truffe d'Alba, c'était le rôle de mes collègues au Quirinal ». 


La cinéaste émiratie Nayla al-Khaja collabore avec le compositeur oscarisé A.R. Rahman pour son nouveau film

M. Rahman composera la musique du prochain long-métrage de Nayla al-Khaja, Baab, qu’elle décrit comme son premier film «art et essai».
M. Rahman composera la musique du prochain long-métrage de Nayla al-Khaja, Baab, qu’elle décrit comme son premier film «art et essai».
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  • Cette collaboration est le fruit du hasard; c’est une simple coïncidence qui a conduit à un partenariat de rêve
  • Les deux artistes s’accordent pour dire que les meilleures collaborations naissent souvent de connexions spontanées

CANNES: La cinéaste émiratie Nayla al-Khaja s’est associée au compositeur indien oscarisé A.R. Rahman pour son prochain long-métrage, Baab.

«Ce projet me tient particulièrement à cœur. J’ai l’impression que ce travail sera unique et sans précédent. Il faut absolument que je me serve de ma caméra pour rendre cela en images, de la manière la plus sincère possible», déclare la cinéaste, elle-même lauréate de plusieurs prix, dans un entretien accordé à Arab News à l’occasion du festival de Cannes cette semaine.

M. Rahman – lauréat du Bafta, du Golden Globe et du Grammy, ayant composé plus de cent quarante-cinq musiques de film – participera au prochain long-métrage de la cinéaste, qu’elle décrit comme son premier film d’art et d’essai.

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Nayla al-Khaja (à droite) sur le tournage de son court-métrage The Shadow. (Photo fournie)

Elle est largement reconnue comme la première cinéaste indépendante des Émirats arabes unis (EAU). Elle a déjà réalisé les courts-métrages The Neighbour, Malal, Animal et The Shadow et coécrit Baab avec Masoud Amralla al-Ali.

«C’est extraordinaire qu’une personne puisse, comme elle, ouvrir la voie aux jeunes femmes et c’est encore plus remarquable de participer à l’aventure», déclare M. Rahman. Baab sera son premier projet au Moyen-Orient et il explique pourquoi il a été immédiatement attiré par cette collaboration.

«J’ai l’impression que ma carrière ne fait que commencer», déclare-t-il. «C’est comme si c’était mon premier film, car elle a une toute nouvelle vision et elle vient d’un endroit différent que je n’ai jamais visité. Je me sens toujours très à l’aise face à une page blanche.» 

La collaboration est le fruit du hasard, explique la cinéaste. C’est une simple coïncidence qui a conduit à un partenariat de rêve.

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A. R. Rahman avec ses deux oscars pour Slumdog Millionaire. (Photo fournie)

«En réalité, c’est grâce à Instagram», précise-t-elle. Un jour, après avoir vu l’une des stories où la cinéaste mentionne M. Rahman, son chauffeur lui dit en plaisantant: «Imaginez qu’elle vous appelle un de ces jours.»

«Ce n’était qu’une simple remarque, mais, deux jours plus tard, j’ai reçu un appel pour organiser une réunion», poursuit-elle.

Les deux s’accordent pour dire que les meilleures collaborations naissent souvent de connexions spontanées.

«C’était complètement imprévu», indique la cinéaste. «Mais je ne veux pas dire que cela s’est passé par accident. C’est le fruit d’une démarche sincère.»

A.R. Rahman explique ce qui l’a initialement attiré vers cette production. «J’aime les nuances», soutient-il. «Travailler avec un cinéaste a un côté ouvert et inexploré, ce qui est formidable.»

Il poursuit en expliquant le processus de composition: «En discutant avec un réalisateur, je découvre les choses à faire et à ne pas faire – son inspiration et son degré de réalisme. Je fais quelques recherches pour trouver des sons. Je les utilise ou non. C’est mieux de les avoir et de ne pas les utiliser que de ne pas les avoir du tout pendant la production», souligne-t-il.

La cinéaste décrit le film qui, indique Variety, suit une jeune fille (Wahida) alors qu’elle enquête sur la mort mystérieuse de sa sœur jumelle, comme «un film fantastique 100 % art et essai, à la limite de l'horreur».

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La cinéaste et le compositeur espèrent tous deux que le film sera spécial. (Photo fournie)

«C’est difficile à définir», souligne-t-elle. «C’est intense. Il y a des moments effrayants très inconfortables. Je ne sais pas si je peux le classer comme un film d’horreur, mais nous avons probablement deux ou trois scènes qui appartiennent à ce genre. Pour le reste, je dirais que c’est un film d’art et d’essai.»

L’une de ces scènes «inconfortables» survient vers la fin du film, précise-t-elle, lorsque l’un des personnages est suspendu à quelques centimètres du plafond.

«Elle est attachée par les bras et les jambes au moyen de cordes. Le plafond touche presque son visage pendant toute la scène puis, soudain, une corde se rompt. Elle reste accrochée longtemps et respire contre le plafond. C’est calme et puis ça casse! C’est juste à la fin», poursuit-elle.

Les deux artistes espèrent que le film sera spécial – non seulement en matière d’intrigue et d’interprétation, mais aussi de conception des costumes, de production et de musique.

«Nous voulons vraiment aller le plus loin possible», conclut la cinéaste.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com