Au moins 19 morts dans l'incendie d'un hôtel casino au Cambodge

Une opération de secours menée conjointement par les Cambodgiens et les Thaïlandais était toujours en cours jeudi (Photo, AFP).
Une opération de secours menée conjointement par les Cambodgiens et les Thaïlandais était toujours en cours jeudi (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 décembre 2022

Au moins 19 morts dans l'incendie d'un hôtel casino au Cambodge

  • Le feu s'est déclaré mercredi vers 23h30 (16h30 GMT) au Grand Diamond City, dans la ville cambodgienne de Poipet
  • Du côté thaïlandais, les autorités locales ont recensé treize blessés graves

POIPET: Au moins 19 personnes ont trouvé la mort dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'incendie d'un hôtel casino à la frontière du Cambodge et de la Thaïlande, mais les autorités cambodgiennes craignent que le bilan s'alourdisse.

Le feu s'est déclaré mercredi vers 23h30 (16h30 GMT) au Grand Diamond City, dans la ville cambodgienne de Poipet.

"Il y a 19 morts à ce stade. Le nombre total de morts pourrait être encore plus élevé", a indiqué à l'AFP Sek Sokhomm, directeur du service d'information de la province de Banteay Mean Chey, le précédent bilan faisant état de dix morts.

Une opération de secours menée conjointement par les Cambodgiens et les Thaïlandais était toujours en cours jeudi. Des bâtiments calcinés, il ne reste que les fondations et des bouts de façade.

Du côté thaïlandais, les autorités locales ont recensé treize blessés graves, a indiqué un responsable de la province de Sa Kaeo, frontalière du Cambodge.

"Plus de 50 personnes" sont soignées dans des hôpitaux de cette province thaïlandaise, a indiqué son gouverneur, Parinya Phothisat. Environ soixante autres ont quitté l'hôpital après un examen médical.

De la «fumée partout»

En tout, 79 Thaïlandais, 30 Cambodgiens et 8 Indonésiens sont passés par les hôpitaux thaïlandais, a-t-il précisé.

Des photos prises au moment du sinistre ont montré la manœuvre périlleuse de pompiers qui, à l'aide d'une grue, tentaient d'extraire d'un bâtiment en flammes des personnes piégées sur un balcon ou le rebord des fenêtres.

Le complexe, haut de plusieurs étages, ainsi qu'une passerelle reliant deux immeubles étaient ravagés par le feu.

Des pompiers thaïlandais ont été mobilisés pour maîtriser l'incendie.

Un membre de la fondation thaïlandaise de secourisme Ruamkatanyu a précisé à l'AFP que le feu s'est rapidement propagé dans l'hôtel casino, en raison de la présence de moquette.

"L'incendie était intense, il y avait de la fumée partout. J'ai vu des personnes courir pour s'échapper de la fumée", a-t-il déclaré.

Les secouristes ont eu du mal à intervenir en raison de la fumée, a décrit Naphat Klonkliang, de la fondation Ruamkatanyu, qui a retrouvé deux corps sans vie.

Quelque 400 personnes travaillent au Grand Diamond City, selon la police cambodgienne.

A 200 mètres de la Thaïlande

La loi interdit aux citoyens du Cambodge, l'un des pays les plus pauvres d'Asie, de participer à des jeux d'argent dans les casinos.

Mais de nombreux casinos pour étrangers ont essaimé dans les villes frontalières, comme Poipet, où afflue une clientèle essentiellement thaïlandaise. Les casinos sont officiellement bannis en Thaïlande, ce qui incite les joueurs à franchir la frontière.

Le Grand Diamond City se trouve à environ 200 mètres du poste frontière, sur la route animée qui relie la capitale thaïlandaise Bangkok à Siem Reap, ville touristique cambodgienne connue pour les temples d'Angkor situés à proximité.

Ces derniers mois, plusieurs incendies meurtriers dans des établissements de nuit, régulièrement soupçonnés de ne pas respecter les règles élémentaires de sécurité, se sont déclarés en Asie du Sud-Est.

En août, un feu dans une discothèque près de Pattaya, en Thaïlande, a fait 26 morts, principalement des jeunes locaux venus faire la fête.

Un mois plus tard, 32 personnes ont trouvé la mort dans l'incendie d'un bar karaoké dans la banlieue de Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".