Au Liban, cinq membres d'une même famille emportés par la Covid-19

Le village de Bakhaoun au Liban a été bouleversé par la mort de cinq membres d'une même famille au cours des six dernières semaines; tous sont décédés des suites de la Covid-19. (Dossier/AFP)
Le village de Bakhaoun au Liban a été bouleversé par la mort de cinq membres d'une même famille au cours des six dernières semaines; tous sont décédés des suites de la Covid-19. (Dossier/AFP)
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Publié le Samedi 21 novembre 2020

Au Liban, cinq membres d'une même famille emportés par la Covid-19

  • Selon le ministère libanais de la Santé, le plus grand nombre de décès des suites du coronavirus concerne la tranche d'âge des plus de 80 ans
  • Le couvre-feu dans le pays a fait l'objet de milliers de violations - avec un total de 19 245 amendes émises jusqu'à vendredi

BEYROUTH : Le village de Bakhaoun au Liban a été bouleversé par la mort de cinq membres d'une même famille au cours des six dernières semaines. Tous sont décédés des suites de la Covid-19.

Abed Al-Jaleel Al-Samad, sa femme Aisha et leur plus jeune fils Fady, 52 ans, membre de la Sûreté générale, ont succombé au virus mi-octobre. Bassam, le frère aîné de Fady, est décédé le 27 octobre, et leur frère Shadi est décédé à l'hôpital vendredi. Leur sœur est soignée dans un hôpital de Tripoli depuis un mois.

Bakhaoun compte parmi les villages les plus peuplés du district de Dennié au Liban. Il compte 15 000 habitants répartis sur une superficie de huit kilomètres carrés. Les mesures de confinement strictes n'ont pas empêché l'apparition de 50 cas de Covid-19 dans le village, dont 25 cas dans la seule famille Al-Samad.

Samedi, le Liban entame sa deuxième semaine de bouclage au niveau national. Les mesures doivent être poursuivies jusqu'à la fin novembre pour réduire le nombre de cas actifs et diminuer la surcharge des hôpitaux, qui ont atteint leur capacité maximale.

Toutefois, le couvre-feu dans le pays a fait l'objet de milliers de violations - avec un total de 19 245 amendes émises jusqu'à vendredi matin. En outre, un nombre record de 1 900 nouveaux cas confirmés a été enregistré jeudi, ce qui porte le nombre total de cas infectés dans le pays depuis le début de la pandémie à 111 905, avec 868 décès.

Selon le ministère libanais de la Santé, le plus grand nombre de décès des suites du coronavirus concerne la tranche d'âge des plus de 80 ans (252 décès). 55 personnes âgées de 40 à 49 ans ont péri, 17 âgées de 30 à 39 ans, et 8 âgées de 20 à 29 ans.

Le ministre de la Santé par intérim, Hamad Hassan, a déclaré que « les données opérationnelles et les statistiques dont dispose le ministère n'indiquent pas un progrès tangible dans la réduction du nombre de cas de coronavirus ». Il a exhorté les Libanais à faire preuve de patience et à respecter les mesures de protection.

Il a également déclaré que le ministère de la Santé avait conclu un accord avec des hôpitaux privés pour accueillir les patients atteints de Covid-19 ; ces hôpitaux seront remboursés pour les traitements administrés.

Dans un communiqué, le président du Syndicat des hôpitaux privés, Suleiman Haroun, a confirmé que les hôpitaux privés accueilleront progressivement les patients « à la suite de l'accord conclu avec le ministère de la Santé qui couvre les frais d'hospitalisation, sachant que le coût du traitement des patients atteints de coronavirus est très élevé en comparaison avec celui des autres patients ».

Par ailleurs, alors que le Liban mène une lutte contre le coronavirus, il est englué dans une grave crise économique qui ne peut être soulagée que par la mise en œuvre des réformes exigées par la communauté internationale et par la relance des négociations avec le Fonds monétaire international.

Vendredi, le ministre des Finances par intérim, Ghazi Wazni, a été informé que le cabinet international Alvarez & Marsal a décidé d'annuler le contrat signé avec le ministère des Finances pour un audit juricomptable de la Banque centrale du Liban (BDL).

Une semaine auparavant, le cabinet de conseil avait accepté de prolonger le contrat de trois mois, pour permettre à la banque de fournir les informations nécessaires. Toutefois, la banque a annoncé que cela était impossible en raison de la « loi sur le secret bancaire ».

Alvarez & Marsal a déclaré qu’il a pris cette décision après avoir constaté qu'il ne parviendrait pas à obtenir les informations nécessaires « même si une durée supplémentaire de trois mois était accordée (à la banque) pour fournir les documents requis ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com