L'Arabie saoudite veut renforcer la coopération internationale dans divers domaines

Le roi Salmane. (SPA)
Le roi Salmane. (SPA)
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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

L'Arabie saoudite veut renforcer la coopération internationale dans divers domaines

  • Le Cabinet a souligné l'importance de la participation de l'Arabie saoudite à la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, la semaine dernière
  • Le Conseil des ministres a fait le point sur les derniers développements survenus dans la région et dans le monde

RIYAD: Le gouvernement saoudien a examiné mardi une série de décisions et d'initiatives politiques et économiques qui ont pour objectif de renforcer la coopération internationale dans divers domaines et d'encourager des solutions plus novatrices et plus concertées afin de relever les défis mondiaux.

La session s'est tenue sous la présidence du roi Salmane au palais Irqah, à Riyad. Les deux lettres que le roi et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ont reçues des présidents de la Gambie et du Tchad ont été présentées aux ministres.

Le Cabinet a par ailleurs souligné l'importance de la participation de l'Arabie saoudite à la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), à Davos, la semaine dernière. Lors de cet événement international, la délégation saoudienne a mis en avant les progrès réalisés par le Royaume dans le cadre de la Vision 2030. Ces efforts visent à mettre en place une économie prospère et diversifiée et à dégager des pistes de coopération internationale.

Les représentants de l'Arabie saoudite ont également évoqué les contributions et les initiatives internationales menées par le pays en faveur de la stabilité et de la croissance de l'économie mondiale, de la préservation de l'environnement et de la lutte contre le changement climatique.

Le ministre d'État et ministre des Médias par intérim, Issam ben Saad ben Saïd, a indiqué que les ministres avaient salué les résultats obtenus à l'issue de la 13e réunion du Comité économique saoudo-suisse, qui s'est tenue à Zurich la semaine dernière. Au cours de cette réunion, les deux pays ont signé des protocoles d'accord qui visent à approfondir leur coopération de manière à profiter des opportunités qui se présentent dans différents domaines.

Le Conseil des ministres a fait le point sur les derniers développements survenus dans la région et dans le monde. Il a à nouveau affirmé l'importance que le Royaume accorde aux principes de dialogue, de tolérance et de coexistence. Il a rappelé qu'il condamnait la haine et l'extrémisme ainsi que les facteurs qui les motivent.

Le Conseil des ministres a mandaté le ministre des Affaires étrangères pour s'entretenir avec la délégation du Costa Rica et conclure un projet d'accord de coopération entre les deux gouvernements. Le ministre de la Culture a également été autorisé à s'entretenir avec la délégation nigérienne et à conclure un projet de protocole d'accord de coopération.

Le même type d’initiative a été approuvé entre les gouvernements d'Arabie saoudite et d'Ouzbékistan au sujet du recrutement de la main-d'œuvre. Parmi les autres décisions prises, citons l'adhésion du Royaume au protocole d'accord de l'Organisation régionale de surveillance de la sécurité aérienne du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Les ministres ont également approuvé la liste révisée des engagements de l'Arabie saoudite en matière de commerce des services conformément aux dispositions de l'Organisation mondiale du commerce dont elle fait partie. Dans ce contexte, ils ont autorisé le ministre du Commerce et le président du conseil d'administration de l'Autorité générale du commerce extérieur à présenter la liste qui a été mise à jour conformément aux procédures de l'Organisation mondiale du commerce.

Ils ont également entériné les amendements que l'assemblée de l'Organisation maritime internationale (OMI) a approuvés lors de la convention de l'OMI, signée à Genève en 1948.

Le Cabinet a en outre donné son accord pour que le ministre de l'Éducation et le président du Conseil d'administration de la Société de formation technique et professionnelle s'entretiennent avec le ministère fédéral autrichien du Travail et de l'Économie afin de signer un projet de protocole d'accord relatif à la formation technique et professionnelle.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a décidé d'interrompre les travaux relatifs au système électronique destiné à répertorier les propriétés immobilières.

Le Cabinet a validé une décision qui vise à prolonger les dispositions de la décision no 515 publiée le 8 avril 2020 selon laquelle les petites entreprises dont le nombre de travailleurs est inférieur ou égal à neuf (ce chiffre comprend le propriétaire) sont exemptées du paiement de la taxe financière pendant une période de trois ans – pour un an à compter de la date d'expiration de la période mentionnée.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

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  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.


Israël occupera une partie du sud du Liban après la guerre, déclare son ministre de la Défense

 Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
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  • "Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties"
  • "Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza"

JERUSALEM: Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz.

"A la fin de cette opération, Tsahal (l'armé israélienne, NDLR) s'installera dans une zone de sécurité à l'intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu'au Litani", fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a déclaré M. Katz, dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties", a ajouté M. Katz.

"Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord", a encore ajouté M. Katz en référence à deux villes de la bande de Gaza dévastées par les opérations militaires d'Israël dans sa guerre contre le Hamas après le 7 octobre 2023.

Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars du mouvement islamiste Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit.

Depuis lors, les frappes israéliennes massives sur le pays du Cèdre ont tué plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme elle avoir éliminé "850 terroristes" au Liban.

M. Katz ne cesse de multiplier les déclarations martiales à l'encontre du Liban et des Libanais.

Dimanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué lui avoir écrit pour exprimer ses "vives préoccupations concernant (des propos tenus récemment par des responsables israéliens) qui sapent le respect du droit international humanitaire" et dénotent selon elle une volonté de s'y soustraire.

Dans une copie de la lettre publiée par HRW, cette dernière lui reproche nommément ses propos du 16 mars, dans lesquels il menaçait déjà d'empêcher le retour des personnes ayant fui la région au sud du Litani.

"Utiliser le refus du retour des civils comme outil de négociation constitue un déplacement forcé, ce qui est interdit par les lois de la guerre et peut constituer un crime de guerre", écrit l'ONG.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré "entre 4.000 et 5.000 roquettes, drones et missiles, ainsi que des mortiers (...) en direction d'Israël, certains en direction de nos troupes, d'autres vers des communautés civiles", a déclaré mardi le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.