Foot: Le Graët de nouveau épinglé le jour d'une audition cruciale au ministère

Dans cette photo d'archive prise le 14 juillet 2018, le président de la Fédération française de football, Noel Le Graet, arrive pour assister à une séance d'entraînement sur le terrain d'entraînement Luzhniki à Moscou à la veille du match de football de la finale de la Coupe du monde Russie 2018 entre la France et la Croatie. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 14 juillet 2018, le président de la Fédération française de football, Noel Le Graet, arrive pour assister à une séance d'entraînement sur le terrain d'entraînement Luzhniki à Moscou à la veille du match de football de la finale de la Coupe du monde Russie 2018 entre la France et la Croatie. (Photo de FRANCK FIFE / AFP)
Short Url
Publié le Mardi 10 janvier 2023

Foot: Le Graët de nouveau épinglé le jour d'une audition cruciale au ministère

  • Le témoignage de Sonia Souid, très émue sur les images de BFM, augure d'une audition compliquée pour Noël Le Graët mardi dans le cadre de l'audit diligenté par le ministère des Sports
  • Lundi soir, Amélie Oudéa-Castéra a clairement demandé au Comex de la FFF d'agir, les quatorze membres de ce gouvernement du football français sont en effet les seuls habilités à pousser Le Graët vers la sortie

PARIS: Après la vague d'indignations suscitée lundi par ses propos sur Zinédine Zidane, l'étau se resserre sur le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët, visé par un témoignage accablant et attendu pour une audition cruciale mardi au ministère des sports.

Les ennuis s'accumulent jour après jour pour le président de la +3F+. Les déclarations du dirigeant breton (81 ans) dimanche sur RMC à propos du champion du monde 1998 ont visiblement déclenché un mouvement que l'ancien maire PS de Guingamp, malgré ses excuses présentées lundi, risque de ne pas pouvoir contrer.

Attaqué avec virulence lundi soir par la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, exprimant le "ras-le-bol" ressenti au sommet de l'Etat selon une source gouvernementale, le témoignage de l'agente de joueurs Sonia Souid sur BFM-TV, et publié mardi dans l'Equipe, pourrait bien lui être fatal.

"Il fallait passer à la casserole" 

"Il m'a dit en tête à tête, dans son appartement, très clairement, que si je voulais qu'il m'aide, il fallait passer à la casserole", affirme Sonia Souid alors qu'elle souhaitait s'entretenir avec lui de la promotion du football féminin.

Évoquant ses interactions professionnelles passées, l'agente explique avoir eu le sentiment "qu'à chaque fois, la seule chose qui l'intéress(ait)" était "mes deux seins et mon cul". La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a félicité sur twitter "Sonia Souid pour le courage de (son) témoignage".

Il s'agit du premier témoignage direct d'une femme évoluant dans son univers professionnel, quatre mois après une enquête du magazine So Foot faisant état de comportements déplacés, avec notamment l'envoi de SMS à caractère sexuel, ce que l'intéressé a plusieurs fois démenti.

Le témoignage de Sonia Souid, très émue sur les images de BFM-TV, augurait d'une audition compliquée pour Le Graët mardi dans le cadre de l'audit diligenté par le ministère des Sports pour éclaircir notamment les pratiques managériales de la FFF.

"Il est possible qu'il passe un sale moment, ça commence à ne pas sentir bon", assure une source proche des milieux politiques.

Des premiers éléments de ce rapport très attendu, et que la ministre des Sports veut donner rapidement aux membres du Comex de la FFF pour qu'il puisse "prendre ses responsabilités", ont d'ores et déjà fuité sur France Inter.

La radio a révélé que "plusieurs femmes" avaient "dénoncé (...) l'attitude de Noël Le Graët à leur égard", ce qui a été confirmé à l'AFP par une source proche du dossier.

Selon France Inter, une ancienne cadre avait "montré aux inspecteurs des textos et des messages WhatsApp", qui "ne sont certes pas illicites, mais (...) posent question compte tenu du lien hiérarchique".

"Il appelle beaucoup. J'ai des messages vocaux et quelques SMS", a également assuré Souid dans son témoignage.

"Complètement hors-sol" 

Lundi soir, Amélie Oudéa-Castéra a clairement demandé au Comex de la FFF d'agir. Les membres de ce gouvernement du football français, principalement issus de la liste menée par Le Graët lors de sa dernière réélection en 2021, sont les seuls habilités à pousser le président vers la sortie.

Techniquement, le pouvoir politique n'a en effet pas la possibilité de destituer le patron de la FFF, ce qui provoquerait par ailleurs l'ire de la Fédération internationale (Fifa) qui prohibe toute intervention étatique.

Le Graët a de son côté convoqué un Comex extraordinaire, mercredi à 11h00, selon des sources proches du dossier. Cette réunion d'urgence doit lui permettre de riposter aux diverses interrogations et critiques internes, mais aussi de prendre le pouls de son équipe.

Un des membres du Comex, qui a requis l'anonymat, a estimé, avant même le témoignage de Sonia Souid, que la situation du dirigeant serait de toute façon intenable dans les jours et semaines à venir.

"Il va y avoir une vague de fond terrible, il va devoir s'en aller. La ministre a raison, il est complétement hors-sol. C'est une communication non maîtrisée, mais quand on est président d'une fédération sportive, la plus grande de France, on se maîtrise", a expliqué cette source.


Budget: le gouvernement ne va pas «annoncer de mesures» mardi mais «un cap»

 Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel. (AFP)
  • "On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz
  • Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités"

PARIS: Le gouvernement ne va pas "annoncer de mesures" mardi lors d'une nouvelle réunion du comité d'alerte des finances publiques, mais "un cap", a fait savoir lundi le ministre des Comptes publics David Amiel.

"Où en sommes-nous sur la croissance" et sur "l'inflation" du fait de la guerre au Moyen-Orient?, sera la question sur laquelle reviendra le gouvernement, a détaillé David Amiel sur RTL.

"On actualisera évidemment nos prévisions", en prenant en compte les effets de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran en juin et les négociations actuelles autour du stratégique détroit d'Ormuz.

Le gouvernement reviendra également sur le niveau des "dépenses de l'Etat", de la "Sécurité sociale" et des "collectivités".

Sur ce sujet, David Amiel a indiqué que "les aides qui ont été apportées aux entreprises et aux ménages" pour faire face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se sont élevées à 1,4 milliard d'euros.

"C'est 50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine et l'envolée des prix de l'énergie, a-t-il rappelé. Il s'est réjoui d'un "changement de doctrine" sur les dépenses publiques.

Le gouvernement avait alors décidé de largement diminuer les taxes sur l'électricité et le gaz pour contenir l'envolée des prix, ce qui avait coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros à l'Etat.

"Heureusement, le gouvernement n'a pas (...) écouté ceux qui nous appelaient à déverser des milliards et des milliards d'euros", a-t-il affirmé.

Car "il n'y a pas eu de cagnotte" fiscale, a poursuivi le ministre des Comptes publics, qui a mis en avant le fait que les recettes fiscales liées aux carburants avaient diminué de plus de 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026 par rapport à la même période en 2025, la baisse des volumes consommés ayant pris le pas sur la hausse des prix.

Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait toujours sur 0,9% de croissance pour 2026.

La Banque de France a déjà abaissé les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% escomptés avant), et l'Insee table sur 0,7%. Ces prévisions, publiées en juin, ne prenaient pas en compte l'évolution actuelle autour du conflit au Moyen-Orient.

 


La «lutte acharnée» se poursuit contre un incendie dans le sud, 4.600 hectares brûlés

Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités. (AFP)
  • Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs
  • "Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes

ILLE-SUR-TET: Des centaines de pompiers français poursuivent lundi matin leur "lutte acharnée" contre un incendie qui a déjà parcouru 4.600 hectares depuis samedi dans le sud du pays, entraînant l'évacuation de 10.000 personnes et perturbant le Tour de France, selon les autorités.

Le feu "a parcouru à cette heure 4.600 hectares (...) Notre priorité de la journée est évidemment de reprendre cette lutte acharnée pour contenir sa propagation sur sa tête et sur ses flancs", a indiqué lors d'un point presse Pierre Regnault de la Mothe, le préfet du département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l'Espagne.

Le sinistre a connu une progression fulgurante depuis qu'il s'est déclaré près du village de Trévillach samedi soir, et 700 pompiers sont à l'oeuvre pour tenter de le contenir en dépit des conditions météo défavorables, vent, air sec et fortes chaleurs.

"Les habitants de 26 communes ont été invités à évacuer", précisent les services de l'Etat français dans un communiqué, soit environ 10.000 personnes.

Cet incendie, qui s'est propagé au massif des Aspres, aride et difficile d'accès, a par ailleurs blessé cinq personnes, dont deux sapeurs-pompiers. Le préfet a également fait état d'un bilan provisoire de "50 bâtiments impactés (...) à des degrés divers".

Face à une "situation très difficile", le représentant de l'Etat a annoncé dimanche soir que la troisième étape du Tour de France, reliant Granollers en Espagne aux Angles dans les Pyrénées-Orientales, aurait bien lieu lundi, mais "sans public" dans sa partie française, notamment à l'arrivée, en raison de la mobilisation des secours.

"Ma priorité du jour, c'est de venir en aide à la population qui a été évacuée. Donc j'ai décidé qu'il n'y aurait pas un seul sapeur-pompier qui serait mobilisé sur le Tour de France. Ce qui n'empêche pas que l'étape puisse avoir lieu", a-t-il dit lundi matin.

Les pompiers français luttent également contre de multiples feux ailleurs dans le sud du pays.

Les Pyrénées-Orientales continuent d'être, comme 15 autres départements français lundi, en vigilance orange canicule avec des températures qui pourraient monter à certains endroits jusqu'à 40°C, quelques jours après un premier épisode caniculaire historique.

Même si la plupart des départs de feu sont d'origine humaine, selon les pompiers, leur développement est favorisé par la multiplication des vagues de chaleur et de sécheresse sous l'effet du changement climatique.

 


Trois jours avant le jugement, un dernier banquet à Liévin pour Le Pen et Bardella

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (à droite), et la présidente du groupe parlementaire du parti, Marine Le Pen, quittent une réunion avec le Premier ministre français à l'Hôtel Matignon, à Paris, le 17 septembre 2025. (AFP)
Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella (à droite), et la présidente du groupe parlementaire du parti, Marine Le Pen, quittent une réunion avec le Premier ministre français à l'Hôtel Matignon, à Paris, le 17 septembre 2025. (AFP)
  • Marine Le Pen et Jordan Bardella organiseront à Liévin un événement pour montrer leur unité avant la décision de la cour d’appel de Paris sur son inéligibilité
  • Une possible condamnation pourrait empêcher Marine Le Pen de se présenter, renforçant l’hypothèse d’un rôle accru de Bardella pour 2027

PARIS: A trois jours de la décision de la cour d'appel de Paris, qui déterminera qui des deux sera candidat à la présidentielle, Marine Le Pen et Jordan Bardella participeront samedi soir à un "banquet champêtre" à Liévin, en plein coeur du fief électoral de la patronne du Rassemblement national.

Ensemble, devant leurs militants, les deux chefs du RN afficheront leur unité, à moins de 72 heures du couperet judiciaire tant attendu, par le parti à la flamme comme par ses adversaires.

Si elle se voit confirmer une peine d'inéligibilité de plus de deux ans, Marine Le Pen ne pourra pas concourir une quatrième fois à l'Elysée. Elle estime aussi que si les juges lui imposent un bracelet électronique, il ne lui sera "pas possible" de faire campagne. En fonction de la sentence, elle annoncera sa décision mardi soir, probablement dans un journal télévisé.

Comme elle, tout le parti est dans l'expectative depuis la fin du procès en février. "On n'a plus les cartes, donc elle comme moi on patiente", confie en privé son dauphin, Jordan Bardella, appelé à "reprendre le flambeau" si la "candidate naturelle" était empêchée.

Ces dernières semaines, leurs prises de positions parfois dissonantes ont fait ressurgir des doutes sur la solidité du ticket qu'ils entendent présenter aux électeurs. Ce "banquet champêtre" à Liévin tombe donc à point nommé pour resserrer les rangs.

Loin d'être une tradition, l'événement a été monté par le nouveau maire RN de cet ex-bastion socialiste, Dany Paiva, avec l'appui du député Bruno Bilde, membre du premier cercle de Marine le Pen -elle-même élue de la circonscription voisine d'Hénin-Beaumont.

- "On reste soudés" -

Samedi soir à Liévin, ils seront 1.200 militants à se presser autour des deux leaders. L'ambiance sera résolument amicale et champêtre. Un podium sera installé pour de brèves prises de parole, 10 minutes pour Jordan Bardella puis 10 minutes pour Marine Le Pen, avant un bain de foule.

"Pas de discours" à proprement parler, ni de "thèmes prédéterminés" selon un conseiller de Marine Le Pen. Mais une expression conjointe qui "montrera que tout va bien, et que quel que soit le résultat du 7 juillet on reste soudés", glisse un proche de la patronne et de Jordan Bardella.

Celle qui se vante d'avoir "la peau dure" viendra refaire le plein de soutiens auprès de ses électeurs du Pas-de-Calais, avant d'affronter l'épreuve fatidique.

"La politique, c'est de l'amour. Si vous n'aimez pas les gens, il faut faire autre chose", mais "quand l'amour vous porte, on prend les coups les uns après les autres et on se crée une carapace", dit-elle après quatre décennies d'une carrière jalonnée d'une vingtaine de scrutins (dont deux finales présidentielles perdues face à Emmanuel Macron).

Entourés de nombreux cadres locaux du mouvement d'extrême droite, les deux favoris des sondages enverront aussi un signal à leurs adversaires à l'affût de la moindre faille. A commencer par le mieux placé, Edouard Philippe, que Marine Le Pen espère affronter au second tour, et qui tiendra son premier grand meeting dimanche à Paris.