Brésil: vague de soutiens à Lula pour condamner les émeutiers bolsonaristes

Des membres de mouvements sociaux manifestent pour défendre la démocratie à Sao Paulo, au Brésil, le 9 janvier 2023, un jour après que les partisans de l'ex-président d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême de Brasilia. (Photo de NELSON ALMEIDA / AFP)
Des membres de mouvements sociaux manifestent pour défendre la démocratie à Sao Paulo, au Brésil, le 9 janvier 2023, un jour après que les partisans de l'ex-président d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême de Brasilia. (Photo de NELSON ALMEIDA / AFP)
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

Brésil: vague de soutiens à Lula pour condamner les émeutiers bolsonaristes

  • «Nous ne laisserons pas la démocratie nous échapper», a promis le président de gauche lundi soir à Brasilia, avant de descendre la rampe du palais du Planalto
  • Au même moment, l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro a confirmé être hospitalisé à Orlando, en Floride, pour un problème intestinal

SAO PAULO: Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a obtenu un vaste soutien de la part du pouvoir politique et judiciaire de son pays, lundi, au lendemain des invasions et des saccages de trois lieux de pouvoir emblématiques de Brasilia par des bolsonaristes déchaînés.

"Nous ne laisserons pas la démocratie nous échapper", a promis le président de gauche lundi soir à Brasilia, avant de descendre la rampe du palais du Planalto, le siège du gouvernement lourdement endommagé, entouré de juges de la Cour suprême, de membres du Congrès et de gouverneurs d'Etats.

Des campements de radicaux qui rejettent toujours la victoire de M. Lula plus de deux mois après son élection ont été démantelés par les forces de l'ordre, qui ont aussi procédé à de nombreuses arrestations, signant une reprise en main après les scènes de chaos la veille.

Au même moment, l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro a confirmé être hospitalisé à Orlando, en Floride, pour un problème intestinal. Il s'était envolé pour les Etats-Unis deux jours avant l'investiture de Lula le 1er janvier, se refusant à remettre l'écharpe présidentielle à celui dont il n'a jamais digéré la victoire acquise sur le fil.

Le président américain Joe Biden a quant à lui exprimé le "soutien sans faille des Etats-Unis à la démocratie brésilienne et à l'expression de la libre volonté du peuple brésilien", invitant le président Lula à Washington début février, selon un communiqué commun publié après un entretien téléphonique tenu lundi.

Une invitation acceptée par le chef d'Etat brésilien, selon ce même document.

M. Lula s'est réuni avec les présidents du Sénat, de la Chambre des députés et de la Cour suprême au palais du Planalto. Ils ont signé une déclaration commune "en défense de la démocratie" publiée sur le compte Twitter du chef d'Etat de gauche.

"Les Pouvoirs de la République, garants de la démocratie et de la Constitution de 1988 rejettent les actes terroristes, de vandalisme, criminels et putschistes qui se sont produits hier à Brasilia", dit la déclaration. "La société a besoin de (...) sérénité (...), de paix et de démocratie".

La condamnation a également trouvé un écho dans les rues de Sao Paulo, sur l'emblématique avenue Paulista, où, tard dans la nuit, des milliers de personnes se sont rassemblées pour "défendre la démocratie" et demander "l'emprisonnement des putschistes".

"Je n'ai pas vécu ce que j'ai vécu pour voir ce que j'ai vu hier, que mon peuple, ma terre, soit divisé de cette façon. C'est inacceptable, triste, être ici c'est défendre la démocratie", déclare à l'AFP Edi Valladares, un enseignant de 61 ans.

Dimanche, des centaines de sympathisants de Jair Bolsonaro ont lancé des assauts quasi simultanés contre le palais présidentiel du Planalto, le Congrès et la Cour suprême.

Il a fallu près de quatre heures à des forces de l'ordre mal préparées pour les évacuer. Ces événements ont semblé être la copie brésilienne de l'invasion du Capitole à Washington en janvier 2021 par des sympathisants de l'ex-président défait Donald Trump, allié et modèle de Bolsonaro.

"Les putschistes responsables de la destruction des propriétés publiques à Brasilia seront punis", a lancé Lula.

Dès dimanche soir, quelque 300 émeutiers ont été arrêtés. Et lundi soir, quelque 1.500 bolsonaristes qui occupaient un campement au cœur de Brasilia ont été arrêtés à leur tour, lorsque la police militaire et l'armée ont démantelé leur campement, selon le ministre de la Justice et de la Sécurité, Flavio Dino.

Installés depuis plus de deux mois, ils réclamaient une intervention militaire pour empêcher l'accession de Lula au pouvoir. Ce campement a fourni le gros des effectifs des assaillants dimanche.

D'autres campements installés à Rio de Janeiro et Sao Paulo (sud-est) ont été démantelés lundi, ont rapporté des journalistes de l'AFP-TV.

"Maintenant que l'ordre a été donné, on n'a plus le choix, c'est un ordre des forces armées et de la police", a déclaré à l'AFP Carlos Silva, à Sao Paulo.

L'assaut des Bolsonaristes au Brésil: un air de déjà-vu aux Etats-Unis

Un charismatique dirigeant de droite qui refuse de reconnaître sa défaite électorale, boycotte la cérémonie d'investiture de son successeur et s'abstient d'intervenir quand ses partisans attaquent le siège du gouvernement: le Brésil a suivi dimanche à la lettre l'exemple des Etats- Unis.

Lorsqu'il était au pouvoir, Jair Bolsonaro s'est inspiré directement de Donald Trump, adoptant volontiers le surnom de "Trump des Tropiques".

Comme l'ancien président américain, le dirigeant brésilien s'est appuyé sur la droite religieuse conservatrice, la défense du port d'armes, le dédain pour la communauté LGBT+, le rejet du discours politique traditionnel et des médias, ainsi que l'amour du drapeau et des bains de foules.

Ce n'est donc pas une surprise si après sa défaite le 30 octobre face au candidat de gauche Luiz Ignacio Lula da Silva, M. Bolsonaro a suivi la voie tracée par Donald Trump après la sienne face à Joe Biden en 2020.

Après avoir semé pendant des mois le doute sur la légitimité du décompte électoral, il n'a jamais reconnu avoir perdu l'élection et a assisté sans réagir au saccage du siège du gouvernement par ses partisans avant de publier avec réticence un appel au calme.

Même les dates des insurrections sont quasiment identiques: le 6 janvier à Washington et le 8 janvier à Brasilia, bien que dans le cas brésilien, M. Bolsonaro était déjà remplacé, tandis que Donald Trump était encore président.

Le parallèle va jusqu'aux institutions: comme les Etats-Unis, le Brésil a une Cour suprême, un Sénat, une Chambre des représentants, une présidence dotée de pouvoirs importants, un système fédéral avec des Etats dirigés par des gouverneurs et une capitale qui n'est contrôlée par aucun Etat fédéré.

"Nous sommes passés de l'Amérique phare de la liberté et de la démocratie, à l'Amérique

inspiratrice et exportatrice d'insurrections", a regretté sur MSNBC le commentateur politique conservateur américain Charlie Sykes.

"Ce n'est pas une vue de l'esprit. Le rôle que le trumpisme a joué dans tout ceci est évident", a-t-il ajouté.

La Floride en commun
L'impression de déjà-vu était frappante dimanche.

Comme lors de l'assaut contre le Capitole américain il y a deux ans, les forces de l'ordre ont été débordées par des insurgés qui, le drapeau national en écharpe, ont saccagé les bureaux de hauts dirigeants et les symboles du pouvoir, se filmant les uns les autres avec délectation.

Et les similitudes vont encore au-delà.

Lorsqu'ils étaient tous les deux au pouvoir, Jair Bolsonaro a été reçu par Donald Trump à la Maison Blanche, mais surtout dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

C'est d'ailleurs dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis que l'ex-président brésilien s'est rendu, deux jours avant la fin de son mandat, pour s'installer dans la propriété d'un ex-champion d'arts martiaux, José Aldo, à Orlando.

Selon plusieurs médias, M. Bolsonaro, qui garde de graves séquelles de l'attentat à l'arme blanche qui a failli lui coûter la vie en septembre 2018, y a été hospitalisé lundi après avoir ressenti de fortes douleurs abdominales.

Comme Donald Trump, qui promeut sa famille pour attirer un électorat plus jeune, Jair Bolsonaro met en avant son fils Eduardo, qui a été invité à s'exprimer dans des meetings ultra-conservateurs aux Etats-Unis et, selon le Washington Post, a même rencontré M. Trump à Mar-a-Lago après la défaite de son père.

Les liens entre les deux hommes se sont maintenus après le départ de Donald Trump de la Maison Blanche. Steve Bannon, l'ex-éminence grise du milliardaire américain, condamné à quatre mois de prison pour avoir refusé de coopérer avec l'enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole, a été étroitement associé aux campagnes de désinformation du clan Bolsonaro sur les résultats de l'élection présidentielle brésilienne.

Affirmant qu'il n'y a "pas de meilleure personne en ce monde" qu'Edouardo Bolsonaro ou son père, Steve Bannon a ainsi déclaré en novembre que les machines de vote utilisées au Brésil serviraient à "voler l'élection". Dimanche, il a fait l'éloge des insurgés sur les réseaux sociaux.

Un autre proche de Trump, son conseiller Jason Miller, a été brièvement arrêté à l'aéroport de Brasilia en 2021 après avoir rencontré M. Bolsonaro et participé à l'édition brésilienne de la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC), un forum d'abord créé aux Etats-Unis.

"Ce qui se passe au Brésil est un événement mondial", avait déclaré Steve Bannon au Washington Post après la défaite électorale de M. Bolsonaro. C'est un mouvement qui "dépasse les Bolsonaro, qui dépasse Trump".

«Le pire est passé»

"Le pays retrouve le chemin de la normalité institutionnelle à grande vitesse (...) Les putschistes ont échoué dans leur tentative de rupture de la légalité", a déclaré lundi le ministre de de la Justice de Lula, Flavio Dino, pour qui "le pire est passé".

Dès dimanche soir, le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a suspendu pour 90 jours de ses fonctions le gouverneur du district de Brasilia, Ibaneis Rocha, qui venait de présenter ses excuses dans une vidéo pour "les failles" de la sécurité ayant permis les saccages.

Les émeutiers ont provoqué des dégâts considérables dans les trois immenses palais qui sont des trésors de l'architecture moderne signés Oscar Niemeyer. Des oeuvres d'art du patrimoine national d'une valeur inestimable ont été endommagés.

"Je ne suis pas d'accord avec ce qui s'est passé", dit à l'AFP-TV Ionar Bispo, un habitant de Brasilia de 43 ans. "On peut manifester mais sans mettre à sac notre patrimoine".

La Confédération brésilienne de football (CBF) a récusé lundi sur Twitter l'utilisation du maillot de la sélection nationale porté par les bolsonaristes "dans des actes antidémocratiques et de vandalisme".

Victoire volée

Six heures après les assauts, Bolsonaro avait finalement condamné du bout des lèvres "les déprédations et invasions de bâtiments publics", tout en niant toute responsabilité alors que Lula l'avait accusé d'avoir encouragé les "fascistes".

"Même en étant, lâchement, à 6.100 km de la capitale brésilienne", a écrit Miriam Leitao, éditorialiste du quotidien O Globo, Bolsonaro "est le principal responsable de ce qui s'est passé hier à Brasilia, en raison de son travail (de sape) quotidien, constant pendant quatre ans".

L'ex-président n'a cessé de remettre en cause le processus électoral, appuyé par une désinformation massive sur les réseaux sociaux.

Nombre de ses supporters restent persuadés que la victoire lui a été volée - comme ceux de Trump aux Etats-Unis.


La Norvège est prête à reconnaître un Etat palestinien

Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store s'adresse à la presse alors qu'il arrive pour assister à un sommet du Conseil européen au cours de la deuxième et dernière journée au siège de l'UE, à Bruxelles, le 22 mars 2024. (AFP)
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store s'adresse à la presse alors qu'il arrive pour assister à un sommet du Conseil européen au cours de la deuxième et dernière journée au siège de l'UE, à Bruxelles, le 22 mars 2024. (AFP)
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  • "Cette décision doit être prise en fonction du moment et du contexte, en étroite coordination avec les pays partageant les mêmes idées. Nous n'avons pas fixé de calendrier précis", a dit Støre
  • Le Parlement norvégien avait adopté en novembre une proposition, déposée par les partis au pouvoir, demandant au gouvernement d'être prêt à reconnaître un Etat palestinien indépendant

OSLO: La Norvège est prête à reconnaître un Etat palestinien, en lien avec d'autres pays, a déclaré vendredi le Premier ministre norvégien, en présence de son homologue espagnol Pedro Sánchez qui plaide pour une telle reconnaissance.

"La Norvège est prête à prendre une décision sur la reconnaissance d'un Etat palestinien", a dit Jonas Gahr Støre lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Sánchez.

"Cette décision doit être prise en fonction du moment et du contexte, en étroite coordination avec les pays partageant les mêmes idées. Nous n'avons pas fixé de calendrier précis", a-t-il ajouté.

Le Parlement norvégien avait adopté en novembre une proposition, déposée par les partis au pouvoir, demandant au gouvernement d'être prêt à reconnaître un Etat palestinien indépendant.

La Norvège a par ailleurs abrité au début des années 1990 les premiers pourparlers de paix israélo-palestiniens qui ont débouché sur les accords d'Oslo --moribonds-- dans lesquels les deux parties acceptaient la coexistence pacifique entre deux Etats indépendants.

Le Premier ministre espagnol a de son côté entrepris cette semaine une tournée en Pologne, en Norvège et en Irlande pour parler de la "nécessité d'avancer vers la reconnaissance de la Palestine", selon un porte-parole du gouvernement espagnol.

"L'Espagne s'est engagée publiquement à reconnaître un Etat palestinien, au plus tôt, quand les conditions seront appropriées et de façon à avoir l'impact positif le plus fort possible sur le processus de paix", a souligné M. Sánchez depuis Oslo.

Selon des médias l'ayant accompagné lors d'une tournée la semaine dernière en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar, le dirigeant espagnol avait alors évoqué la fin du mois de juin comme horizon pour une telle reconnaissance par le gouvernement espagnol.

"Je salue l'initiative du Premier ministre Sánchez de consulter les pays qui partagent les mêmes idées afin de renforcer la coordination, et nous intensifierons cette coordination dans les semaines à venir", a dit le dirigeant norvégien.

M. Sánchez est par ailleurs très critique vis-à-vis de l'attitude du gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahu depuis le début du conflit à Gaza.

L'attaque du Hamas le 7 octobre a causé la mort de 1.170 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir des données officielles israéliennes.

L'offensive lancée en représailles par Israël a fait jusqu'à présent 33.634 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


La Maison Blanche a «  mis en garde » l'Iran à propos d'une attaque contre Israël

La Maison Blanche a "mis en garde" l'Iran, a fait savoir sa porte-parole jeudi, alors que Téhéran menace d'attaquer Israël, en représailles après une frappe mortelle contre un bâtiment consulaire iranien à Damas en Syrie. (AFP).
La Maison Blanche a "mis en garde" l'Iran, a fait savoir sa porte-parole jeudi, alors que Téhéran menace d'attaquer Israël, en représailles après une frappe mortelle contre un bâtiment consulaire iranien à Damas en Syrie. (AFP).
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  • La Maison Blanche a "mis en garde" l'Iran, a fait savoir sa porte-parole jeudi
  • Par ailleurs, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'est entretenu par téléphone avec ses homologues chinois, turc et saoudien, les appelant à faire pression sur l'Iran

WASHINGTON: La Maison Blanche a "mis en garde" l'Iran, a fait savoir sa porte-parole jeudi, alors que Téhéran menace d'attaquer Israël, en représailles après une frappe mortelle contre un bâtiment consulaire iranien à Damas en Syrie.

"Nous avons mis l'Iran en garde", a dit Karine Jean-Pierre lors de son point-presse de routine, en répétant que le soutien des Etats-Unis à la sécurité d'Israël était "à toute épreuve".

Blinken appelle la Chine à dissuader l'Iran de toute attaque contre Israël

Par ailleurs, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'est entretenu par téléphone avec ses homologues chinois, turc et saoudien, les appelant à faire pression sur l'Iran contre toute attaque visant Israël, a indiqué jeudi le département d'Etat.

"Personne n'a intérêt à une escalade" dans la région et "tous les pays devraient inciter l'Iran à ne pas entreprendre une escalade", a dit à la presse le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

M. Blinken s'est également entretenu par téléphone avec le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, "afin de réitérer notre ferme soutien à Israël face à ces menaces", a déclaré M. Miller.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a indiqué de son côté que Washington avait "mis en garde" l'Iran à propos de potentielles attaques contre Israël.

Le président américain Joe Biden a affirmé mercredi que son soutien à Israël était "inébranlable" face aux menaces de représailles de l'Iran après une frappe meurtrière contre le consulat iranien à Damas, en Syrie.

L'Iran "menace de lancer une attaque importante contre Israël", avait dit le président américain lors d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait assuré mercredi qu'Israël serait "puni" après cette attaque le 1er avril en Syrie lui ayant été imputée.

La frappe a détruit le consulat iranien à Damas et fait 16 morts, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, selon une ONG.

L'Iran avait déjà promis de riposter à cette frappe qui a encore exacerbé les tensions régionales sur fond de guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement palestinien Hamas, soutenu par l'Iran.


Suède: émotion après la mort d'un père de famille tué par balle par un gang

La Suède était sous le choc jeudi après la mort par balle d'un père de famille en plein jour en présence de son fils dans une banlieue de Stockholm, des médias assurant qu'il avait affronté un gang de jeunes. (AFP)
La Suède était sous le choc jeudi après la mort par balle d'un père de famille en plein jour en présence de son fils dans une banlieue de Stockholm, des médias assurant qu'il avait affronté un gang de jeunes. (AFP)
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  • Le pays nordique est aux prises avec une guerre des gangs qui a atteint un niveau sans précédent fin 2023
  • Ces bandes recrutent des jeunes qui ne sont pas responsables pénalement pour mettre à exécution des actes criminels, certains des auteurs étant âgés de 12 ans

STOCKHOLM: La Suède était sous le choc jeudi après la mort par balle d'un père de famille en plein jour en présence de son fils dans une banlieue de Stockholm, des médias assurant qu'il avait affronté un gang de jeunes.

Le pays nordique est aux prises avec une guerre des gangs qui a atteint un niveau sans précédent fin 2023 avec un nombre record de fusillades sur fond de lutte pour le contrôle du trafic de drogue.

Ces bandes recrutent des jeunes qui ne sont pas responsables pénalement pour mettre à exécution des actes criminels, certains des auteurs étant âgés de 12 ans.

Le Premier ministre Ulf Kristersson et la cheffe de l'opposition Magdalena Andersson ont annoncé se rendre jeudi soir à Skärholmen, dans le sud de la capitale, où le père de famille a été tué.

Plusieurs fusillades ont été enregistrées dans ce quartier au cours des derniers mois.

"Le système criminel auquel est confronté notre pays a des conséquences brutales pour l'ensemble de notre société libre et ouverte", a dit le Premier ministre dans un message sur Instagram.

"Des personnes si violentes ne devraient pas pouvoir intimider les honnêtes citoyens pour qu'ils se taisent", a-t-il ajouté.

"Les gangs, totalement impitoyables, ne s'arrêteront pas tant que nous ne les arrêterons pas", a ajouté le dirigeant.

Le chef du parti anti-immigration Démocrates de Suède, Jimmie Åkesson, a estimé qu'il "ne suffit pas d'éructer des platitudes, il est temps que la Suède déclare une guerre totale à tous les membres de ces gangs criminels".

Le père de famille de 39 ans, identifié par son prénom Mikael dans les médias, a été tué d'une balle dans le front devant son fils mercredi en début de soirée alors qu'ils se rendaient à vélo à la piscine.

Il est décédé jeudi, selon la police.

Plusieurs médias, dont la chaine de télévision TV4 et les tabloïds Aftonbladet et Expressen, affirment qu'il a été tué parce qu'il s'est confronté à une bande criminelle.

La police, qui n'a procédé à aucune arrestation, n'a pas confirmé ce fait.

"Il détestait l'injustice. Cela lui a coûté la vie", a dit sa soeur, sous couvert d'anonymat, à Expressen. "Il était sensible, il n'aimait pas lire tout ce qui concernait les fusillades".

Ce meurtre intervient alors que le Parlement suédois a adopté mercredi une loi autorisant la police à créer des zones temporaires pour mener des fouilles au corps sans suspicion de crime, pour tenter d'endiguer la violence des bandes criminelles.