Des femmes yéménites en tenue traditionnelle pour défier les restrictions vestimentaires des Houthis

La musicienne yéménite Fatima Muthana, vêtue d’une tenue traditionnelle (Page Facebook de Fatima Muthana).
La musicienne yéménite Fatima Muthana, vêtue d’une tenue traditionnelle (Page Facebook de Fatima Muthana).
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Publié le Mardi 17 janvier 2023

Des femmes yéménites en tenue traditionnelle pour défier les restrictions vestimentaires des Houthis

  • L’activiste Ebtehal al-Komani proteste également contre ces récentes restrictions vestimentaires
  • Les femmes ont été sommées de ne porter que des abayas noires et amples

AL-MUKALLA : Les femmes yéménites se sont tournées vers les réseaux sociaux s'afficher en tenues traditionnelles colorées, défiant ainsi les restrictions vestimentaires des Houthis ainsi que la répression croissante de la milice au sein des régions sous leur contrôle.
En utilisant le Hashtag #Yemeni_identity, des dizaines de femmes à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont publié leurs photos sur Facebook et Twitter. Les militants yéménites passent régulièrement par le biais de tels réseaux pour exprimer leurs revendications.
«Nos grands-mères portaient des vêtement colorés et notre héritage est plein de couleurs et de joie», a déclaré Mozen Senan, une écrivaine yéménite, en posant pour une photo avec une amie et en s’habillant d’une abaya et d’un foulard colorés.


«Ansar Allah nous impose une tenue vestimentaire et exige que l’on soit enroulées de noir. Même si nous ne nous habillons plus comme nos grands-mères. Aujourd’hui, c’est ce que nous sommes et ce sont nos couleurs», a-t-elle déclaré en employant le nom officiel des Houthis.
Cette campagne est survenue une semaine après la déclaration des autorités houthies de Sanaa informant les couturiers que les abayas des femmes devaient être noires et amples.
Ces interdictions vestimentaires dont partie d’une répression croissante contre les femmes à qui il est également interdit de se déplacer entre les villes sans tuteur ou gardien masculin.
Selon Ebtehal al-Komani, une militante des droits humains, les femmes n’avaient jamais couvert l'ensemble de leur corps d’habits noirs auparavant.
«Le ‘’vêtement’’ noir n’a jamais été porté par les femmes yéménites. Il s’agit d’une coutume étrange qui a imprégné la société yéménite. Elle ne nous appartient pas.» a-t-elle écrit sur Facebook, publiant des photos d’elle ainsi que d’autres militantes en tenue traditionnelle.


La chanteuse yéménite Fatima Muthana s'est également prise au jeu. «Voilà notre identité aux couleurs vives» a-t-elle déclaré sur Facebook, recevant une centaines de likes (j’aime) et de commentaires de ses fans.
Depuis décembre, les Houthis ont enlevé et emprisonné cinq personnalités célèbres en ligne pour avoir critiqué l’incapacité de la milice à atténuer les mauvaises conditions économiques et à lutter contre la corruption du gouvernement.
Des milliers de yéménites ont quitté le pays ou se sont installés dans des régions contrôlées par le gouvernement alors que les Houthis réprimaient leurs opposants suite à leur prise de pouvoir militaire fin 2014.
L’actrice et mannequin yéménite Entesar al-Hammadi est toujours détenue par les Houthis. Elle a été enlevée dans une rue de Sanaa parce qu’elle aurait enfreint le code vestimentaire islamique.
Malgré les appels locaux et internationaux pour sa libération, les Houthis l’auraient détenue à l’isolement et torturée.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.