Le transfert de Ronaldo à Al-Nassr, un point culminant pour le football en Arabie saoudite et en Asie

La superstar portugaise Cristiano Ronaldo aurait signé un contrat de deux ans avec le club saoudien Al-Nassr.
La superstar portugaise Cristiano Ronaldo aurait signé un contrat de deux ans avec le club saoudien Al-Nassr.
Short Url
Publié le Samedi 31 décembre 2022

Le transfert de Ronaldo à Al-Nassr, un point culminant pour le football en Arabie saoudite et en Asie

  • D'un trait de plume et de la signature d'un contrat, Al-Nassr est devenu l'une des équipes les plus médiatisées au monde
  • Sa présence mettra la ligue sous les feux des projecteurs, à un moment où la Ligue Professionnelle saoudienne est relativement bien cotée sur le plan international

RIYAD: Quelques grandes histoires ont eu lieu dans le football saoudien ces derniers mois et ces dernières années, mais rien de tel que la signature de Cristiano Ronaldo pour Al-Nassr. 

La victoire en Coupe du monde contre l'Argentine a été énorme et ne sera jamais oubliée, offrant sans doute le plus grand moment de football de la nation.

Mais lorsqu'il s'agit de football national, rien n’a ressemblé à l'arrivée de la légende portugaise dans la Ligue professionnelle saoudienne (Roshn Saudi League).

La présence de l'un des plus grands joueurs de l'histoire à Riyad, Djeddah, Dammam et ailleurs sera suivie au cours des prochaines semaines, des prochains mois et, peut-être même, des prochaines années, par des centaines de millions de personnes aux quatre coins de la planète.

Cet évènement va outre le football saoudien, c’est l'une des plus grandes histoires du football, point final. Peu de gens pensaient que cela arriverait, mais nous y sommes. Ce sera certainement une aventure inoubliable.

Ronaldo devrait jouer pour les géants de Riyad pendant deux ans. Après cela, il pourrait assumer un rôle d'ambassadeur au sein du club jusqu'à la fin de la décennie.

Pendant la Coupe du monde, alors que les rumeurs concernant le transfert de Ronaldo en Arabie saoudite étaient à leur comble, l'entraîneur d'Al-Nassr, Rudi Garcia, a révélé son enthousiasme à l'idée de travailler avec l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du sport.

Il a déclaré: «Je pense que tout coach serait ravi d'entraîner une grande star comme Cristiano.

«J'ai toujours pensé que les grands joueurs sont les plus faciles à gérer car ils sont très intelligents.»

Partout où la star portugaise va, l'attention suit. Avec ses 500 millions de followers sur la plate-forme de réseaux sociaux Instagram, Ronaldo – la personnalité et non le footballeur ou l’athlète – se classe parmi les personnes les plus populaires.

Même si seulement 10% d'entre eux s'intéressent à ce qu'il fait avec Al-Nassr, la ligue professionnelle saoudienne sera l'une des plus suivies au monde.

D'un trait de plume et de la signature d'un contrat, l’équipe Al-Nassr est devenue l'une des équipes les plus médiatisées au monde.

En termes de marketing, l'ancienne superstar de Manchester United, du Real Madrid et de la Juventus n'a pas son pareil, comme les Jaunes (joueurs d’Al-Nasr) et le reste du championnat saoudien vont le découvrir.

Partout où il jouera, les stades seront pleins. Les tribunes de presse auront une saveur internationale, tandis que les réseaux sociaux seront extrêmement enthousiastes dans des dizaines de langues différentes.

De grands joueurs sont venus en Arabie saoudite au fil des ans et de grandes stars évoluent actuellement dans le championnat, mais il n'y a jamais eu de signature comme celle-ci dans cette partie du monde.

CRISTIANO RONALDO

DATE DE NAISSANCE: 5 février 1985

LIEU DE NAISSANCE: Funchal, Madère

NATIONALITÉ: Portugaise

TAILLE: 1,85m

POIDS: 85kg

CLUBS: Sporting Lisbon (POR/2002-2003), Manchester United (ANG/2003-2009), Real Madrid (ESP/2009-2018), Juventus (ITA/2018-2021), Manchester United (ANG/2021-2022), Al-Nassr (ARABIE SAOUDITE/depuis 2022)

SÉLECTIONS INTERNATIONALES: 196 buts internationaux: 118 débuts internationaux: 20 août 2003 contre le Kazakhstan (1-0) Distinctions internationales: Championnat d'Europe 2016; Ligue des Nations 2019

HONNEURS DE CLUB: Cinq Ligues des Champions (2008, 2014, 2016, 2017, 2018) Quatre Coupes du Monde des Clubs (2008, 2014, 2016, 2017) Trois Supercoupes d'Europe (2014, 2016, 2017) Deux championnats d'Italie (2019, 2020) Deux championnats d'Espagne (2012, 2017) Trois championnats d'Angleterre (2007, 2008, 2009) Une FA Cup (2004) Deux coupes de la Ligue anglaise (2006, 2009) Deux coupes d'Espagne (2011, 2014) Une coupe d'Italie (2021) Deux Community Shields anglais (2007, 2008) Deux supercoupes d'Espagne (2012, 2017) Deux supercoupes d'Italie (2018, 2020)

DISTINCTIONS INDIVIDUELLES: Cinq Ballons d'Or (2008, 2013, 2014, 2016, 2017) Trois titres de meilleur joueur de la FIFA (2008, 2016, 2017) Meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions – 140 (sans compter les tours préliminaires)

- Compilé par AFP

L'Asie n'a jamais rien vu de tel. Au cours de la décennie précédente, la Super Ligue chinoise a dépensé des centaines de millions, voire des milliards, pour acquérir d'immenses stars. Des joueurs comme Carlos Tevez, Nicolas Anelka, Didier Drogba, Oscar et d'autres ont été de grandes stars, mais l'arrivée de Ronaldo est d'un autre niveau.

Il est si célèbre qu’on n’a pas vraiment besoin de répéter ses réalisations, mais elles sont si nombreuses qu'il est facile d'en oublier quelques-unes.

C'est un joueur qui a remporté cinq fois le Ballon d'Or, cinq fois la Ligue des champions et sept fois le titre de champion au cours de ses séjours en Angleterre, en Espagne et en Italie.

Il a également mené le Portugal au championnat d'Europe en 2016. Il y a toutes sortes d'autres coupes et trophées; son armoire à trophées est pleine à craquer.

Sa présence mettra la ligue sous les feux des projecteurs, à un moment où la Ligue Professionnelle saoudienne est relativement bien cotée sur le plan international, grâce à ses bons résultats lors de la Coupe du monde.

La fameuse victoire sur l'Argentine a fait les gros titres partout. Vint ensuite une malheureuse défaite 2-0 contre la Pologne et une défaite 2-1 face au Mexique. Ce groupe a connu des hauts et des bas, mais les fans du monde entier ont vu que l'Arabie saoudite avait du talent. L'équipe était compétitive du début à la fin et avait une chance de progresser.

Il est désormais généralement reconnu qu'il existe des joueurs talentueux dans le pays, tels que Salem al-Dawsari, Saleh al-Chehri et Mohamed Kanno.

De plus, il y a toute une série d'importations de premier ordre. À Al-Nassr, Ronaldo sera associé à Vincent Aboubakar, qui a marqué le but de la victoire pour le Cameroun contre le Brésil à la Coupe du monde, à Pity Martinez, joueur sud-américain de l'année 2018, à David Ospina, gardien de but colombien, au Brésilien Anderson Talisca et à six joueurs de l'équipe saoudienne de la Coupe du monde. C'est une équipe qui pourrait se mesurer à beaucoup d'autres en Europe.

Si Lionel Messi devrait bientôt rejoindre les États-Unis pour jouer en MLS, il n'y a aucune raison de s'étonner du transfert de Ronaldo vers la ligue Professionnelle saoudienne (SPL), qui peut se targuer d'être le meilleur championnat d'Asie, un continent dont trois équipes nationales ont atteint les huitièmes de finale de la Coupe du monde.

Ronaldo est devenu un agent libre après que son contrat a été annulé par Manchester United suite à une interview télévisée explosive. Quels que soient les avantages et les inconvénients de la situation, le fait que l'interview soit devenue une sensation mondiale montre la portée globale du joueur.

A 37 ans, le fait qu'il y ait 30 matchs dans la saison contre 38 en Angleterre devrait être une bonne nouvelle pour l'attaquant.

Il n'est pas en mesure de couvrir le même terrain qu'à son apogée, mais il est toujours incroyablement en forme et a marqué 18 buts en championnat d'Angleterre de football la saison dernière.

Et si sa présence fera des vagues en dehors du terrain, il a des responsabilités à assumer sur le terrain.

C'est l'occasion idéale pour les joueurs nationaux d'apprendre auprès du meilleur professionnel.

Cristiano Ronaldo a l'occasion non seulement de laisser un héritage, mais aussi de changer le football saoudien pour toujours et c'est ce qui rend ce transfert passionnant, tout autant que ses compétences incontestables. Quoi qu'il arrive, le monde entier sera aux aguets.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Soudan : le ministre de la Défense qualifie de faux un « document des services de renseignement » après l’attaque d’un convoi

Ministre soudanais de la Défense, le général Hassan Kabroun. (Photo AN)
Ministre soudanais de la Défense, le général Hassan Kabroun. (Photo AN)
Short Url
  • Le général Hassan Kabroun affirme à Arab News que les accusations selon lesquelles l’armée aurait dissimulé des armes dans un convoi d’aide sont « totalement fausses »

RIYAD : Le ministre soudanais de la Défense a fermement démenti des informations attribuées aux services de renseignement soudanais, selon lesquelles un convoi ciblé au Kordofan du Nord transportait secrètement des armes sous couvert d’aide humanitaire.

Le général Hassan Kabroun a qualifié ces accusations de « fausses » et a estimé qu’il s’agissait d’une tentative de détourner l’attention de ce qu’il a décrit comme un crime commis par une milice.

La controverse a éclaté après la publication d’articles affirmant qu’un document attribué au Service général de renseignement du Soudan soutenait que le convoi frappé vendredi à Al-Rahad n’était pas une mission purement humanitaire, mais transportait en réalité « des armes et des munitions de haute qualité » destinées à des unités des Forces armées soudanaises opérant dans l’État.

Le rapport alléguait en outre que le convoi avait été présenté comme humanitaire afin d’obtenir un passage sûr à travers les zones de conflit, et que les Forces de soutien rapide (RSF) l’avaient détruit après avoir recueilli des renseignements sur son itinéraire et sa cargaison.

Kabroun a catégoriquement rejeté cette version des faits.

« Tout d’abord, nous tenons à souligner que cette information est fausse », a-t-il déclaré à Arab News. « Même le titre évoquant la sécurité de régions telles qu’Al-Dabbah n’est pas un titre que l’armée utiliserait. »

Il a qualifié le document de fabrication à motivation politique, affirmant qu’il visait à « couvrir le crime odieux qu’ils ont commis ».

Le ministre a assuré que la zone visée par des drones est entièrement sous le contrôle des Forces armées soudanaises et ne nécessite aucun transport militaire clandestin.

« Deuxièmement, nous confirmons que la région ciblée par les drones est contrôlée par l’armée et parfaitement sûre », a déclaré Kabroun. « Il n’est pas nécessaire d’y transporter du matériel militaire en utilisant des convois humanitaires comme couverture, car il s’agit d’une zone sécurisée sous contrôle de l’armée, qui dispose de capacités importantes pour acheminer l’aide humanitaire. »

Selon lui, l’armée soudanaise possède les capacités logistiques et les itinéraires sécurisés nécessaires pour déplacer du matériel ouvertement lorsque cela est requis.

« L’armée est professionnelle et n’a pas besoin d’acheminer quoi que ce soit à Kadugli ou Dalang à bord de convois d’aide », a-t-il affirmé. « La route entre Dalang et Kadugli est ouverte. Les forces soudanaises ont emprunté cette route pour entrer et prendre le contrôle de la région. La route est ouverte et, chaque fois que des camions militaires doivent livrer du matériel, ils peuvent le faire sans recourir à une quelconque forme de camouflage. »

Kabroun a également rejeté toute suggestion selon laquelle l’armée utiliserait des opérations humanitaires comme couverture.

« L’aide est transportée par des véhicules humanitaires dédiés vers les zones qui en ont besoin », a-t-il précisé. « L’aide n’est pas transportée par l’armée. L’armée et les services de sécurité n’interfèrent pas du tout avec les efforts de secours et n’escortent même pas les convois. »

Il a souligné que les Forces armées soudanaises maintiennent une séparation institutionnelle claire entre les opérations militaires et le travail humanitaire, en particulier dans le contexte de la crise que traverse le pays.

« Ce sont des accusations mensongères », a-t-il déclaré. « Cette fausse information vise à couvrir le crime odieux qu’ils ont commis. »

Le Soudan est en proie au conflit depuis avril 2023, lorsque des combats ont éclaté entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, plongeant le pays dans ce que les Nations unies ont qualifié de l’une des pires catastrophes humanitaires au monde.

La dernière controverse autour du convoi intervient alors que les combats s’intensifient au Kordofan du Sud, région stratégique reliant le centre du Soudan aux zones contestées du Darfour et du Nil Bleu.

Le faux rapport suggérait que la surveillance des services de renseignement avait permis aux RSF de frapper ce qu’elles décrivaient comme un convoi militaire déguisé en aide humanitaire. Mais Kabroun a rejeté catégoriquement cette version.

« Les services de renseignement connaissent parfaitement leurs responsabilités », a-t-il affirmé. « L’armée soudanaise dispose de suffisamment d’armes et d’équipements pour ses opérations. Ces accusations sont totalement fausses. »

Il a estimé que le récit diffusé visait à détourner la responsabilité des attaques contre des infrastructures civiles et des mouvements humanitaires.

« Cela montre qu’ils cherchent à dissimuler les atrocités », a-t-il ajouté, en référence à la milice.

Kabroun a soutenu que l’armée a repris l’initiative sur plusieurs fronts et demeure pleinement capable de poursuivre ses opérations sans recourir à la tromperie.

« La région est sécurisée, les routes sont ouvertes et l’armée n’a pas besoin de camouflage », a-t-il conclu. « Nous opérons de manière professionnelle et transparente. »

« Ces accusations sont totalement fausses », a-t-il insisté. « L’armée soudanaise n’utilise pas de convois humanitaires à des fins militaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président somalien à Asharq Al-Awsat: Travailler avec des partenaires de l'Arabie saoudite pour annuler la reconnaissance du Somaliland par Israël

 Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman rencontre le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. (File/SPA)
Short Url
  • M. Mohamud a souligné que l'unité de la Somalie est une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio a pris des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale
  • S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique

RIYAD: Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a dévoilé une stratégie politique et juridique à trois volets pour annuler ce qu'il a décrit comme une reconnaissance israélienne de la région sécessionniste du Somaliland, avertissant qu'une telle décision menace la souveraineté de la Somalie et la stabilité régionale.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, M. Mohamud a déclaré que son gouvernement agissait en étroite coordination avec ses partenaires, dont l'Arabie saoudite, pour préserver la stabilité et protéger la Corne de l'Afrique de ce qu'il a qualifié d'"escalade irréfléchie".

Sans nommer de pays en particulier, le dirigeant somalien a déclaré que certains États de la région pourraient voir dans la reconnaissance israélienne une occasion de poursuivre "des intérêts étroits et à court terme au détriment de l'unité de la Somalie et de la stabilité régionale".

"Je ne souhaite pas nommer un ou plusieurs pays en particulier", a-t-il déclaré. "Mais il est clair que certains pourraient considérer cette reconnaissance comme une occasion de réaliser des gains limités.

Il a souligné que l'unité de la Somalie était une "ligne rouge", ajoutant que Mogadiscio avait adopté des positions fermes pour protéger la souveraineté nationale. "Nous mettons en garde contre le risque d'être induits en erreur par l'aventurisme israélien imprudent", a-t-il déclaré.

Trois étapes parallèles

M. Mohamud faisait référence à la reconnaissance, annoncée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de la République autoproclamée du Somaliland en tant qu'État indépendant.

"J'affirme avec la plus grande clarté et fermeté que toute reconnaissance du Somaliland en tant qu'État indépendant constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'unité de la République fédérale de Somalie", a-t-il déclaré.

Il a qualifié cette démarche de grave violation du droit international, de la charte des Nations unies et des résolutions de l'Union africaine qui prônent le respect des frontières héritées de l'Afrique.

Sur cette base, la Somalie a adopté et continuera à appliquer trois mesures parallèles, a-t-il révélé.

La première consiste en une action diplomatique immédiate par l'intermédiaire des Nations unies, de l'Union africaine et de l'Organisation de la coopération islamique afin de rejeter et d'invalider juridiquement et politiquement cette reconnaissance.

M. Mohamud a déclaré que la Somalie avait demandé et obtenu une session formelle du Conseil de sécurité des Nations unies pour traiter ce qu'il a qualifié de "violation israélienne flagrante" de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Somalie.

Cette session, a-t-il ajouté, constitue une victoire diplomatique importante pour Mogadiscio, compte tenu notamment du fait que la Somalie est actuellement membre du Conseil.

Il a exprimé sa "profonde gratitude" pour les déclarations de solidarité et de condamnation émises par l'Union africaine, la Ligue arabe, l'OCI, le Conseil de coopération du Golfe, l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et l'Union européenne, entre autres.

La deuxième étape consiste à coordonner une position arabe, islamique et africaine unifiée. M. Mohamud a félicité l'Arabie saoudite pour avoir été l'une des premières à publier une déclaration claire rejetant toute atteinte à l'unité de la Somalie.

Il a déclaré que la position saoudienne reflétait l'engagement de longue date du Royaume en faveur de la souveraineté de l'État et de l'intégrité territoriale, renforcé par le soutien "ferme et de principe" du cabinet saoudien à la Somalie dans ce qu'il a décrit comme un moment délicat.

La troisième étape est axée sur le renforcement du dialogue national interne afin d'aborder les questions politiques dans le cadre d'un État somalien unique, à l'abri de toute ingérence ou de tout diktat extérieur.

Sécurité régionale

M. Mohamud a prévenu que si rien n'était fait, la reconnaissance pourrait créer un "dangereux précédent et compromettre la paix et la sécurité régionales et internationales".

Il a ajouté que cela pourrait encourager les mouvements séparatistes non seulement dans la Corne de l'Afrique, mais aussi dans toute l'Afrique et le monde arabe, citant les développements dans des pays tels que le Soudan et le Yémen comme preuve du coût élevé de la fragmentation de l'État.

"Il s'agit d'une artère maritime mondiale vitale et d'un élément essentiel de la sécurité nationale arabe", a-t-il déclaré en faisant référence à la mer Rouge.

"Toute tension politique ou sécuritaire le long de la côte somalienne affectera directement le commerce international et la sécurité énergétique.

Il a ajouté que l'instabilité aurait des répercussions sur les États riverains de la mer Rouge, en particulier l'Arabie saoudite, l'Égypte, le Soudan, l'Érythrée, le Yémen et la Jordanie. "Préserver l'unité de la Somalie est la pierre angulaire de la sécurité collective de la mer Rouge", a-t-il déclaré.

Point d'appui stratégique

M. Mohamud a affirmé que l'objectif d'Israël allait au-delà de la reconnaissance politique.

"Nous pensons que l'objectif va au-delà d'un geste politique", a-t-il déclaré à Asharq Al-Awsat. "Il comprend la recherche d'un point d'appui stratégique dans la Corne de l'Afrique, près de la mer Rouge, permettant d'exercer une influence sur le détroit de Bab al-Mandeb et menaçant la sécurité nationale des États riverains de la mer Rouge.

Il a décrit cette initiative comme un test de la détermination somalienne, arabe et africaine sur les questions de souveraineté et d'unité territoriale, soulignant que l'opposition de la Somalie à la sécession est une position nationale de principe et durable largement soutenue dans les mondes arabe et africain, "en premier lieu par l'Arabie saoudite".

Il a rejeté toute tentative visant à faire de la Somalie un champ de bataille pour les rivalités régionales ou internationales. "Nous ne permettrons pas que la Somalie devienne une arène pour le règlement de conflits qui ne servent pas les intérêts de notre peuple ou la sécurité de notre région", a-t-il déclaré.

Liens avec l'Arabie saoudite

En ce qui concerne les relations entre l'Arabie saoudite et la Somalie, M. Mohamud a décrit le partenariat comme étant "profondément enraciné et stratégique, enraciné dans une histoire et une religion partagées et dans une destinée commune". L'Arabie saoudite, a-t-il déclaré, "reste un partenaire central dans le soutien à la stabilité, à la reconstruction et au développement de la Somalie, ainsi qu'à la sécurité de la mer Rouge".

Il a exprimé son admiration pour la Vision 2030 de l'Arabie saoudite et les gains économiques et de développement réalisés sous la direction du Gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdulaziz, et du prince Mohammed bin Salman, prince héritier et Premier ministre.

Interrogé sur la récente décision du Cabinet saoudien rejetant toute tentative de diviser la Somalie, M. Mohamud a déclaré que le gouvernement fédéral l'avait reçue avec "beaucoup d'appréciation et de soulagement."

Selon lui, cette position prolonge le soutien historique du Royaume à l'unité territoriale et à la souveraineté de la Somalie, renforce la stabilité régionale et envoie un message important à la communauté internationale sur la nécessité de respecter la souveraineté des États et de s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures.


Le ministre saoudien des AE en Éthiopie pour discuter des développements régionaux

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane (AFP)
Short Url
  • Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales"
  • Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, est arrivé mercredi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba pour une visite officielle, a indiqué le ministère.

Le prince Faisal rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali pour "discuter des développements dans la région et des efforts déployés pour parvenir à la paix et à la stabilité régionales", selon le communiqué publié sur X.

Cette visite fait suite à l'accueil par l'Arabie saoudite du ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, pour des entretiens à Riyad au début du mois.