2023, année de tous les dangers pour la facture de gaz des ménages

Pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson (tarif base) ou l'eau chaude (B0), la hausse pourrait être moindre, tout dépendra d'un arrêté gouvernemental attendu d'ici au 31 décembre. (Photo, AFP)
Pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson (tarif base) ou l'eau chaude (B0), la hausse pourrait être moindre, tout dépendra d'un arrêté gouvernemental attendu d'ici au 31 décembre. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 26 décembre 2022

2023, année de tous les dangers pour la facture de gaz des ménages

Pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson (tarif base) ou l'eau chaude (B0), la hausse pourrait être moindre, tout dépendra d'un arrêté gouvernemental attendu d'ici au 31 décembre. (Photo, AFP)
  • La hausse sera de 15% en moyenne à partir du 1er janvier pour les clients qui ont souscrit une offre en tarif réglementé de vente du gaz naturel (TRVg) ou dont le contrat est indexé sur ce tarif
  • La consommation de gaz en France, comme ailleurs en Europe, a baissé significativement depuis le 1er août, mais il est difficile de savoir si c'est dû au prix ou à un effort de sobriété

PARIS: Les ménages français ont été en majorité épargnés cette année par l'envolée des prix du gaz grâce au bouclier tarifaire ou à la faveur d'un contrat à prix fixe, mais 2023 sera un cap plus difficile à passer.

De combien le tarif réglementé va-t-il augmenter ?

La hausse sera de 15% en moyenne à partir du 1er janvier pour les clients qui ont souscrit une offre en tarif réglementé de vente du gaz naturel (TRVg) ou dont le contrat est indexé sur ce tarif.

Pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson (tarif base) ou l'eau chaude (B0), la hausse pourrait être moindre, tout dépendra d'un arrêté gouvernemental attendu d'ici au 31 décembre.

Certains ménages, entreprises ou copropriétés engagés sous contrat à prix de marché ou dont le contrat a expiré en 2022, ont déjà vu leurs tarifs exploser et sont en difficulté.

En copropriété, le bouclier tarifaire fonctionne moins bien: l'aide est plafonnée et le syndic de l'immeuble ou le bailleur social doit réclamer une aide a posteriori.

Qui va payer plus cher au 1er janvier ?

Environ 40% des ménages. Il s'agit des abonnés d'Engie en tarif réglementé ou d'un des 22 fournisseurs locaux, comme Gaz de Bordeaux, ou les clients d'autres fournisseurs ayant une offre indexée sur le tarif réglementé.

Pour ces clients, les tarifs n'ont pas bougé depuis le 1er novembre 2021 grâce au bouclier tarifaire sans lequel la facture aurait augmenté de 122%. L'Etat a payé la différence et compensé aux fournisseurs de gaz.

Actuellement, "on peut trouver des contrats au même niveau que le tarif réglementé mais pas moins cher", dit à l'AFP le médiateur de l'énergie, qui propose un comparateur d'offres indépendant et gratuit (http://comparateur.energie-info.fr).

Qui échappe à la hausse de janvier ?

Rien ne change pour les clients ou copropriétés qui avaient souscrit une offre à prix fixe, souvent sur une ou plusieurs années. Mais ils s'exposent à une hausse de tarif quand leur contrat arrivera à échéance: certains ont déjà doublé, triplé ou plus en 2022.

Il est conseillé de bien comparer les offres car les copropriétés, quand elles s'engagent, paient des pénalités en cas de résiliation.

Y aura-t-il d'autres hausses du prix du gaz en 2023?

Probablement. Le bouclier tarifaire a été prolongé jusqu'au 30 juin par la loi de finances 2023. Dès le lendemain, les tarifs réglementés de vente du gaz disparaîtront pour tout le monde, parce que jugés contraires au droit européen.

Les clients concernés ont reçu plusieurs courriers, selon le médiateur de l'énergie, et devront souscrire un nouveau contrat. S'ils restent passifs, ils basculeront automatiquement chez Engie (ex-GDF Suez) dans un contrat qu'ils n'auront toutefois pas choisi.

Le 1er juillet, la Commission de régulation de l'énergie mettra en place un prix de référence qui pourrait servir de base à la poursuite du bouclier tarifaire.

La hausse des prix du gaz fait-elle baisser la consommation ?

La consommation de gaz en France, comme ailleurs en Europe, a baissé significativement depuis le 1er août, mais il est difficile de savoir si c'est dû au prix ou à un effort de sobriété.

Pour les ménages, la baisse est de 14% depuis le 1er août, selon des chiffres corrigés du climat arrêtés au 18 décembre par GRTgaz et comparés à l'hiver 2018-2019 servant de référence.

Mais la baisse spectaculaire de la consommation de gaz par les gros industriels français (-22%), montre que la hausse des prix force bien les clients à réduire leur consommation, puisque les entreprises ne sont pas protégées par le bouclier tarifaire.

Autre illustration: dans un pays comme la Belgique, où il n'existe pas de tarif plafonné du gaz, la baisse de consommation des ménages a atteint -20% en novembre, par rapport à la moyenne 2019-2021, selon l'institut Bruegel.

La hausse des prix est-elle un mal nécessaire?

La question se pose au moment où l'Europe veut accomplir sa transition énergétique et réduire sa consommation d'énergies fossiles comme le gaz et le pétrole, émetteurs de gaz à effet de serre.

Pour l'association de défense des consommateurs CLCV, la hausse est cependant insoutenable, et les aides insuffisantes car "pour les personnes ayant des revenus inférieurs à 2.000 euros par mois, certaines consacrent 60% de leur budget aux dépenses essentielles", dont l'énergie.

Oui, estiment au contraire certains experts qui soulignent l'importance du "signal prix" pour inciter à la sobriété énergétique. Ils jugent qu'un prix faussé par l'intervention de l'Etat engendre une surconsommation, au lieu de concentrer les subventions sur l'aide à la régulation et rénovation thermiques.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Short Url
  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Short Url
  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".


Aux Etats-Unis, la Fed menacée de poursuites par le gouvernement

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche que la banque centrale américaine était menacée de poursuites par le ministère de la Justice, s'ajoutant à de multiples pressions face à son refus de céder aux injonctions de Donald Trump sur les taux d'intérêt. (AFP)
Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche que la banque centrale américaine était menacée de poursuites par le ministère de la Justice, s'ajoutant à de multiples pressions face à son refus de céder aux injonctions de Donald Trump sur les taux d'intérêt. (AFP)
Short Url
  • La Fed a reçu une convocation de la part du ministère de la Justice qui pourrait conduire à une mise en accusation au pénal, sur la base d'une de ses auditions en juin qui concernait un projet de rénovation du bâtiment de la Fed
  • Cette convocation s'inscrit selon lui dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux

WASHINGTON: Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche que la banque centrale américaine était menacée de poursuites par le ministère de la Justice, s'ajoutant à de multiples pressions face à son refus de céder aux injonctions de Donald Trump sur les taux d'intérêt.

La Fed a reçu une convocation de la part du ministère de la Justice qui pourrait conduire à une mise en accusation au pénal, sur la base d'une de ses auditions en juin qui concernait un projet de rénovation du bâtiment de la Fed, a-t-il détaillé dans un communiqué.

Cette convocation s'inscrit selon lui dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l'inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.

"Cette menace n'est pas au sujet de mon témoignage. C'est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président", a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.

Interrogé sur le sujet lors d'une interview accordée à la chaîne NBC, M. Trump assure qu'il "ne sai(t) rien à ce sujet. Je ne penserais même pas à le faire de cette manière. La seule pression qu'il doit sentir est dans le fait que les taux sont trop élevés. C'est la seule".

Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu'il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.

Selon ce dernier, la vraie question est "de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations".

Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu'il surnomme "trop tard", de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d'agir pour des motifs politiques et non économiques.

Une Fed sans président? 

Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de "nigaud" et cherchant le moyen de le licencier.

"J'ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j'ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m'a confirmé", a insisté M. Powell.

Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié l'enquête d'attaque contre l'indépendance de la Fed. "Quiconque est indépendant et ne se contente pas de suivre Trump à la lettre fait l'objet d’une enquête", a-t-il dénoncé.

Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.

Mais le siège pourrait rester vacant "le temps que l'enquête suive son cours", a estimé le sénateur républicain Thom Tillis dans un communiqué, assurant qu'il ne confirmerait "aucune nomination pour la Fed, y compris pour son président tant que ce point juridique ne (serait) pas pleinement réglé".

"S'il existait encore le moindre doute sur le fait que certains conseillers au sein du gouvernement poussent pour mettre fin à l'indépendance de la Fed, ils sont désormais écartés. C'est à présent la crédibilité du ministère de la Justice qui est en jeu", a-t-il ajouté.

Si le président américain propose les candidats à un poste dans l'administration, y compris pour la banque centrale, ces derniers ne peuvent entrer en fonction tant que le Sénat n'a pas voté en leur faveur.

Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la Cour suprême.

Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l'objet d'une évaluation complète. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, estime qu'elle "doit changer de cap".