Philippines : des dizaines de milliers de personnes bloquées dans les aéroports après une panne de courant

Les passagers attendent au terminal 3 de l'aéroport international Ninoy Aquino de Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le 1er janvier 2023 (Photo, AFP).
Les passagers attendent au terminal 3 de l'aéroport international Ninoy Aquino de Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le 1er janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 01 janvier 2023

Philippines : des dizaines de milliers de personnes bloquées dans les aéroports après une panne de courant

  • Au total, plus de 360 vols prévus à l'arrivée et au départ de la capitale philippine ont été ainsi affectés
  • Une panne survenue au moment où de nombreux voyageurs regagnaient la capitale après les vacances de Noël et du Nouvel An

MANILLE: Des dizaines de milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués dimanche dans les aéroports des Philippines à la suite d'une panne d'électricité qui a mis hors service les équipements de communication et le système radar du principal d'entre eux, à Manille, conduisant à annuler, retarder ou dérouter des centaines de vols.

Au total, plus de 360 vols prévus à l'arrivée et au départ de la capitale philippine ont été ainsi affectés, avec des conséquences pour environ 56 000 passagers, selon les autorités aéroportuaires

Et ce après que ces dernières eurent détecté dans la matinée un "problème technique" impliquant le centre de gestion du trafic aérien de l'aéroport national et international de Manille.

Une panne survenue au moment où de nombreux voyageurs regagnaient la capitale après les vacances de Noël et du Nouvel An.

Coupure de courant

S'en sont suivies des scènes de chaos aux comptoirs d'embarquement où des milliers de personnes tentaient de savoir quand leur avion pourrait décoller ou de prendre un nouveau billet.

D'autres qui avaient embarqué avant l'annonce de cet incident technique ont attendu des heures avant de devoir débarquer.

Les responsables du secteur n'ont pas précisé dans un premier temps la cause du problème.

Mais le secrétaire du département des Transports, Jaime Bautista, a par la suite expliqué qu'une coupure de courant avait été à l'origine de l'arrêt du fonctionnement du centre de gestion du trafic aérien, qui contrôle les vols à l'arrivé et au départ, celle-ci ayant provoqué l'interruption des communications radio, via internet et du fonctionnement des radars.

S'y est ajoutée "la surtension due à la panne de courant qui a affecté les équipements", a-t-il poursuivi.

Le système de gestion du trafic aérien était partiellement rétabli vers 16H00 (08H00 GMT) et des avions ont alors commencé à de nouveau décoller et atterrir à Manille, ont souligné les autorités aéroportuaires.

"Les retards de vols et les déroutages constituent de simples mesures de précaution pour assurer la sécurité des passagers, des équipages et des appareils", a assuré l'Autorité de l'aviation civile des Philippines.

Exaspération

Nombre de passagers ont protesté contre ce dysfonctionnement et le manque d'informations sur place.

Une femme qui devait partir pour Singapour a dit être restée plusieurs heures assise dans l'avion sur le tarmac avant de pouvoir en descendre et de se voir proposer une chambre d'hôtel.

"On nous a dit qu'il y avait une panne totale des communications radio au contrôle aérien", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le magnat philippin Manny Pangilinan a raconté sur Twitter que son avion reliant Tokyo à Manille avait été dérouté en vol vers l'aéroport de Tokyo-Haneda en raison d'une panne "des installations de radar et de navigation".

"Six heures de vol pour rien mais les désagréments pour les voyageurs et les pertes pour le tourisme et les affaires sont horribles", a-t-il déploré.

A Manille, une passagère, Daryll Delgado, a expliqué à l'AFP avoir pu faire une nouvelle réservation pour plus tard après une expérience "exaspérante".

A Davao (sud), des voyageurs se sont vu conseiller de "ne pas aller à l'aéroport" mais beaucoup ont découvert l'annulation de leur vol alors qu'ils étaient déjà à l'enregistrement, selon un journaliste de l'AFP.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."