L'incendie chez Bolloré Logistics maîtrisé, «aucun risque» assure le préfet

Les flammes d'un incendie dans un bâtiment industriel appartenant à Bolloré Logistics illuminent le ciel nocturne, à Grand-Couronne, au sud de Rouen, le 16 janvier 2023 (Photo, AFP).
Les flammes d'un incendie dans un bâtiment industriel appartenant à Bolloré Logistics illuminent le ciel nocturne, à Grand-Couronne, au sud de Rouen, le 16 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 17 janvier 2023

L'incendie chez Bolloré Logistics maîtrisé, «aucun risque» assure le préfet

  • Le site, coincé entre la Seine et les falaises au sud de Rouen, n'est pas classé Seveso et avait été évacué lundi peu après l'alerte
  • Au total, les flammes ont touché trois «cellules» d'environ 6 000 m2 chacune, l'une renfermant quelque 12 000 batteries automobiles au lithium

GRAND-COURONNE: L'incendie qui a touché des bâtiments industriels à Grand-Couronne, près de Rouen, dont un renfermant 12 000 batteries automobiles au lithium de Bolloré Logistics, était maîtrisé mardi et ne présentait "aucun risque pour la population", a annoncé le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand.

"Nous avons une situation maîtrisée, on ne note plus sur le site que quelques foyers résiduels en voie de refroidissement, et même d'extinction", a déclaré le préfet à l'AFP.

Le site, coincé entre la Seine et les falaises au sud de Rouen, n'est pas classé Seveso et avait été évacué lundi peu après l'alerte donnée vers 16h30 par un employé de Bolloré Logistics.

Au total, les flammes ont touché trois "cellules" d'environ 6 000 m2 chacune, l'une renfermant quelque 12 000 batteries automobiles au lithium, une deuxième 70 000 pneus et une troisième des palettes, textiles et autres produits plus courants.

Il n'y a "pas de blessé, pas de victime, pas de destruction voisine", s'était un peu plus tôt félicité le préfet.

Edith Morainville, 71 ans, réside dans la commune de Moulineaux, à environ 500 mètres à vol d'oiseau de la zone industrielle et était aux premières loges lundi après-midi lorsque l'entrepôt s'est embrasé. Elle a vu depuis ses fenêtres des "flammes et des explosions, comme des feux d’artifice."

"Moi, ni la mairie ni les services de secours ne m'ont prévenue de faire attention. Je voyais le nuage au loin, avec toute cette fumée noire et blanche c’était très impressionnant, on n’était pas rassurés, on a eu peur!", lance la retraitée à l'AFP.

"On regardait +Des chiffres et des lettres+ comme d’habitude lorsque j’ai entendu un gros +boum+, j’ai pensé à un accident de voiture", raconte Joël Wilemet, 71 ans lui aussi, venu rendre visite à sa mère qui réside à Moulineaux. "Puis le nuage a commencé à se dégager et à venir vers nous, il était toujours là à 22h30, il n'y avait pas d’odeur".

"Avec toutes ces usines il y aura sans doute d’autres incendies mais nous ne vivons pas spécialement dans la peur", ajoute le septuagénaire.

Le spectre de Lubrizol

Malgré ce panache de fumée "visuellement impressionnant", le sinistre n'a présenté "aucun risque pour la population", a réaffirmé le préfet.

"Nos sapeurs-pompiers ont dès le début de l’incendie déployé toute une série de mesures" qui n'ont "pas fait apparaître d’éléments significatifs", a dit M. Durand. "Rien ne justifiait la mise en place de mesures d'urgence".

Selon Pierre-André Durand, le seul risque chimique pouvait provenir de combustion du lithium qui peut dégager de l'acide fluorhydrique mais cette substance dangereuse n'a pas été détectée par les pompiers.

Pour Paul Poulain, expert en risques industriels interrogés par l'AFP, "les incendies de batteries lithium sont très polluants" et peuvent être "graves pour la santé".

"D'un point de vue sanitaire, il va falloir suivre les pompiers qui ont lutté contre cet incendie, car ce sont eux les plus exposés", prévient-il.

Le préfet a promis que "tous les résultats" d'analyses allaient être publiés, afin de rassurer une population encore traumatisée par le précédent de l'usine Lubrizol en septembre 2019, quand 10 000 tonnes de produits chimiques étaient parties en fumée dans un grave incendie survenu dans le même secteur.

Sur place, certains élus s'étaient étonnés lundi que malgré les épaisses fumées dégagées par l'incendie et la nature des produits concernés dans l'entrepôt Bolloré Logistics, les sirènes n'aient pas été actionnées pour mettre la population à l'abri. Une manifestation est prévue en début d'après-midi devant la préfecture.

La préfecture a fait savoir qu'aucune restriction de circulation des personnes n’a été mise en place et "toutes les activités pourront avoir lieu ce mardi de façon habituelle", y compris dans les établissements scolaires qui "ouvriront normalement".

Une centaine de pompiers étaient encore présents sur le site mardi matin pour noyer l'incendie, d'où s'élevaient des fumerolles blanches, grises et noires, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les causes de l'incendie sont inconnues à ce stade.

Le procureur de la République de Rouen a annoncé l'ouverture d'une enquête "afin de déterminer les causes de l’accident et de savoir si l’incendie était volontaire ou non".


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.