Une nouvelle génération de femmes arabes se fraie un chemin vers la scène musicale mondiale

La musicienne égyptienne Felukah. (Photo fournie)
La musicienne égyptienne Felukah. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 14 décembre 2022

Une nouvelle génération de femmes arabes se fraie un chemin vers la scène musicale mondiale

La musicienne égyptienne Felukah. (Photo fournie)
  • Les couleurs orientales se faufilent lentement dans le tissu musical occidental
  • Alors qu’au Moyen-Orient, la scène musicale régionale devrait connaître la croissance la plus rapide au monde, les femmes arabes cherchent à faire preuve d’authenticité

RIYAD: De la collaboration du chanteur algérien Cheb Mami sur le titre Desert Rose de Sting en 1999 à celle de Marshmello avec la chanteuse libanaise Nancy Ajram en 2022, les couleurs orientales se faufilent lentement dans le tissu musical occidental. Cependant, les femmes arabes restent en marge de l’industrie, rares étant celles qui font parler d’elles.

En Arabie saoudite, la campagne annuelle Wrapped de Spotify a révélé qu’aucune femme musicienne saoudienne ne figurait dans la liste des dix artistes les plus écoutés du pays, et que seuls trois titres khaliji, dont deux de l’artiste syrienne Assala Nasri, étaient les plus écoutés.

La chanteuse chilo-palestinienne Elyanna
La chanteuse chilo-palestinienne Elyanna.

Toutefois, alors qu’il est prévu que la scène musicale régionale connaisse la croissance la plus rapide au monde, les femmes arabes cherchent à faire preuve d’authenticité.

Lors de la récente conférence XP Music Futures, des experts du secteur et des artistes ont partagé leurs réflexions sur la projection des femmes sur la scène mondiale. La chanteuse chilo-palestinienne Elyanna s’est rapidement fait un nom dans le monde entier, et a captivé le public avec sa crinière de boucles blondes foncées et ses yeux verts perçants.

Soutenue et découverte par le musicien libano-canadien Massari et le manager de The Weeknd, Wassim «Sal» Slaiby, elle compte désormais plus de 400 000 auditeurs mensuels sur Spotify.

Sa voix sensuelle et ses paroles contemporaines séduisent un large public, car elle créé des ponts entre les cultures d’une manière à la fois authentique et accessible à tous. Elle devient rapidement la voix d’une génération multiculturelle.

Matthew Knowles
Matthew Knowles.

Contrairement à beaucoup d’autres artistes en devenir, Elyanna continue à écrire des chansons en arabe, incorporant ses racines palestiniennes dans la création d’un genre unique qui lui est propre.

«Quand je travaille sur ma musique, je ne me dis pas que je veux faire quelque chose de fou. Je pense que ma musique doit me représenter. J’ai 20 ans, et je fais simplement ce qui me semble bon pour moi», confie-t-elle à Arab News. «Donc naturellement, les jeunes vont comprendre ça, parce qu’ils vont s’identifier à ce que ressent une jeune fille de 20 ans.»

«La beauté des chansons, c’est qu’elles ne sont pas faites pour les hommes ou les femmes. Les chansons sont des chansons. Tout commence avec de grandes chansons»

Matthew Knowles

Bien qu’elle ait fait remarquer qu’elle était trop jeune pour donner des conseils sur la façon de relever les défis qui se posent aux femmes dans le secteur, elle a insisté sur le mot «essayer» dans toutes ses aspirations.

«Quand on tient à quelque chose et qu’on est passionné, c’est tout ce dont on a besoin. Je crois que la musique arabe aura un impact un jour. Ce ne sera pas facile, évidemment, rien n’est vraiment facile. Je pense que notre culture est extrêmement belle, il y a tant de choses que le monde n’a pas vues dans notre culture», affirme Elyanna.

«Imaginez si nous leur montrons nos danseurs et la façon dont ils dansent; notre danse est si authentique, si belle. Regardez les instruments, les mélodies et les rythmes que nous avons. Beaucoup d’Américains se les réapproprient et en font des rythmes hip hop. Cela en dit beaucoup. C’est un bon début», ajoute-t-elle.

Matthew Knowles, le manager visionnaire à l’origine des carrières de Destiny’s Child, Beyoncé et Solange, les deux dernières étant ses filles, s’est exprimé sur la manière de devenir une star féminine à succès sur le marché mondial. Il a expliqué que, si 75% de ses clients ont été des femmes au fil des ans, l’image est essentielle dans l’industrie musicale.

«La beauté des chansons, c’est qu’elles ne sont pas faites pour les hommes ou les femmes. Les chansons sont des chansons. Tout commence avec de grandes chansons», a-t-il expliqué. «Je voulais aussi savoir si, grâce à la culture, les jeunes pourront paraître contemporains dans leurs tenues et si les femmes pourront paraître contemporaines dans leurs tenues, parce que si vous voulez rivaliser avec le monde, c’est avec cela que vous devez rivaliser, n’est-ce pas?»

Il estime que la langue est également un élément à prendre en considération. L’artiste chantera-t-il uniquement en arabe, en anglais ou dans les deux langues? «Comment comptez-vous aborder la barrière de la langue si vous voulez vous développer?», s’interroge M. Knowles.

Issue de la plus grande scène rap de la région, la musicienne égyptienne Felukah a bouleversé le concept du hip-hop arabe.

Inspirée par la prose et la poésie mondiales de la poétesse Nayyirah Waheed et de l’écrivain japonais Haruki Murakami, ses textes intrigants parviennent à s’adapter à la nature de la musique rap et hip-hop en mélangeant des paroles en arabe et en anglais. «Ce que j’essaie vraiment de faire, c’est de me représenter de la manière la plus authentique possible. Quand les gens peuvent s’identifier à ma musique, ils l’aiment.»

Felukah a récemment sorti l’hymne de Coca Cola pour la Coupe du monde de football 2022, une collaboration entre femmes avec le musicienne saoudienne Tamtam et la chanteuse mexicaine Danna Paola, qui reprend le tube de 1986 de Queen, A Kind of Magic, et a donné une performance captivante à XP Music Futures en novembre.

«Je reçois des commentaires haineux des hommes, mais également des femmes. On me dit souvent: “Je n'aime pas les femmes qui rappent, j’aime les voix masculines”», explique la chanteuse, évoquant son expérience comme femme dans l’industrie.

«Ce n’est pas une critique. Vous devez élargir vos horizons. Vous devez écouter; il y a tellement de femmes rappeuses, chanteuses, et le fait qu’une personne ne soit pas assez familière avec les voix de femmes et n’en ait pas trouvé au moins une qu’elle aime est incroyable. Donc, je n’accepte pas ça», poursuit-elle.

Elle a souligné que la musique arabe authentique ne connaîtrait pas le succès en une seule chanson, mais que les artistes contemporains, dont elle-même, s’efforcent de la représenter en vue d’un avenir plus radieux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Azzedine Alaïa et Christian Dior : aux racines d’un maître tunisien de la haute couture

Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
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  • Le livre met en lumière un dialogue esthétique et technique entre Alaïa et Dior, fondé sur une vision commune de la forme et du savoir-faire
  • L’expérience fondatrice d’Alaïa chez Dior et son admiration durable ont profondément influencé son parcours et inspiré l’exposition et l’ouvrage

DHAHRAN : Le livre de table publié par Damiani, « Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la haute couture », tisse avec élégance un dialogue visuel entre ces couturiers emblématiques du XXe siècle.

À travers des photographies capturant ces vêtements sculpturaux, l’ouvrage offre un festin visuel d’une grande élégance, ponctué de quelques pages de textes soigneusement sélectionnés.

Disponible uniquement en anglais, le livre, paru ce mois-ci, se lit aisément, avec une préface de l’éditrice et galeriste italienne Carla Sozzani, qui écrit : « Il ne s’agit pas simplement d’un dialogue entre deux maîtres de la haute couture, mais d’un retour à une origine profondément humaine et formatrice.

Christian Dior et Azzedine Alaïa ont développé un langage commun fondé sur une discipline intérieure et un respect de la forme, un langage qui a inspiré, inspire encore et continuera d’inspirer des générations. » 

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Le livre est sorti le 21 avril. (Publié par et avec l’autorisation de Damiani Books)

D’autres éclairages sont apportés par des figures telles qu’Olivier Saillard, historien de la mode français et directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, ainsi qu’Olivier Flaviano, directeur de La Galerie Dior depuis son inauguration en 2022, entre autres.

L’ouvrage présente également 70 pièces textiles impeccablement mises en scène, issues des archives des années 1950 et conservées à la Fondation Alaïa.

L’histoire commence en Tunisie, où le jeune Alaïa (1935-2017) découvre pour la première fois les créations de Dior (1905-1957) en feuilletant des magazines de mode français fournis par Madame Pinault, une sage-femme locale qui l’avait pris sous son aile.

Fils d’agriculteurs céréaliers, Alaïa est envoyé vivre chez ses grands-parents avec sa sœur jumelle, Hafida. À 15 ans, il ment sur son âge pour intégrer l’Institut des Beaux-Arts de Tunis en tant qu’apprenti sculpteur.

Il finance ses études en aidant une couturière qui vendait des reproductions de créations de grands couturiers parisiens à une clientèle tunisienne aisée.

Encouragé par Habiba Menchari, figure de l’émancipation féminine en Tunisie, il approche Madame Zeineb Levy-Despas, cliente de la maison Dior alors dirigée par Yves Saint Laurent, qui lui obtient un stage intensif de quatre jours à la Maison Dior.

En juin 1956, Alaïa, âgé de 21 ans, arrive dans l’atelier de Christian Dior, alors âgé de 51 ans, situé rue François 1er, au cœur du Triangle d’Or, épicentre du luxe parisien.

Bien que trois décennies les séparent, leurs esthétiques et leurs silhouettes présentent des similitudes, renforcées par leur goût intemporel.

Tous deux discrets, ils étaient fascinés par un artisanat minutieux et somptueux, laissant leurs œuvres — véritables sculptures à porter — s’exprimer d’elles-mêmes. Ils partageaient un goût pour les textures, les constructions ingénieuses et une architecture du vêtement à la fois douce et puissante.

Cette expérience brève mais fondatrice — ainsi que des décennies de collection des chefs-d’œuvre de Dior — a largement contribué à cette exposition.

Si l’exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris s’achève le 21 juin, près de 70 ans après ce stage, les images et les chefs-d’œuvre détaillés présentés dans le livre, eux, perdureront toute une vie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire

Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
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  • Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive
  • Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e)

LENS: Lens n'est plus qu'à un match d'écrire une grande page de son histoire: les Sang et Or ont battu Toulouse (4-1) mardi soir au stade Bollaert pour rallier la finale de la Coupe de France, qu'ils n'ont encore jamais remportée.

Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.

Comment pouvait-il en être autrement? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu'il l'a rappelé avant le coup d'envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l'histoire: malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n'a jamais soulevé ce trophée.

Les Lensois auront l'occasion d'effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s'affrontent mercredi soir à la Meinau.

Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d'une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état, qui n'aura pas souvent eu l'occasion de vibrer pour sa coupe de la saison, en l'absence de compétition européenne, en n'accueillant que le 32e de finale avant cette rencontre. Alors les supporters en ont profité jusqu'au bout, chantant "on est en finale" quand le résultat était devenu inéluctable, avant d'envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.

Réalisme lensois froid 

Puni par une entame de match désastreuse lors de la "manche aller", les joueurs de l'Artois ont cette fois piqué d'entrée grâce à Florian Thauvin, d'un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (5e). Le champion du monde (2018) l'avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop.

Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d'une frappe à l'entrée de la surface avant de célébrer d'un salto devant le banc lensois (18e).

Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière qui a rappelé le début du match précédent, symbolisé par une première approximation de Samson Baidoo (2e), enfin de retour en tant que titulaire après une blessure, puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (21e).

Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou (21 ans) aussi a été hésitant, sans doute pris par l'enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.

Toulouse limité 

Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois.

Mais malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d'un centre de l'autre piston, Saud Abdulhamid (35e).

Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain.

En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n'aura pas montré grand-chose et s'est heurté aux limites d'un onzième de Ligue 1, face au deuxième. S'il n'a pas le championnat, Lens aura peut-être la Coupe.

 

 


Le « Inshallah » d’Anne Hathaway fait le buzz

L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
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  • L’utilisation du mot « Inshallah » par Anne Hathaway dans une interview devient virale et saluée pour sa portée culturelle
  • Sabrina Carpenter s’excuse après une confusion sur une tradition arabe lors de Coachella, relançant le débat sur la sensibilité culturelle

DUBAÏ : L’actrice hollywoodienne Anne Hathaway a suscité une vague de réactions positives en ligne après avoir utilisé l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview.

Offrant un moment de résonance culturelle au cours d’une discussion introspective sur le vieillissement et la longévité dans l’industrie du cinéma, l’actrice s’exprimait auprès de People Magazine pour promouvoir son dernier film, « The Devil Wears Prada 2 ».

Elle s’est confiée sur sa vie à 43 ans et sur ce que signifie avoir passé plus de deux décennies à Hollywood, évoquant l’évolution de sa perspective au fil du temps.

« J’apprécie enfin le calme », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle ne vit plus les hauts et les bas émotionnels de l’industrie avec la même intensité qu’auparavant. Désormais, elle aborde chaque nouvelle décennie avec curiosité plutôt qu’avec crainte.

Elle a ajouté : « Je veux avoir une vie longue et en bonne santé, Inshallah. J’espère. »

L’utilisation de cette expression arabe — qui signifie « si Dieu le veut » — a largement trouvé un écho, notamment auprès des publics du Moyen-Orient où elle est couramment employée pour exprimer l’espoir.

La vidéo de l’interview a depuis dépassé les 300 000 mentions « j’aime » sur TikTok.

Un utilisateur a commenté : « Inshallah ma princesse de Genovia », en référence à son rôle dans « The Princess Diaries », tandis qu’un autre a écrit : « Masha Allah sœur Anne ».

Plusieurs internautes ont également salué sa sagesse sur le vieillissement, l’un d’eux déclarant : « C’est la version la plus agréable d’elle que j’ai vue en interview récemment. »

Par ailleurs, la chanteuse américaine Sabrina Carpenter a présenté ses excuses sur X samedi après avoir confondu une zaghrouta — une ululation festive traditionnelle arabe — avec du yodel lors de sa performance principale à Coachella vendredi soir.

« Toutes mes excuses, je n’ai pas vu cette personne et je n’entendais pas clairement », a écrit Carpenter. « Ma réaction relevait de la confusion et du sarcasme, sans mauvaise intention. J’aurais pu mieux gérer la situation ! Maintenant, je sais ce qu’est une zaghrouta ! »

Des extraits de la scène ont largement circulé en ligne. Assise au piano sur la scène principale du festival, elle avait réagi : « Je crois avoir entendu quelqu’un faire du yodel… Je n’aime pas ça. »

Le fan a répondu : « C’est ma culture ! » — ce à quoi Carpenter a répliqué : « C’est ta culture, le yodel ? » Avant que l’intéressé ne précise : « C’est un cri de célébration. » Carpenter a alors conclu : « On est à Burning Man ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est étrange. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com