PARIS: Des syndicats de journalistes, de nombreuses rédactions et d'autres organisations ont dénoncé dans un texte commun des "atteintes à la liberté d'informer" commises par les forces de l'ordre lors du rassemblement organisé mardi à Paris contre la proposition de loi "Sécurité globale".
Les signataires comprennent des syndicats (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes, SGJ-FO), la Ligue des droits de l'homme, des collectifs comme Reporters en colère ou Profession : pigiste, et les Sociétés des journalistes d'une trentaines de médias dont Le Monde, Libération, le Figaro, l'AFP, BFMTV, Le point, L'humanité, France 3, France Inter, franceinfo, L'Obs, L'Express, RTL...
Ils disent condamner "avec fermeté les violences et menaces à l'encontre de journalistes, commises par des forces de l'ordre à la fin de ce rassemblement pacifique", et notamment le placement en garde à vue d'un journaliste de France 3 Paris-Ile de France et d'une photoreporter du média en ligne Taranis News.
En outre, six journalistes reporters d'image ont "été pris pour cible" et plusieurs ont reçu des coups de matraque, écrivent les signataires, mentionnant aussi des incidents rapportés lors de manifestations à Bayonne et Toulouse.
Enfin, ils reprochent à certains syndicats de policiers d'avoir "mené des campagnes de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux contre plusieurs journalistes".
"Nous, signataires de ce texte, dénonçons avec fermeté ces agressions honteuses contre la liberté de la presse et plus généralement contre la liberté d’informer le public", écrivent-ils, appelant tous les citoyens soucieux des "libertés publiques et républicaines" à participer à de nouveaux rassemblements prévus samedi, dont un à 14H30 à Paris, au Trocadéro.






