Des créateurs et développeurs du Moyen-Orient participent au Lens Fest 2022 de Snap

Selon Snap, 300 000 créateurs et développeurs de réalité augmentée dans le monde ont créé plus de 3 millions de lentilles Snapchat sur Lens Studio cette année, soit une augmentation par rapport aux 250 000 développeurs et aux 2,5 millions de lentilles en 2021. (Photo fournie)
Selon Snap, 300 000 créateurs et développeurs de réalité augmentée dans le monde ont créé plus de 3 millions de lentilles Snapchat sur Lens Studio cette année, soit une augmentation par rapport aux 250 000 développeurs et aux 2,5 millions de lentilles en 2021. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Des créateurs et développeurs du Moyen-Orient participent au Lens Fest 2022 de Snap

  • L'événement virtuel mondial a marqué le cinquième anniversaire du lancement du Lens Studio du développeur Snapchat
  • Parmi les participants figuraient, entre autres, des développeurs d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et d’Oman

DUBAÏ: Des créateurs de tout le Moyen-Orient ont participé à Lens Fest, une conférence virtuelle mondiale annuelle pour les créateurs et les développeurs de réalité augmentée (RA), organisée par le développeur Snapchat, Snap Inc. qui a marqué cette année le cinquième anniversaire du Lens Studio de la société.

Parmi eux figurent Maha Aldosary, d’Arabie saoudite, et Mohammed al-Asmar, d’Oman, qui ont créé des lentilles de réalité augmentée immersives destinées à être utilisées lors de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar.

Selon Snap, 300 000 créateurs et développeurs de RA dans le monde ont créé plus de 3 millions de lentilles Snapchat sur Lens Studio cette année, soit une augmentation par rapport aux 250 000 développeurs et aux 2,5 millions de lentilles en 2021.

Pour encourager davantage les développeurs, Snap a dévoilé In-Lens Digital Goods, un modèle de monétisation directe qu’il teste et qui permet aux créateurs et aux développeurs de vendre des articles numériques dans leurs lentilles, que les utilisateurs peuvent acheter en utilisant des jetons.

«Lens Studio est le premier outil pour créer des expériences de réalité augmentée utiles, évolutives et de valeur», explique Sophia Dominquez, directrice des partenariats et de l’écosystème de la plate-forme de RA de Snap.

«Lors du Lens Fest 2022, nous avons présenté le rôle que joue Snap dans le soutien des développeurs régionaux avec les outils et ressources AR nécessaires qui permettent de donner vie à leurs idées créatives avec Lens Studio.»

Lors de cet événement de deux jours, qui s’est tenu les 6 et 7 décembre, Snap a annoncé les lauréats des 2022 Lens Fest Awards dans cinq catégories: jeu, mode, bien-être, éducation et moonshot.

La catégorie moonshot «met en avant les créateurs qui voient le potentiel illimité de la RA et se mettent au défi de faire quelque chose qui n’a jamais été fait auparavant», explique Oscar Falmer, responsable des relations avec les développeurs de RA de Snap pour l’Europe. «Ces lentilles utilisent une combinaison de technologie et de créativité pour repousser les limites de ce qui est possible en RA.»

Denis Rossiev, qui se décrit comme un artiste du métavers et un développeur de RA originaire des Émirats arabes unis, a remporté le prix du meilleur projet avec sa lentille Imaginary Friends, qui scanne et crée des compagnons de danse virtuels à partir d’objets situés à proximité de l’utilisateur.

Snap a également évoqué le rôle de la RA dans le commerce électronique lors de la conférence. L’entreprise a précisé que 363 millions de personnes utilisaient chaque jour la technologie de la caméra de Snapchat et que les utilisateurs s’engageaient dans des expériences de RA en moyenne 6 milliards de fois par jour.

Beaucoup d’entre eux, en particulier les plus jeunes, utilisent la réalité augmentée pour faire des achats, a noté la société, ajoutant que 92% des utilisateurs de la génération Z sont intéressés par l’utilisation de la RA pour faire des achats. Par ailleurs, 80% de tous les acheteurs se sentent plus confiants dans leurs achats après avoir intégré la RA dans le processus, et 66% de ceux qui ont utilisé la RA ont affirmé qu’ils étaient moins susceptibles de retourner un article, a ajouté Snap.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.


L'Égypte condamne les attaques iraniennes contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït

La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
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  • L'Egypte met en garde contre les attaques qui menacent la stabilité régionale et réaffirme son soutien aux Etats arabes du Golfe
  • Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe

DUBAI : L'Egypte a condamné mercredi les attaques iraniennes visant la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, les décrivant comme une escalade dangereuse et une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des trois pays.

Le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont signalé des interceptions de drones, des sirènes de raids aériens et des tirs de missiles dans le cadre des attaques iraniennes contre des cibles liées aux États-Unis dans la région.

Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe et a affirmé son soutien aux mesures visant à protéger leur sécurité, leur stabilité et leurs biens nationaux.

Le ministère a déclaré que les attentats menaçaient la sécurité et la stabilité de l'ensemble de la région, soulignant que la sécurité des États arabes faisait "partie intégrante" de la sécurité nationale égyptienne et arabe.

L'Égypte a également réitéré son rejet de toute action qui porte atteinte à la souveraineté des États ou menace l'intégrité territoriale, tout en appelant à la désescalade et au respect du droit international afin de préserver la stabilité régionale.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.