En 2023, la croissance de l’Arabie saoudite sera alimentée par l’activité des secteurs non pétrolier et pétrolier

Les prévisions pour cette année supposent la poursuite de la croissance stellaire de 8,5% en 2022 et l’expansion de l’activité économique intérieure non pétrolière menée par le secteur privé en 2023. (Shutterstock)
Les prévisions pour cette année supposent la poursuite de la croissance stellaire de 8,5% en 2022 et l’expansion de l’activité économique intérieure non pétrolière menée par le secteur privé en 2023. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 09 janvier 2023

En 2023, la croissance de l’Arabie saoudite sera alimentée par l’activité des secteurs non pétrolier et pétrolier

  • La restructuration budgétaire dans le Royaume continue de contribuer à rationaliser les dépenses de fonctionnement et à diversifier les sources de revenus
  • L’année 2023 devrait être témoin d’une activité intéressante dans les secteurs du voyage, du tourisme et de l’hôtellerie notamment

RIYAD: En 2023, la croissance économique de l’Arabie saoudite devrait être alimentée par la solide expansion du secteur non pétrolier ainsi que par une activité pétrolière soutenue: c’est ce qu’indique un rapport publié par le cabinet de conseil Strategic Gears.
Ce dernier, intitulé Perspectives économiques annuelles de l’Arabie saoudite, passe en revue les performances macroéconomiques du Royaume ainsi que les perspectives de croissance, la politique budgétaire, l’inflation, le marché du travail, le commerce extérieur, l’environnement commercial global et la dynamique des réformes.
Les experts de la société basée à Riyad examinent dans ce document les rendements du Royaume en 2022 et les perspectives pour 2023, de même que la progression des plans de transformation dans le cadre de la stratégie Vision 2030 du gouvernement et les éléments à surveiller l’année prochaine.
Le rapport fait référence aux données du budget saoudien récemment publié pour l’année 2023 et à d’autres données du ministère saoudien des Finances et du Fonds monétaire international.
Les prévisions pour cette année supposent la poursuite de la croissance stellaire de 8,5% en 2022 et l’expansion de l’activité économique intérieure non pétrolière menée par le secteur privé en 2023.
Cependant, le rapport suggère que le risque de réémergence de variants de la pandémie de Covid-19 et les craintes de récession économique mondiale, en particulier chez les principaux partenaires commerciaux et d’investissements directs étrangers du Royaume, constituent une source de préoccupation.
Il note également que, dans l’ensemble, la restructuration budgétaire dans le Royaume continue de contribuer à rationaliser les dépenses de fonctionnement et à diversifier les sources de revenus. Sans surprise, le solde budgétaire devrait afficher un excédent en 2023, et à moyen terme jusqu’en 2025.
Cela représenterait la deuxième année consécutive d’excédent pour l’Arabie saoudite après huit ans de déficits budgétaires.
En outre, la dette publique devrait rester inférieure au plafond d’endettement du gouvernement de 50%, ajoute le rapport.
Le taux de chômage en Arabie saoudite continue de baisser, tandis que la participation des femmes au marché du travail poursuit sa croissance. La part des femmes dans la population active a doublé en seulement quatre ans, dépassant déjà l’objectif de l’initiative Vision 2030.
Cependant, selon les experts de Strategic Gears, l’offre de talents spécialisés devra accompagner la demande croissante. Cela pourrait avoir des répercussions à grande échelle, notamment des coûts de main-d’œuvre plus élevés.
L’année 2023 devrait être témoin d’une activité intéressante dans les secteurs du voyage, du tourisme et de l’hôtellerie, du divertissement et des industries connexes, ainsi que des progrès en matière de projets environnementaux, dans le cadre des initiatives vertes en Arabie saoudite et dans la région Mena et de l’industrie minière, conclut le rapport.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.