Les dirigeants du G20 cherchent à aider les pays les plus pauvres dans le monde post-Covid

Le roi Salman à Riyad préside le Sommet du G20 samedi, auquel ont participé virtuellement les dirigeants du monde à cause de la pandémie de Covid-19. (SPA)
Le roi Salman à Riyad préside le Sommet du G20 samedi, auquel ont participé virtuellement les dirigeants du monde à cause de la pandémie de Covid-19. (SPA)
Dans cette photo fournie par le Palais royal saoudien, le roi Salman prononce son discours d’ouverture lors d’un Sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite à Riyad, le samedi 21 novembre 2020. (AP)
Dans cette photo fournie par le Palais royal saoudien, le roi Salman prononce son discours d’ouverture lors d’un Sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite à Riyad, le samedi 21 novembre 2020. (AP)
Le roi Salman a affirmé samedi que l’Arabie saoudite était satisfaite de la réunion des dirigeants des pays du G20, soulignant que le G20 avait démontré sa capacité à unir ses efforts contre la Covid-19. (G20)
Le roi Salman a affirmé samedi que l’Arabie saoudite était satisfaite de la réunion des dirigeants des pays du G20, soulignant que le G20 avait démontré sa capacité à unir ses efforts contre la Covid-19. (G20)
Le roi Salman a déclaré samedi que l’Arabie saoudite était satisfaite de la réunion des dirigeants des pays du G20, soulignant que le G20 avait démontré sa capacité à unir ses efforts contre la Covid-19. (G20)
Le roi Salman a déclaré samedi que l’Arabie saoudite était satisfaite de la réunion des dirigeants des pays du G20, soulignant que le G20 avait démontré sa capacité à unir ses efforts contre la Covid-19. (G20)
Le roi Salman prononce son discours d’ouverture lors d’un Sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite à Riyad, le samedi 21 novembre 2020. (AFP)
Le roi Salman prononce son discours d’ouverture lors d’un Sommet virtuel du G20 organisé par l’Arabie saoudite à Riyad, le samedi 21 novembre 2020. (AFP)
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Publié le Dimanche 22 novembre 2020

Les dirigeants du G20 cherchent à aider les pays les plus pauvres dans le monde post-Covid

  • Le roi Salman a déclaré que les États membres doivent œuvrer pour un accès équitable aux vaccins contre le coronavirus
  • Il a ajouté que les économies et les frontières doivent être rouvertes afin de faciliter la circulation des marchandises et des personnes

RIYAD /LONDRES : Les dirigeants du G20 doivent œuvrer pour un accès équitable et abordable aux vaccins contre le coronavirus, a déclaré le roi Salman dans son discours d’ouverture au Sommet du G20 à Riyad samedi.

« Bien que nous soyons optimistes quant aux progrès réalisés dans le développement de vaccins et de médicaments et d’outils de diagnostic contre la Covid-19, nous devons œuvrer pour créer les conditions d'un accès abordable et équitable à ces outils pour tous les peuples », insiste-t-il lors de cette réunion sans précédent qui s'est tenue virtuellement en raison de la pandémie de coronavirus actuelle.

« Il est regrettable que nous ne puissions pas vous accueillir en personne à Riyad en raison des circonstances exceptionnelles que nous vivons cette année », a dit le roi Salman aux dirigeants du G20.

« Nos peuples et nos économies souffrent toujours de ce choc. Cependant, nous ferons de notre mieux pour surmonter cette crise à travers la coopération internationale », a indiqué le roi.

Ensemble, a affirmé le roi Salman, nous pouvons protéger nos vies et nos moyens d’existence tout en construisant un monde meilleur.

Les dirigeants du G20 tiennent une réunion virtuelle de deux jours via visioconférence en raison de la pandémie, sous la présidence de l’Arabie saoudite, qui assure la présidence tournante du G20 jusqu’à la fin du mois de novembre.

La pandémie, qui plongera l’économie mondiale dans une profonde récession cette année avant le redressement économique prévu en 2021, constitue une priorité.

Le roi a noté que les 20 puissances économiques mondiales avaient contribué jusqu’à présent à hauteur de 21 milliards de dollars pour la lutte contre la Covid-19 et « pris des mesures extraordinaires pour aider nos économies en injectant plus de 11 trillions de dollars afin de soutenir les individus et les commerces ».

Protection de l’environnement

Le roi a appelé les pays du G20 à fournir le soutien nécessaire aux pays en voie de développement pour maintenir leurs progrès.

Le rôle des femmes et des jeunes dans la société et sur le marché du travail doit être renforcé, a-t-il ajouté.

Le roi Salman a de même exhorté les pays du G20 à pousser la communauté internationale à conserver et protéger l’environnement, lutter contre la dégradation des sols et préserver les récifs coralliens.

Il a ajouté que les pays du G20 ont adopté l’Initiative de Riyad sur l'avenir de l'OMC qui vise à rendre le système commercial multilatéral plus capable de faire face à tous les défis.

Les économies et les frontières doivent être rouvertes afin de faciliter la circulation des marchandises et des personnes, a déclaré le roi.

Le Royaume a inauguré le Sommet par une parade aérienne d’avions de ligne et de voltige au-dessus de Riyad et une « photo de famille » des chefs d’État du G20 a été projetée vendredi sur les murs du palais de Salwa à Diriyah lors d’un dîner culturel pour les journalistes, les invités et les ambassadeurs.

Des photos individuelles des dirigeants du G20 ont été assemblées, avec celle du roi Salman placée au centre.

« Je suis sûr que le Sommet de Riyad donnera des résultats importants et décisifs et entraînera l’adoption de politiques économiques et sociales pour redonner espoir et réconfort aux peuples du monde », conclut le roi Salman.

Plus tôt samedi, il a affirmé samedi que l’Arabie saoudite était satisfaite de la réunion des dirigeants des pays du G20, soulignant que le G20 avait démontré sa capacité à unir ses efforts contre la Covid-19.

« Le groupe a démontré sa force et sa capacité à coopérer afin d’atténuer les effets de la pandémie de coronavirus sur le monde », écrit-il sur Twitter.

Il y va de la responsabilité de chacun « de progresser vers un avenir meilleur, plus sain et plus prospère pour tous », ajoute le roi Salman.

La lutte contre la Covid-19

Les dirigeants du G20 craignent que la pandémie n’aggrave davantage les divisions mondiales entre les riches et les pauvres.

« Nous devons éviter à tout prix le scénario d’un monde à deux vitesses où seuls les plus riches pourraient se protéger du virus et reprendre une vie normale », lance le président français Emmanuel Macron lors du Sommet.

Pour faire cela, l’UE a appelé les dirigeants du G20 à investir davantage dans un projet mondial de vaccins, de tests et de médicaments appelé « Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (ACT) ».

« Lors du Sommet du G20, j’ai appelé à investir 4,5 milliards de dollars dans le dispositif ACT d'ici la fin de 2020, pour l'achat et la livraison de tests, de traitements et de vaccins contre la Covid-19 partout dans le monde », déclare la directrice de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur Twitter. «Nous devons faire preuve de solidarité mondiale ».

Le président russe Vladimir Poutine a proposé de fournir le vaccin russe contre le coronavirus, Spoutnik V, à d’autres pays et a affirmé que Moscou préparait également un deuxième et un troisième vaccin.

La Chine, où la pandémie a fait son apparition il y a un an, a également proposé de coopérer sur les vaccins.

« La Chine est prête à renforcer la coopération avec d’autres pays dans la recherche et le développement, la production et la distribution de vaccins », a mentionné M. Xi lors du Sommet du G20.

« Nous offrirons notre aide et notre soutien à d’autres pays en voie de développement, et travaillerons dur pour que les vaccins soient un bien public que les citoyens de tous les pays peuvent utiliser et qu’ils peuvent se permettre », a-t-il indiqué.

 

 

 


Le CCG affiche une unité sécuritaire après une tentative d’infiltration au Koweït

Le secrétaire général du CCG, Jasem Mohamed Albudaiwi. (SPA)
Le secrétaire général du CCG, Jasem Mohamed Albudaiwi. (SPA)
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  • Les ministres du Golfe soulignent le caractère « indivisible » de la sécurité régionale après l’arrestation au Koweït d’individus présumés liés aux Gardiens de la révolution iraniens
  • Le CCG prévoit de renforcer sa coordination, affirme le secrétaire général Jasem Mohamed Albudaiwi

RIYAD : Les ministres de l’Intérieur du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont affirmé mercredi que la sécurité du bloc régional était « indivisible » et ont appelé à un renforcement de la coordination face aux menaces régionales après l’arrestation au Koweït de cellules présumées liées au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le secrétaire général du CCG, Jasem Mohamed Albudaiwi, a indiqué que les ministres avaient insisté sur la nécessité d’une coopération plus étroite entre leurs ministères et les autorités sécuritaires concernées lors d’une réunion extraordinaire tenue au siège du secrétariat du bloc à Riyad.

La réunion était présidée par le ministre bahreïni de l’Intérieur, Rashid bin Abdullah Al-Khalifa, dans un contexte de fortes tensions régionales et d’inquiétudes sécuritaires liées au conflit en cours impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis.

Selon Albudaiwi, les ministres ont discuté de la situation sécuritaire régionale et des moyens de renforcer la coordination commune du CCG afin de faire face aux défis résultant des attaques visant les États du Golfe.

« La sécurité des États du CCG est indivisible », a-t-il déclaré, ajoutant que les ministres avaient souligné l’importance de faire face à toutes les menaces pesant sur la stabilité de la région et de lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Cette déclaration intervient quelques jours après l’annonce par les autorités koweïtiennes de l’arrestation de quatre ressortissants iraniens accusés d’avoir tenté d’infiltrer l’île de Bubiyan, un site stratégique proche des côtes irakiennes et iraniennes abritant le port Moubarak Al-Kabeer.

Le ministère koweïtien de l’Intérieur a indiqué que les suspects avaient reconnu appartenir aux Gardiens de la révolution et qu’ils avaient pour mission de mener des actes hostiles après être entrés dans les eaux koweïtiennes à bord d’un bateau de pêche loué. Deux autres suspects présumés ont pris la fuite lors d’un échange de tirs avec les forces koweïtiennes, au cours duquel un membre des forces de sécurité a été blessé.

L’Iran a rejeté ces accusations, les qualifiant d’« absolument sans fondement », affirmant que les quatre officiers étaient entrés accidentellement dans les eaux koweïtiennes en raison d’une panne de navigation. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ensuite demandé la libération des détenus et déclaré que Téhéran se réservait le « droit de répondre ».

La tentative d’infiltration a rapidement été condamnée par plusieurs États du Golfe, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn, qui ont tous exprimé leur solidarité avec le Koweït et qualifié l’incident de violation de la souveraineté koweïtienne.

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed Al-Nahyan, a déclaré que la sécurité du Koweït était indissociable de celle de l’ensemble de la région du Golfe, reprenant ainsi le langage adopté plus tard lors de la réunion du CCG.

L’Arabie saoudite a également condamné ce qu’elle a qualifié de tentative d’infiltration iranienne visant à déstabiliser le Koweït, avertissant que de telles actions compromettaient les efforts internationaux destinés à restaurer la sécurité régionale.

Albudaiwi a ajouté que les ministres du CCG avaient également présenté leurs condoléances aux familles des victimes des récentes attaques contre les États du Golfe et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Il a salué « l’efficacité et la vigilance » des agences de sécurité du CCG dans la découverte et le démantèlement des cellules présumées hostiles, affirmant que ces opérations reflétaient le haut niveau de préparation des services de sécurité du Golfe.

Cette réunion d’urgence intervient alors que les États du Golfe restent en état d’alerte renforcée face à l’escalade des tensions régionales, notamment les attaques iraniennes de missiles et de drones visant les Émirats arabes unis, les menaces pesant sur la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz et les inquiétudes concernant la sécurité des routes énergétiques et maritimes stratégiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban et Israël retentent un rapprochement à Washington

Une personne est visible à l’intérieur d’un véhicule en flammes tandis que des hommes tentent d’éteindre l’incendie après une frappe aérienne israélienne ayant touché une voiture dans la ville côtière de Barja, au sud de Beyrouth, au Liban, mercredi 13 mai 2026. (Photo AP/Mustafa Jamalddine)
Une personne est visible à l’intérieur d’un véhicule en flammes tandis que des hommes tentent d’éteindre l’incendie après une frappe aérienne israélienne ayant touché une voiture dans la ville côtière de Barja, au sud de Beyrouth, au Liban, mercredi 13 mai 2026. (Photo AP/Mustafa Jamalddine)
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  • Des négociateurs israéliens et libanais se retrouvent à Washington pour tenter de consolider le cessez-le-feu avant son expiration le 17 mai, malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban
  • Le Liban réclame l’arrêt des attaques israéliennes, tandis qu’Israël maintient sa pression contre le Hezbollah, dans un contexte de fortes tensions régionales impliquant aussi l’Iran

WASHINGTON: Négociateurs israéliens et libanais se retrouvent à partir de jeudi à Washington, à quelques jours de l'expiration d'un cessez-le-feu qui n'a pas empêché des centaines de morts supplémentaires lors de frappes israéliennes contre le Hezbollah.

Cette rencontre, la troisième de ce type, intervient au lendemain d'une série de frappes israéliennes sur une trentaine de lieux au Liban qui a fait au moins 22 morts, selon le ministère libanais de la Santé.

Les représentants des deux pays s'étaient déjà rencontrés le 23 avril dans la capitale américaine. Le président Donald Trump avait annoncé à cette occasion une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun. Mais cet espoir ne s'est pas concrétisé, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.

La trêve a été prolongée jusqu'au dimanche 17 mai. Depuis son entrée en vigueur le 17 avril, plus de 400 personnes ont péri dans des frappes israéliennes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

Israël s'est réservé le droit de continuer à viser le Hezbollah, le mouvement chiite pro-iranien qui a entraîné le Liban dans la guerre à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

"Quiconque menace l'Etat d'Israël mourra en raison de sa faute", a encore averti la semaine dernière Benjamin Netanyahu après l'assassinat d'un important chef militaire du Hezbollah en plein cœur de Beyrouth.

Dans ses propres tractations indirectes avec Washington, l'Iran exige que toute trêve concerne aussi le Liban -- à savoir qu'Israël cesse de frapper son allié du Hezbollah.

- "Consolidation" -

A Washington, le Liban vient chercher "une consolidation du cessez-le-feu", a déclaré à l'AFP un haut responsable ayant requis l'anonymat. "La priorité est de mettre un terme aux morts et aux destructions".

Plus de 2.800 personnes ont péri au Liban depuis le début du conflit début mars, dont au moins 200 enfants, d'après Beyrouth.

Israël vise des secteurs à forte population chiite, dont la banlieue sud de Beyrouth, et s'est emparé d'une bande frontalière qu'il occupait déjà entre 1982 et 2000.

Washington dit défendre la souveraineté du Liban sur tout son territoire mais appelle aussi le pays à s'en prendre au Hezbollah.

Pour le département d'Etat, "ces pourparlers doivent permettre de rompre catégoriquement avec l'approche ratée des deux dernières décennies qui autorisait des mouvements terroristes à s'enraciner et à s'enrichir, tout en sapant l'autorité de l'Etat libanais et en menaçant la frontière septentrionale d'Israël".

A la différence de la précédente session de négociations, ni le secrétaire d'Etat Marco Rubio ni Donald Trump lui-même n'y participeront. Tous deux sont en visite officielle en Chine.

Pour ces deux journées d'entretiens au département d'Etat, l'équipe de médiateurs américains comprend les ambassadeurs des Etats-Unis en Israël et au Liban, respectivement Mike Huckabee, un pasteur évangélique, et Michel Issa, un partenaire de golf de Donald Trump qui est né au pays du Cèdre.

Le Liban est représenté par Simon Karam, un avocat et diplomate de 76 ans, et Israël par son ambassadeur Yechiel Leiter, 67 ans, allié de longue date de Benjamin Netanyahu.


L'ONU contrainte de réduire "considérablement" son aide alimentaire en Syrie

Des employés du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies distribuent des colis d’aide aux Syriens déplacés avant l’arrêt des livraisons d’assistance, dans le camp d’Atmé, en périphérie d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 6 décembre 2023. (Archive/AFP)
Des employés du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies distribuent des colis d’aide aux Syriens déplacés avant l’arrêt des livraisons d’assistance, dans le camp d’Atmé, en périphérie d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 6 décembre 2023. (Archive/AFP)
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  • Le PAM réduit fortement son aide alimentaire en Syrie et dans les pays voisins à cause d’un manque critique de financement, touchant des millions de personnes vulnérables
  • L’assistance passe de 1,3 million à 650 000 bénéficiaires, avec une baisse de couverture de 14 à 7 gouvernorats, alors que 7,2 millions de Syriens restent en insécurité alimentaire aiguë

ROME: Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a annoncé mercredi avoir dû "réduire considérablement" ses opérations d'aide en Syrie et auprès des réfugiés syriens dans les pays voisins en raison de "pénuries critiques de financement".

"Le PAM a réduit de 50% son assistance alimentaire d’urgence, passant de 1,3 million de personnes à 650.000 en mai, et a mis fin à un programme national de subvention du pain qui soutenait quotidiennement des millions de personnes", souligne l'agence de l'ONU, basée à Rome, dans un communiqué.

"La réduction de l’assistance du PAM est uniquement dictée par les contraintes de financement, et non par une diminution des besoins", a déclaré Marianne Ward, directrice du Programme alimentaire mondial pour la Syrie, citée dans le communiqué.

L'agence de l'ONU rappelle que même s'il y a "des signes de stabilisation dans certaines parties du pays, 7,2 millions de personnes en Syrie restent en insécurité alimentaire aiguë, dont 1,6 million confrontées à des conditions sévères".

Alors qu'en 2025, le PAM a pu aider 5,8 millions de personnes dans les 14 gouvernorats de Syrie via différents programmes, "les contraintes de financement persistantes obligent désormais à réduire davantage la couverture, qui passe de quatorze à seulement sept gouvernorats", ajoute le communiqué.

Les pénuries de financement touchent également les réfugiés syriens se trouvant dans les pays voisins tels que le Liban, la Jordanie ou encore l'Egypte, "où la hausse des coûts, l’instabilité persistante et le manque d’opportunités de revenus accentuent la vulnérabilité", note le PAM.

L'agence de l'ONU dit avoir besoin de "189 millions de dollars pour les six prochains mois (juin–novembre 2026) afin de maintenir et de rétablir une assistance vitale à l’intérieur de la Syrie".

"Un financement rapide permettra au PAM d’atteindre 1,6 million des personnes les plus vulnérables, de maintenir un soutien nutritionnel essentiel, de garantir l’accès à du pain abordable pour des millions d’autres et de contribuer à prévenir une nouvelle détérioration à un moment qui demeure déterminant pour le relèvement de la Syrie", souligne le communiqué.