Ukraine: les forces russes ont avancé à Bakhmout

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, examine les bâtiments détruits par les bombardements lors de sa visite dans la ville ukrainienne de Kharkiv le 24 janvier 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, examine les bâtiments détruits par les bombardements lors de sa visite dans la ville ukrainienne de Kharkiv le 24 janvier 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP)
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Publié le Mercredi 25 janvier 2023

Ukraine: les forces russes ont avancé à Bakhmout

  • Bakhmout est l'épicentre du conflit dans l'est de l'Ukraine où des combats se déroulent dans certains quartiers de la ville
  • La prise de cette ville «a permis de bloquer les voies d'approvisionnement de l'ennemi et de prendre sous contrôle opérationnel des zones» à partir desquelles les Ukrainiens frappaient des positions russes, selon M. Pouchiline

MOSCOU: Les troupes russes ont revendiqué mercredi des avancées à Bakhmout, épicentre du conflit dans l'est de l'Ukraine où des combats se déroulent dans certains quartiers de la ville, selon un responsable de l'occupation russe.

"Des hostilités assez dures se poursuivent à (Bakhmout) (...) Des combats se déroulent déjà quelque part à la périphérie, et quelque part dans ces quartiers qui étaient encore tenus par l'ennemi assez récemment", a déclaré Denis Pouchiline, chef de l'occupation russe dans la région de Donetsk, cité par les agences de presse russes.

Selon lui, les troupes russes, et en particulier des mercenaires du groupe paramilitaire Wagner, "avancent".

Bakhmout, qui comptait 70 000 habitants avant le conflit, subit depuis l'été des assauts répétés des troupes russes, sans que celles-ci soient jusqu'à présent parvenues à briser les défenses ukrainiennes.

La ville, en grande partie détruite et dont l'importance stratégique est contestée par les experts, est devenue ces derniers mois le lieu de lourdes pertes dans les deux camps.

Selon M. Pouchiline, la percée revendiquée par la Russie plus tôt en janvier à Soledar, située plus au nord, a "joué un rôle clé" dans les avancées actuelles à Bakhmout.

La prise de cette ville "a permis de bloquer les voies d'approvisionnement de l'ennemi et, en partie, de prendre sous contrôle opérationnel des zones" à partir desquelles les Ukrainiens frappaient des positions russes, a-t-il poursuivi.

Le chef du groupe Wagner, Evguéni Prigojine, a lui fait savoir mardi soir via son service de presse que "le but de la prise de Bakhmout est de détruire l'armée ukrainienne dans les environs de la ville et d'empêcher toute action offensive dans toutes les directions".

"Toutes les unités prêtes au combat des forces armées ukrainiennes sont envoyées à Bakhmout et le groupe Wagner les détruit, ouvrant des opportunités opérationnelles sur d'autres directions" du front, a-t-il affirmé.

L'état-major ukrainien a confirmé dans son rapport quotidien mercredi des assauts russes à Bakhmout et dans sa région.

Selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un centre de réflexion basé aux Etats-Unis, les "forces russes ont réalisé des gains territoriaux marginaux à Bakhmout". Il a relevé aussi des informations faisant état d'une offensive russe en cours à Vougledar, plus au sud.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.