Six mois après le séisme dans le sud-est de l'Afghanistan, les habitants retrouvent de nouvelles maisons

Des garçons afghans sont assis devant des maisons nouvellement construites par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le district de Barmal, dans la province de Paktika. (Photo, AFP)
Des garçons afghans sont assis devant des maisons nouvellement construites par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le district de Barmal, dans la province de Paktika. (Photo, AFP)
Des villageois afghans assistent à une cérémonie de remise des clés des maisons nouvellement construites par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le district de Barmal, dans la province de Paktika. (Photo, AFP)
Des villageois afghans assistent à une cérémonie de remise des clés des maisons nouvellement construites par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans le district de Barmal, dans la province de Paktika. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 20 décembre 2022

Six mois après le séisme dans le sud-est de l'Afghanistan, les habitants retrouvent de nouvelles maisons

  • Quelque 700 nouvelles maisons en pierres seront achevées fin décembre à Barmal, dans la province de Paktika, sur les 1 000 prévues par l'agence des Nations unies pour les réfugiés
  • L'Afghanistan est fréquemment touché par des tremblements de terre, notamment dans la chaîne de montagnes Hindu Kush, qui se trouve près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne

BARMAL: Six mois après le séisme qui a fait plus de 1 000 morts et des milliers de sans-abri dans le sud-est de l'Afghanistan, de nouvelles maisons ont vu le jour au grand soulagement des habitants qui affrontent l'hiver.

"Quand je suis arrivé ici, ma mère, mes frères, tout le monde était déjà enterré", a témoigné Rasool Badshah, qui s'est vu remettre en fin de semaine les clés de sa nouvelle maison en pierre dans le district de Barmal.

Le jeune homme travaillait au Pakistan quand, le 22 juin, un séisme d'une magnitude de 5,9 a frappé cette région pauvre et isolée du sud-est de l'Afghanistan.

Plus de 1 000 personnes sont décédées, dont les parents et les proches du jeune homme, et quelque 3 000 autres blessées. Des milliers d'habitants se sont également retrouvés sans-abri, les maisons de brique et de terre séchée n'ayant pas résisté aux secousses.

"Plus de 7 000 familles ont été touchées" par le tremblement de terre dans le district de Barmal. "Le HCR s'est donc concentré sur les familles dont la maison a été détruite à 100% ou à plus de 60%", a expliqué à l'AFP Léonard Zulu, représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) lors de la livraison des premières maisons.

Quelque 700 nouvelles maisons en pierres seront achevées fin décembre à Barmal, dans la province de Paktika, sur les 1 000 prévues par l'agence des Nations unies pour les réfugiés. Trois cents autres devraient voir le jour dans le district voisin de Spera, portant à 1 300 le nombre total d'abris construits dans cette région d'ici 2023 par le HCR.

"Nos maisons en torchis se sont transformées en maisons en béton, c'est très bien, nous n'aurions pas pu construire ces maisons, pas même nos enfants et petits-enfants (...). Elles nécessitent beaucoup d'argent et nous ne pouvions pas nous le permettre", s'est réjoui Rasool Badshah.

Les maisons construites par le HCR sont équipées de panneaux solaires et de batteries pour l'éclairage, ainsi que de poêles pour le chauffage et la cuisine. Des latrines ont également été construites à proximité des habitations.

"Au printemps, nous commencerons à construire deux écoles dans les districts où la communauté a identifié et fourni le terrain. Nous construirons également une clinique pour la communauté", a expliqué Léonard Zulu.

L'Afghanistan est fréquemment touché par des tremblements de terre, notamment dans la chaîne de montagnes Hindu Kush, qui se trouve près de la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.