Le célèbre jet d'eau de Genève sort du confinement avec les coiffeurs et les tatoueurs

Le jet d’eau du lac Léman, à Genève (Photo, Fabrice COFFRINI/AFP).
Le jet d’eau du lac Léman, à Genève (Photo, Fabrice COFFRINI/AFP).
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Publié le Lundi 23 novembre 2020

Le célèbre jet d'eau de Genève sort du confinement avec les coiffeurs et les tatoueurs

  • Le canton de Genève a le deuxième pire taux d'incidence en Europe sur 14 jours juste après la région croate de Varazdinska, selon les statistiques de l'OMS
  • La réapparition du célèbre jet d’eau du lac Léman, arrêté pour maintenance, marque symboliquement le lancement du processus d'assouplissement des mesures anti-COVID

GENEVE : La plume majestueuse du célèbre jet d'eau dominait à nouveau Genève samedi, pour marquer la sortie partielle du confinement de cette ville des bords du lac Léman.

"Cette décision, en lien avec la situation sanitaire à Genève, marque symboliquement le lancement du processus d'assouplissement des mesures anti-COVID, ont écrit sur leur compte Twitter les services industriels de Genève, chargés de la gestion du jet d'eau, qui peut s'élancer jusqu'à 140 mètres de hauteur.

Les habitants et les touristes retrouvent l'emblème de la ville en même temps que la possibilité d'aller chez le coiffeur, dans un salon d'esthétique et chez le tatoueur, autant de commerces qui ont été autorisés à rouvrir samedi.

Les autres commerces non-essentiels restent pour l'instant fermés, y compris les bars et les restaurants, qui eux, ne peuvent vendre que à emporter.

Le canton de Genève a le deuxième pire taux d'incidence en Europe sur 14 jours juste après la région croate de Varazdinska, selon les statistiques de l'OMS compilées par la chaîne de télévision publique RTS.

Le jet d'eau devait à nouveau fonctionner le 12 novembre après une période de maintenance, mais le conseil d'Etat du canton de Genève avait décidé de marquer la résurgence de la pandémie en le laissant arrêté.

C'était le deuxième arrêt du jet d'eau cette année en lien avec la pandémie de Covid-19. Le premier a duré 83 jours au moment de la période de confinement du printemps dernier.

Le jet d'eau, enclenché manuellement, fonctionne en temps normal tous les jours depuis 1891 sauf en cas de rafales de vent ou de grand froid.

Il est illuminé le soir pour soutenir des causes caritatives, humanitaires ou diplomatiques, à l'instar de l'Empire State Building à New York.

Le jet d'eau est une petite merveille d’ingénierie. La vitesse de sortie de l'eau est de 200km/h et un demi-mètre cube d'eau est projeté par seconde à la hauteur de 140 mètres, selon les chiffres officiels donnés par Genève.

Le jet est créé par deux groupes de motopompes qui pèsent au total plus de 16 tonnes et atteignent une puissance de près de 1.000 kilowatts.

Des millions de minuscules bulles d'air assurent l'aspect neigeux du jet d'eau éclairé la nuit, souligne encore la ville sur son site internet.

 


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com