Les vaccins contre le Covid-19 au cœur d'un G20 inédit, en mode virtuel

« Serons-nous prêts à garantir l'accès (aux vaccins) à l'échelle planétaire, et à éviter à tout prix le scénario d'un monde à deux vitesses, où seuls les plus riches pourraient se protéger du virus? », a demandé le président français Emmanuel Macron (Twitter, capture d'écran)
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Publié le Dimanche 22 novembre 2020

Les vaccins contre le Covid-19 au cœur d'un G20 inédit, en mode virtuel

  • Les dirigeants du G20, réunis dans un format virtuel inédit, ont appelé à la solidarité face au Covid-19, en particulier pour l'accès aux vaccins
  • Ce club des puissants doit aussi se pencher sur la dette des pays les moins avancés, dont plusieurs sont menacés de défaut de paiement

RIYAD : Un sommet virtuel pour des défis bien réels, à commencer par une pandémie qui tue en masse et secoue l'économie mondiale : les dirigeants du G20, réunis dans un format virtuel inédit, ont appelé à la solidarité face au Covid-19, en particulier pour l'accès aux vaccins.

« Nos peuples et nos économies souffrent encore de ce choc, mais nous ferons tout notre possible pour surmonter cette crise grâce à la coopération internationale», a déclaré le roi Salmane d'Arabie saoudite à l'ouverture de cette rencontre de deux jours, par écrans interposés.

Il est apparu au côté du prince héritier Mohammed ben Salmane, et entouré de vignettes montrant en direct les dirigeants des plus grandes puissances mondiales, une image devenue familière.

Non sans quelques instants insolites : le président français, Emmanuel Macron, plaisantant avec un interlocuteur hors champ, son homologue chinois, Xi Jinping, faisant appel à un assistant armé d'une télécommande...

Le président américain Donald Trump a quant à lui fait une brève apparition, essentiellement pour évoquer son propre bilan selon deux participants. Il s'est ensuite rendu à son golf proche de Washington.

Sans surprise, la pandémie a dominé les premiers échanges, à l'heure où la course aux vaccins s'accélère.

« Serons-nous prêts à garantir l'accès (aux vaccins) à l'échelle planétaire, et à éviter à tout prix le scénario d'un monde à deux vitesses, où seuls les plus riches pourraient se protéger du virus? », a demandé samedi le président français Emmanuel Macron, dans une adresse par visioconférence à ses homologues, qu'il a ensuite tweetée.

Face au Covid-19, qui a infecté plus de 55 millions de personnes et en a tué plus de 1,3 million à travers le monde, le président chinois a lui estimé que la réponse devait aussi être économique.

« Nous devons réduire les taxes et les barrières douanières et nous pencher sur la libéralisation des échanges d'équipements médicaux essentiels», a-t-il ainsi estimé.

Avant même que le G20 ne commence, le patron de l'ONU, Antonio Guterres, avait rappelé qu'il « manque 28 milliards, dont 4,2 avant la fin de l'année» pour financer l'ACT-Accelerator, un dispositif de l'Organisation mondiale de la santé devant garantir que les pays riches ne monopoliseront pas les traitements, tests ou vaccins.

« L'accès à la vaccination doit être possible et abordable pour chaque pays. Les fonds promis jusqu'à présent ne sont pas encore suffisants pour y parvenir. Je vous demande donc à tous de soutenir cette initiative importante. Cette aide à court terme est dans notre intérêt», a dit la chancelière Angela Merkel à ses homologues.

Dette et moratoire

Le G20 - qui regroupe notamment les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Inde, le Brésil, la Corée du Sud, la Russie, l'Australie, l'Indonésie et l'Arabie saoudite - représente les deux tiers de la population de la Terre, 80% du commerce mondial et plus de 85% de la richesse produite annuellement sur la planète.

Ce club des puissants doit aussi se pencher sur la dette des pays les moins avancés, dont plusieurs sont menacés de défaut de paiement.

Le G20 a adopté en avril un moratoire sur le paiement du service de la dette de six mois, qui court jusqu'en juin 2021. M. Guterres a demandé un « engagement ferme» pour que ce délai de grâce soit prolongé jusqu'à fin 2021.

 


Sanctions US sur des sociétés chinoises et russes en raison de leur commerce avec l'Iran

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué la campagne de pression sur le régime iranien lors de sa rencontre avec le ministre koweïtien des Affaires étrangères en début de semaine. (AFP)
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  • Quatre entreprises accusées d’avoir « transféré des technologies et des objets sensibles » au programme de missiles iranien
  • Les sanctions, imposées mercredi, visaient deux sociétés chinoises, Chengdu Best New Materials et Zibo Elim Trade, ainsi que le groupe russe Nilco et la société par action Elecon

LONDRES: Les États-Unis ont imposé des sanctions économiques à quatre entreprises chinoises et russes qui, selon Washington, ont soutenu le programme de missiles iranien.

Les quatre entreprises ont été accusées de « transfert de technologies et des articles sensibles au programme de missiles iranien » et seront ainsi soumises  à des restrictions qui touchent l’aide du gouvernement américain et leurs exportations pendant deux ans, a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo dans un communiqué.

Les sanctions, imposées mercredi, visaient deux sociétés chinoises, Chengdu Best New Materials et Zibo Elim Trade, ainsi que le groupe russe Nilco et la société par action Elecon.

« Ces mesures font partie de notre réaction aux activités néfastes de l’Iran », a affirmé Pompeo. « Ces déterminations soulignent la nécessité permanente pour tous les pays de rester vigilants face aux efforts continus de l’Iran afin de faire évoluer son programme de missiles. Nous poursuivons notre acharnement pour empêcher les efforts de développement de missiles de l’Iran et nous utiliserons nos pouvoirs de sanctions de manière à mettre en lumière les fournisseurs étrangers, tels que ces entités en Chine et en Russie, qui fournissent à l’Iran des matériaux et des technologies en relation avec les missiles ».

L'administration Trump a intensifié les sanctions contre Téhéran après son retrait de l'accord nucléaire iranien en 2018.

Plus tôt cette semaine, Pompeo a rencontré le ministre koweïtien des Affaires étrangères,  Cheikh Ahmad Nasser Al-Mohammad Al-Sabah, et  la campagne de pression sur le régime iranien a été abordée.

« Je tiens à remercier le Koweït pour son soutien absolu à la campagne de pression maximale. Ensemble, nous privons l’Iran de l'argent, des ressources, de la richesse et des armes avec lesquels il pourrait commettre des actes de terrorisme dans toute la région », a-t-il dévoilé.

On ne sait pas encore comment la nouvelle administration de Joe Biden traitera Téhéran et si elle voudra relancer l’accord sur le nucléaire, tellement essentiel pour  propulser l’économie secouée du pays. Le rial iranien a perdu environ la moitié de sa valeur cette année par rapport au dollar, alimentant l'inflation et aggravant la détérioration de l'économie.

L’économie iranienne connaîtrait une croissance de 4,4% l’année prochaine si les sanctions sont levées, a souligné la semaine dernière l’Institut de la finance internationale (IFI).

Selon les estimations de l'IFI, l'économie devrait se contracter d'environ 6,1% en 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures Zappos, meurt à 46 ans

Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures en ligne Zappos racheté par Amazon pour plus de 1 milliard de dollars en 2009, est décédé vendredi à l'âge de 46 ans (Photo, AFP)
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  • Il avait fait grossir cette start-up créée en 1999, pour la revendre environ 1,2 milliard de dollars - dont une partie en actions - au géant Amazon en 2009
  • « Le monde te perd trop tôt », a regretté sur Instagram le patron d'Amazon, Jeff Bezos

WASHINGTON : Tony Hsieh, ancien patron du site de vente de chaussures en ligne Zappos racheté par Amazon pour plus de 1 milliard de dollars en 2009, est décédé vendredi à l'âge de 46 ans, annonce le site internet de l'entreprise.

M. Hsieh est décédé des suites de blessures subies dans l'incendie d'une maison le 18 novembre à New London, dans le Connecticut (nord-est), selon plusieurs medias américains samedi.

« Bien que Tony ait pris sa retraite l'été dernier, nous savons à quel point il a eu un impact énorme sur Zappos (...), car il a consacré les 20 dernières années à se concentrer sur le succès de l'entreprise et de ses employés », a déclaré l'actuel PDG de Zappos, Kedar Deshpande, dans un message posté sur la page d'accueil de l'entreprise.

Il avait fait grossir cette start-up créée en 1999, pour la revendre environ 1,2 milliard de dollars - dont une partie en actions - au géant Amazon en 2009. Il s'agissait alors du plus coûteux investissement réalisé par le géant de la vente en ligne.

Zappos était dirigée jusqu'à l'été dernier par Tony Hsieh, qui avait alors pris sa retraite.

Il était « devenu un gourou de la gestion, fréquemment cité et étudié, en offrant la livraison gratuite de chaussures et en persuadant des millions de personnes de les acheter en ligne », à une époque où la vente en ligne en était encore à ses premiers pas, relève le Wall Street Journal samedi.

« Au début de la vente au détail en ligne, il s'est rendu compte que la clé du succès était de faire en sorte que les gens se sentent à l'aise et en toute sécurité pour faire leurs achats sur Internet », selon le New York Times.

Tony Hsieh a également été à l'origine en 2012 d'un vaste projet de restructuration et de redynamisation du centre de Las Vegas (Nevada).

« Le monde te perd trop tôt », a regretté sur Instagram le patron d'Amazon, Jeff Bezos. « Ta curiosité, ta vision et ton attention permanence accordée aux clients laissent une marque indélébile ».

La fille et conseillère du président Donald Trump, Ivanka, a elle aussi salué la mémoire de son « cher ami Tony », sur Twitter.


5G: le nombre de contrôles sur les ondes électroniques va tripler l'an prochain

Le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O estime que rien n'empêche un déploiement de la 5G à Paris d'ici à la fin de l'année (Photo, AFP)
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  • La question de l'impact sanitaire des ondes électroniques est « l'un des sujets de santé publique les plus documentés »
  • Le secrétaire d'Etat a par ailleurs regretté « chez les écologistes et chez certains maires de gauche une instrumentalisation politique du sujet »

PARIS : Il y aura l'an prochain 10.000 contrôles réalisés sur le niveau des ondes électroniques, trois fois plus qu'en 2020, dont la moitié porteront sur la 5G, a assuré le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O, dans un entretien au Journal du Dimanche.

La question de l'impact sanitaire des ondes électroniques est « l'un des sujets de santé publique les plus documentés », a répondu Cédric O, interrogé sur le moratoire demandé par la convention citoyenne sur le déploiement de la 5G en France.

« Il existe près de 28.000 études sur le sujet (...) Toutes convergent vers la même conclusion : il n'y a pas d'impact démontré en dessous des normes sanitaires. Les niveaux d'exposition en France sont en moyenne 200 fois inférieurs à ces normes », a affirmé le secrétaire d'Etat.

Toutefois, pour répondre aux interrogations, Cédric O a assuré que les contrôles sur les niveaux d'exposition allaient tripler en 2021.

« Mais dans ces conditions, le gouvernement assume son déploiement », a-t-il poursuivi.

Le secrétaire d'Etat a par ailleurs regretté « chez les écologistes et chez certains maires de gauche une instrumentalisation politique du sujet ».

« Je ne doute toutefois pas un instant que même les plus réfractaires comme Éric Piolle [maire EELV de Grenoble opposé à la 5G] finiront par accepter la 5G dans les mois qui viennent », a-t-il affirmé.

Enfin, M. O estime que rien n'empêche un déploiement de la 5G à Paris d'ici à la fin de l'année. « Si les opérateurs souhaitent allumer, ils le peuvent », a-t-il ainsi expliqué au JDD.