Chine: près de 13 000 décès à l'hôpital liés au Covid en une semaine

People visit a traditional Spring Festival flower market which reopens after closure due to the spread of the Covid-19 coronavirus in Guangzhou, in China's southern Guangdong province on January 20, 2023, ahead of the Lunar New Year of the Rabbit celebrations which falls on January 22. (Photo by AFP) / CHINA OUT
People visit a traditional Spring Festival flower market which reopens after closure due to the spread of the Covid-19 coronavirus in Guangzhou, in China's southern Guangdong province on January 20, 2023, ahead of the Lunar New Year of the Rabbit celebrations which falls on January 22. (Photo by AFP) / CHINA OUT
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Publié le Dimanche 22 janvier 2023

Chine: près de 13 000 décès à l'hôpital liés au Covid en une semaine

  • Ces données n'incluent pas ceux qui ont succombé au coronavirus chez eux
  • Selon la société britannique d'analyses médicales Airfinity, le nombre quotidien de décès dus au Covid en Chine devrait grimper jusqu'à environ 36.000 à l'occasion des congés du Nouvel an lunaire

PEKIN: La Chine a fait état samedi de près de 13 000 décès liés au Covid-19 à l'hôpital entre le 13 et le 19 janvier, un haut responsable des autorités sanitaires affirmant que la grande majorité de la population avait déjà été contaminée.

Dans un communiqué, le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) précise que, sur cette période, 681 patients sont morts à l'hôpital d'une défaillance respiratoire provoquée par le Covid et 11.977 d'autres maladies combinées au virus.

Ces données n'incluent pas ceux qui ont succombé au coronavirus chez eux.

Mi-janvier, plus d'un mois après la levée des restrictions sanitaires, la Chine avait fait état d'environ 60.000 décès liés au Covid dans les établissements médicaux du pays entre le 8 décembre 2022 et le 12 janvier 2023, un bilan estimé sous-évalué au regard de la réduction des contrôles.

Selon la société britannique d'analyses médicales Airfinity, le nombre quotidien de décès dus au Covid en Chine devrait grimper jusqu'à environ 36.000 à l'occasion des congés du Nouvel an lunaire. Airfinity estime également que plus de 600.000 personnes sont mortes de la maladie depuis l'abandon par la Chine des restrictions en décembre.

Des dizaines de millions de personnes ont voyagé à travers le pays ces derniers jours pour se retrouver en famille à l'occasion des festivités du Nouvel An dimanche, faisant craindre le risque d'une nouvelle explosion du nombre de contaminations.

Les autorités chinoises des transports ont prévu que plus de deux milliards de trajets seraient accomplis au cours du mois, jusqu'à février.

Le président Xi Jinping s'est inquiété mercredi de la propagation du virus dans les zones rurales, dont beaucoup manquent de médicaments et d'autres ressources médicales.

Mais bien que ces mouvements puissent favoriser la transmission, "la vague épidémique actuelle a déjà contaminé environ 80% de la population dans le pays", a affirmé l'épidémiologiste en chef du CDC, Wu Zunyou, dans un message posté samedi sur le réseau social chinois Weibo.

Selon lui, "à court terme, par exemple, dans les deux ou trois mois qui viennent, la possibilité (...) d'une deuxième vague épidémique sur le pays est très petite".

Jeudi, une responsable de la Commission nationale de la santé, Guo Yanhong, avait déclaré que la Chine avait passé le pic d'admissions de patients Covid dans les cliniques spécialisées contre la fièvre et les services d'urgence, y compris pour les malades en situation critique.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.