La filière du livre repense sa résistance face à Amazon

Le secteur du livre est lui aussi durement impacté par le reconfinement (Photo, François GUILLOT/AFP).
Le secteur du livre est lui aussi durement impacté par le reconfinement (Photo, François GUILLOT/AFP).
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Publié le Mercredi 18 novembre 2020

La filière du livre repense sa résistance face à Amazon

  • Amazon.fr est, semble-t-il, numéro un depuis plusieurs années, devant la Fnac ou les Espaces culturels E.Leclerc
  • Les confinements, qui ont contraint les librairies à fermer, ont amené la filière à revoir sa stratégie face à la multinationale

PARIS: Auteurs, éditeurs, libraires, qu'ils osent prononcer ou non le nom d'Amazon, ont dû réfléchir pendant ce confinement aux moyens de résister à un géant qui menacerait la diversité culturelle et le commerce de proximité.

« Oui ils se gavent, et à nous de ne pas les gaver ! », lançait la ministre de la Culture Roselyne Bachelot le 2 novembre.

« On parle beaucoup d'Amazon avec beaucoup de fantasmes », lui répondait le directeur général d'Amazon France Frédéric Duval. Il relativisait la part de marché de son entreprise dans l'ensemble du commerce en France.

Dans le livre, premier créneau de l'entreprise à sa création en 1995, on sait que cette part est en hausse, sans la chiffrer exactement. Le groupe ne divulgue pas ses ventes par produit et par pays.

Amazon.fr numéro un

Amazon.fr est, semble-t-il, numéro un depuis plusieurs années, devant la Fnac ou les Espaces culturels E.Leclerc. 

D'après le Syndicat national de l'édition, il réalise en temps normal 50% des ventes en ligne, estimation grossière, ce qui représenterait 10 à 15% des ventes totales. Le Syndicat de la librairie française pense qu'Amazon capte « plus de la moitié » des ventes en ligne et environ 10% au total.

Les confinements, qui ont contraint les librairies à fermer, ont amené la filière à revoir sa stratégie face à la multinationale.

Elle s'est concentrée sur la communication. Ecrivains, jurys littéraires et même responsables politiques ont multiplié les appels à aider les libraires, autorisés à vendre des ouvrages précommandés (« click and collect »).

La chaîne Intermarché, par un « drive solidaire », a mis à disposition sa plate-forme numérique pour les libraires dépourvus de site internet marchand.

Cela semble très insuffisant. La librairie Le Grenier, à Dinan (Côtes-d'Armor), estime ainsi qu'elle réalise actuellement 12% de son chiffre d'affaires habituel.

Le modèle « est bon »

« Certains libraires commencent à être rentables en novembre-décembre, une période déterminante. Donc pour eux, ce deuxième confinement est très difficile », explique l'universitaire Vincent Chabault, spécialiste du marché du livre.

« Pour autant, le modèle de la librairie en France est bon. C'est le premier secteur qui a subi l'arrivée d'Amazon et alors qu'on taxait les libraires de ringards, rétifs à la numérisation, ils se sont bien armés. L'enjeu est de faire venir du monde en magasin par des outils numériques, et ils y travaillent », ajoute l'auteur d'un « Eloge du magasin » paru en janvier.

Des librairies, à Cannes ou Paris, sont allées jusqu'à braver l'interdit et ouvrir leurs portes.

Ailleurs dans la filière, les plus radicaux ont été une cinquantaine de petits éditeurs ou groupements d'éditeurs qui, début novembre, ont écrit dans une tribune : « Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon ».

« Nous ne voulons pas remplacer les conseils d'un ou d'une libraire par ceux d'un algorithme, ni collaborer à un système qui met en danger la chaîne du livre par une concurrence féroce et déloyale », détaillent-ils.

On y trouve pêle-mêle Hobo Diffusion, qui regroupe quelque 80 maisons, et des éditeurs militants anticapitalistes (Les Editions sociales, marxistes, Noir & Rouge, anarchiste, ou Les Editions libertaires) ou régionaux (Le Chien rouge à Marseille, Huber à Pau, Goater ou encore Pontcerq à Rennes).

Pour eux, le risque économique, sans être nul, n'est pas démesuré. « Il y a un report qui se fait, des clients en ligne qui, s'ils ne trouvent pas le titre sur Amazon, le cherchent ailleurs », explique le gérant de Hobo David Doillon. « On perd peut-être du chiffre d'affaires mais c'est une question de cohérence avec les ouvrages que l'on présente », ajoute-t-il.

Sortir complètement d'Amazon est cependant quasi impossible. La plate-forme référence toutes les nouveautés, à partir de bases de données communes aux éditeurs. Et les livres que le groupe ne parvient pas à faire entrer dans son stock peuvent être proposés, via son service Marketplace, par des revendeurs d'occasions, des particuliers...

Au pays du prix unique du livre, la concurrence se joue sur les frais d'expédition, systématiquement fixés à 0,01 euro chez Amazon. Le gouvernement a donné un coup de main en annonçant début novembre qu'il prendrait en charge les frais postaux pour les libraires indépendants. Mais cela ne durera que le temps du confinement.


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.