Le festival de Qemam, une vitrine annuelle des cultures tribales des montagnes du monde

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Publié le Samedi 28 janvier 2023

Le festival de Qemam, une vitrine annuelle des cultures tribales des montagnes du monde

  • Les palais historiques d'Asir ont accueilli des groupes et des troupes de danse du monde entier pour cet événement d'une semaine
  • Les traditions des communautés montagnardes ont été mises en valeur par la deuxième édition du festival des arts du spectacle

ABHA: Pendant des siècles, les tribus des montagnes ont maintenu leur mode de vie traditionnel dans certains des endroits les plus isolés du monde, préservant un patrimoine linguistique et culturel distinctif qui est rarement vu ou entendu par la société en général.

C'est pourquoi la région d'Asir, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, a récemment accueilli le deuxième festival international annuel de Qemam pour les arts du spectacle en montagne, invitant 14 groupes internationaux et 16 ensembles saoudiens à partager leurs traditions uniques de danse et de narration.

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Un ensemble musical international se produit lors du Festival international des arts de la montagne de Qeman à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Cet événement d'une semaine, qui s'est achevé le 27 janvier, est considéré comme le premier festival au monde consacré aux arts du spectacle dans les régions montagneuses. Des artistes du Maroc, de la Chine, de la Corée du Sud, de la Suisse et de l’Inde, entre autres, y ont participé afin d’explorer leurs thèmes artistiques communs.

Des spectacles ont eu lieu au palais historique Malik d'Asir, aux palais Al-Mushait, aux châteaux d'Abu Nuqata al-Mutahmi, Basta al-Qabil, au palais d'Abu Chahra à Al-Masqi, au château de Chamsan et au village du patrimoine de Ben Adwan.

Le festivalier Abdellah al-Chehri trouve rarement l'occasion d'exposer son fils de 4 ans, Fahad, à l'héritage marocain de sa famille. Il a donc été ravi d'assister à une représentation de la danse berbère ahidouss par une troupe folklorique marocaine en visite.

«Ce festival appelle les gens à voir quelque chose de nouveau. Il y a vraiment beaucoup de choses à voir», a déclaré Al-Chehri à Arab News.

Abha a été la première ville du Royaume à remporter le titre de capitale du tourisme arabe en 2017. Le festival de Qemam n'est que le dernier événement du calendrier culturel de la région qui s'avère être une attraction pour les touristes nationaux et étrangers. 

«Je crois que le programme fera de l'Arabie saoudite un centre international des arts du spectacle en montagne, car il s'agira d'un événement annuel qui attirera de plus en plus de participants du monde entier. Nous espérons qu'il attirera également davantage de touristes», a déclaré à Arab News Sultan al-Bazei, directeur général de la commission du théâtre et des arts du spectacle.

L'année dernière, le festival a réuni des troupes de toutes les régions montagneuses du Royaume, de Tabuk au nord à Najran au sud. Cette année, le programme a été élargi, créant un dialogue interculturel entre les cultures de montagne du monde entier.

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Une troupe internationale se produit lors du festival international de Qeman pour les arts du spectacle en montagne à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

«Cela constituera une occasion unique pour les chercheurs d'étudier les similitudes, s'il y en a, ou les différences entre les arts du spectacle des régions montagneuses du monde entier», a ajouté Al-Bazei.

 

Il a continué: «Nous sommes convaincus que la plupart des mouvements du corps présentent des similitudes d'une manière ou d'une autre. C'est très important pour les gens de voir d'autres cultures, comment elles célèbrent avec des danses et des chants qui leur sont propres.»

Lors de la cérémonie d'ouverture du festival, les différentes troupes internationales se sont produites ensemble dans le cadre d'un défilé interculturel.

«Pendant ce défilé, certains groupes ont dansé ensemble, parfois sur les airs et les rythmes des autres, ce qui montre bien que la culture et l'art rapprochent les gens», a estimé Al-Bazei.

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Des troupes internationales ont participé à l'ouverture et à la parade du Festival international des arts du spectacle de la montagne de Qeman (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Les anthropologues et les artistes considèrent la danse folklorique comme une forme de narration utilisant un langage universel.

«C'est comme l'art. Pour nous, il vit dans notre sang. Ce n'est pas seulement de l'histoire. C'est la vie et si vous venez à notre spectacle, vous verrez que les yeux de chaque danseur sont heureux. Danser, c'est notre bonheur», a déclaré Bachana Chanturia, directeur artistique de l'Ensemble national géorgien, à Arab News.

Le groupe a été créé à Soukhoumi sous l'égide du ministère de l'Éducation et de la Culture de la République autonome d'Abkhazie en 1931 sous le nom d'Apkhazeti. Il a ensuite déménagé à Tbilissi, en Géorgie, après la guerre de 1992.

Composé de 70 membres, le groupe utilise la musique et la danse pour mettre en valeur l'histoire de la Géorgie. Contrairement à la plupart des compagnies de danse traditionnelle de la région, l'ensemble innove le folklore traditionnel en intégrant de nouvelles tendances, de nouveaux concepts et de nouveaux modes de narration.

Lors du festival de Qemam, le groupe a présenté un spectacle de 20 minutes au palais historique de Chamsan, composé de trois danses — shvante, chamba et vazha — qui a sans doute suscité les plus grands applaudissements de tout le festival.

Grâce à des mouvements rapides et dynamiques, le spectacle de la troupe de danse mixte raconte l'histoire des Svanetians, un peuple de la région montagneuse de Svaneti dans le nord-ouest de la Géorgie, près de la frontière avec la Russie — une région du Caucase caractérisée par des pics de montagnes enneigés et des gorges profondes. 

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Un groupe international se produit lors du Festival international des arts de la montagne de Qeman à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Le spectacle du groupe se transforme ensuite en une danse traditionnelle abkhaze, racontant l'histoire palpitante d'une course de chevaux à travers les montagnes, avec des vêtements équestres.

Cette danse est un emblème d'amour, de courage, de respect pour les femmes et de compétition à travers l'imitation de la faune de montagne. La routine se termine par la séquence de la montagne Vazha, originaire de la région de Khazbegi en Géorgie.

En Géorgie, les performances artistiques font partie intégrante du tissu social. Dès l'âge de 5 ou 6 ans, les enfants apprennent à danser, à chanter et à jouer des instruments de musique et sont ensuite encouragés à rejoindre l'un des nombreux groupes de danse professionnels.

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Des musiciens de diverses régions du monde participent au festival international de Qemam à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Depuis la ville montagneuse de Baysun, en Ouzbékistan, l'ensemble de chant et de danse Navbakhor a apporté l'âme traditionnelle de la danse Baysun sur les sommets d'Abha.

«C'est une danse spéciale où ils imitent certains instruments, portent des chapeaux spéciaux et chaque mouvement a une idée. Ce n'est pas seulement une danse, c'est une philosophie de la région de l'Ouzbékistan», a déclaré à Arab News Alibek Kabdurakhmanov, qui dirige l'ensemble.

Sous l'égide de la Philharmonie d'État d'Ouzbékistan, le groupe s'emploie à populariser les arts musicaux et chorégraphiques du pays. Ses membres portent des vêtements traditionnels aux couleurs vives, fabriqués à partir de nuances colorées et brodés au fil d'or.

Selon Kabdurakhmanov, l'objectif du groupe est d'incarner l'énergie et le message universel de paix auxquels adhère le peuple de Baysun.

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Une artisane saoudienne présente son travail dans le cadre du festival à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Kabdurakhmanov a félicité le ministère saoudien de la Culture d'avoir créé le festival des arts du spectacle en montagne et d'avoir accordé la priorité à la préservation du patrimoine culturel.

«Je crois que vous allez faire des choses très importantes», a souligné Kabdurakhmanov. «Lorsque les ressortissants ouzbeks vous rendront visite pour la première fois, ils verront votre histoire, vos traditions, votre culture et ils prendront une partie de vous pour la ramener dans notre pays.»

Il a ajouté: «Je pense que c'est la partie la plus importante du développement et les gens en Arabie saoudite verront d'autres cultures. C'est bon pour l'intégration.»

Un groupe monténégrin a présenté une danse intitulée «La danse du vieux Monténégro», représentant la mentalité de la région, communiquée par des mouvements d'oiseaux entre les sommets des montagnes.

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Une troupe monténégrine exécute «La danse du vieux Monténégro» (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

Dirigés par le directeur artistique Mirsad Ademovic, les membres de l'association culturelle et artistique monténégrine Ramadan Sarkic ont porté des costumes nationaux provenant de toute la région, dont plusieurs pièces de musée.

Le Monténégro lui-même est une nation multiculturelle, où vivent de nombreux Albanais et Bosniaques. L'incorporation de diverses identités a été cruciale pour maintenir la paix dans la région des Balkans, a expliqué Ademovic à Arab News.

Selon lui, le festival a donné l'occasion au Monténégro et à l'Arabie saoudite de se rapprocher par l'art de la narration.

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Des artistes saoudiens exécutent la danse traditionnelle de l'épée en tête de la parade lors de la journée d'ouverture du Festival international du Qemam à Abha (Photo, Huda Bashatah/Arab News). 

L'événement de cette année a présenté des danses folkloriques saoudiennes, notamment l'ardah, une forme d'arts martiaux performatifs largement pratiquée dans la région d'Asir et inspirée des batailles historiques, aujourd'hui réinventée comme un outil de narration.

«Le folklore est très apprécié par de nombreux spectateurs et visiteurs, car il leur transmet la nature remarquable de la région et de son passé», a déclaré à Arab News Abdellah al-Chaher, coordinateur du groupe ardah.

«Ces festivals préservent le patrimoine du Royaume en général et le transmettent aux générations futures et invitent tout le monde à faire partie des troupes participantes pour transmettre ce qu'ils ont hérité de leurs ancêtres», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


À la lumière de l’Andalousie : les nouvelles œuvres de Luis Olaso à Dubaï

La JD Malat Gallery à Downtown Dubai accueille l’exposition Photosynthesis de l’artiste espagnol Luis Olaso (13 février – 9 mars 2026). (Photo: Arab News en français)
La JD Malat Gallery à Downtown Dubai accueille l’exposition Photosynthesis de l’artiste espagnol Luis Olaso (13 février – 9 mars 2026). (Photo: Arab News en français)
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  • Luis Olaso transforme les paysages et la lumière andalouse en art abstrait, créant des toiles qui reflètent la culture, la nature et l’état intérieur de l’artiste
  • Chaque œuvre de Photosynthesis agit comme un portrait sensoriel et méditatif, une immersion dans l’expérience andalouse et l’univers émotionnel de l’artiste

DUBAÏ: L’artiste espagnol Luis Olaso présente Photosynthesis, sa nouvelle exposition, du 13 février au 9 mars 2026 à la JD Malat Gallery de Downtown Dubai. Cette série marque un tournant majeur dans sa carrière, née de son installation récente à Cádiz, en Andalousie, où le soleil, la lumière et les paysages méditerranéens ont profondément transformé sa pratique.

Pour Olaso, le déménagement dans le sud de l’Espagne n’est pas seulement un changement de paysage : il s’agit d’une immersion dans une culture et un environnement qui nourrissent son art à chaque instant.

« C’est très important pour moi parce que c’est la première exposition que je réalise dans mon nouveau studio… je l’ai construit au milieu du jardin, entouré de nature, d’arbres fruitiers et d’oliviers, avec un paysage fantastique. L’influence de l’Andalousie et les couleurs de ce lieu sont le moteur de mon travail », confie l’artiste.

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LUIS OLASO – Composition for a sunflowers field (Diptych), 2025.
Huile, acrylique, pastel à l’huile et bâton d’huile sur toile, total: 210 × 370 cm. (fournie)

Situé au cœur d’une propriété entourée d’oliviers, d’amandiers et d’orangers, son studio est pensé pour que la nature pénètre physiquement et psychologiquement dans le processus créatif. Mais loin de représenter ces éléments directement, Olaso les absorbe comme un catalyseur sensoriel : chaque couleur, chaque texture et chaque geste devient l’expression d’un instant vécu.

« Même quand je travaille avec des plantes ou des fleurs, je ne vise pas la représentation littérale ; ce sont des véhicules pour exprimer des métaphores abstraites de moi-même et du moment que je vis », explique-t-il.

Son processus artistique est à la fois spontané et méditatif. L’artiste commence souvent plusieurs toiles simultanément pour se libérer de la pression de “la toile parfaite”, laissant son intuition guider le pinceau. La musique, notamment le groupe espagnol Triana et le flamenco psychédélique des années 70, joue un rôle central dans sa concentration et sa connexion intérieure.

« La peinture, pour moi, est similaire à la méditation. Je dois être dans ce moment précis et me sentir connecté à moi-même », confie Olaso.

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LUIS OLASO – Composition for a pot and a bouquet of flowers, 2025
Huile, acrylique, pastel à l’huile et bâton d’huile sur toile, 150 × 150 cm. (fournie)

Photosynthesis témoigne également d’un dialogue culturel et artistique profond. L’œuvre de l’artiste s’inspire à la fois de la tradition espagnole, avec des références à Antoni Tàpies et Manolo Millares, et des grands mouvements internationaux d’expression abstraite, tels que le gesturalisme américain et la San Francisco Bay Area Figurative Movement.

Cette rencontre entre abstraction, culture et émotion transforme chaque toile en portrait de l’instant vécu et de l’état intérieur de l’artiste.

Après Dubaï, Olaso présentera une exposition solo à Madrid en mars 2026, suivie d’une exposition solo à Helsinki en avril. Une foire d’art est prévue en septembre, avec d’autres foires programmées au cours de l’année, notamment avec la JD Malat Gallery. Ces différentes étapes illustrent son approche universelle de l’art, profondément enracinée dans un contexte culturel précis : la lumière, la couleur et la mémoire sensorielle de l’Andalousie.

Avec Photosynthesis, l’artiste offre au spectateur une expérience où la peinture devient miroir de soi, voyage émotionnel et rencontre avec un lieu singulier.
 


Le Ramadan en scène : des expériences entre tradition, élégance et convivialité

Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
Sérénité et partage au bord de la mer à MGallery. (Photo: fournie)
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  • Entre tradition et modernité, chaque lieu — des iftars contemporains aux pop-ups de designers régionaux — propose une lecture contemporaine de l’héritage du Ramadan
  • À Dubaï, le Ramadan se vit comme une expérience sensorielle: gastronomie raffinée, marchés culturels, créations joaillières, mode et bien-être se conjuguent pour célébrer le mois sacré

​​​​​​DUBAÏ : Le mois sacré transforme la ville en un lieu de partage et de recueillement. Des tables raffinées aux créations joaillières, en passant par des marchés immersifs et des hôtels axés sur le bien-être, ces quatre expériences illustrent la richesse culturelle et sensorielle de Dubaï pendant le Ramadan.

Un Iftar d’exception chez THREE CUTS Steakhouse

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Une table festive et élégante pour rompre le jeûne au cœur de Palm Jumeirah. (Photo: fournie)

Installé au Rooftop West du Nakheel Mall (Palm Jumeirah), THREE CUTS Steakhouse propose un iftar élégant et intimiste. L’adresse privilégie le partage et la convivialité, autour d’un menu structuré en quatre services.

Servi chaque jour jusqu’à 20h pendant le mois sacré, le menu mêle inspirations contemporaines et saveurs traditionnelles : soupe du jour, salade César grillée au feu de bois, suivies de plats principaux comme le bœuf Stroganoff, le poulet grillé ou le saumon poêlé, et desserts à partager tels que pudding aux dattes ou riz au lait. Des mocktails fruités accompagnent la rupture du jeûne.

Depuis sa terrasse, le restaurant offre un cadre sobre et raffiné, idéal pour se retrouver en famille ou entre amis et profiter pleinement de l’iftar.

Les bijoux emblématiques par Tharwa l’atelier

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Des bijoux raffinés par Tharwa l’atelier, qui célèbrent le Ramadan entre héritage et symbolisme. (Photo; fournie)

Tharwa l’atelier mêle modernité et héritage dans chacune de ses créations. Chaque bijou est conçu comme un symbole, portant un message culturel et spirituel et reflétant les traditions du Ramadan à travers un design soigné et contemporain.

Parmi les pièces emblématiques : le collier Ayat Al-Koursi, en calligraphie arabe, talisman de protection et de spiritualité ; le Star drop moon, croissant en or jaune serti de diamants sur perles de turquoise, malachite ou œil-de-tigre, évoquant la lune, symbole du mois sacré ; et le pendentif lune, minimaliste et raffiné, incarnant sobriété et élégance.

Au-delà de leur beauté, ces bijoux permettent de célébrer le mois sacré à travers des bijoux porteurs de sens, faisant office de présents d’exception pour le Ramadan et l’Aïd, accessibles à l’international.

Le Ramadan aux Galeries Lafayette Dubai

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Élégance et tradition : les kaftans revisités par des designers régionaux à Galeries Lafayette. (Photo: fournie)

Au cœur du Dubai Mall, Galeries Lafayette Dubai propose une expérience culturelle et commerciale pensée pour le Ramadan.

Le Ramadan Market réunit une sélection de mode, décoration et douceurs festives, tandis que chaque week-end, des animations culturelles — calligraphie arabe et ateliers artistiques — créent une ambiance conviviale et immersive.

Un pop-up met en lumière des designers régionaux tels qu’Arad Ghaderian, Dalia Al Azem et Roula Bahnam, avec kaftans et silhouettes revisitant les codes traditionnels. La sélection beauté et parfums de Guerlain et Amouage, ainsi que l’art de la table de TANAGRA et Villeroy & Boch, complètent cette expérience festive et culturelle.

Un Iftar en bord de mer chez MGallery The Retreat

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Une atmosphère paisible pour rompre le jeûne face à la mer. (Photo: fournie)

Sur les rives de Palm Jumeirah, MGallery The Retreat propose un iftar qui conjugue gastronomie et sérénité.

Le buffet présente une sélection de plats arabes et internationaux, tandis que le coucher du soleil offre une atmosphère apaisante et immersive face à la mer.

Premier resort axé sur le bien-être à Dubaï, l’établissement conçoit cet iftar comme un moment de reconnexion, où saveurs et horizon marin invitent à célébrer le Ramadan dans une dimension culturelle et sensorielle.

 


De Paris à Riad, la maison Liza poursuit son aventure culinaire et culturelle

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif. (Photo site internet Liza)
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  • Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants
  • Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire

PARIS: Dans l’univers foisonnant des restaurants libanais à Paris, certains établissements se distinguent par leur singularité ; parmi ceux-là, Liza occupe une place à part.
Plus qu’une adresse gastronomique, c’est un véritable art de vivre qui s’y exprime, mêlant traditions, élégance et modernité.

Vingt ans après sa création, la maison fondée par Liza Asseily et Ziad Asseily franchit une nouvelle étape majeure avec son déploiement à Riyad et l’ouverture de deux restaurants. Après Paris puis Beyrouth, la marque libanaise s’installe en Arabie saoudite avec une première adresse dans le quartier culturel de Bujairi, au cœur du site historique de Diriyah, et une seconde ouverture prochaine au sein du complexe Solitaire.

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Une expansion qui marque une nouvelle phase dans l’histoire d’une maison née d’une passion, d’une vision et d’un profond attachement à la culture libanaise.

Depuis sa création en 2005, Liza s’est imposé comme un restaurant concept où chaque détail participe à une expérience globale : décoration raffinée, cuisine généreuse, présentation contemporaine des plats, atmosphère chaleureuse — tout est pensé pour faire du repas un moment aussi visuel que gustatif.

Le couple libanais, à l’origine de cette aventure, est animé par l’envie d’associer l’élégance parisienne à l’âme de Beyrouth et de transmettre, à travers la cuisine, une véritable déclaration d’amour à leur ville d’origine. D’ailleurs, la signature de la maison, « Beyrouth je t’aime », résume à elle seule cet esprit.

En deux décennies, leur vision n’a cessé de s’affirmer. Liza est devenue un lieu où les traditions culinaires se réinventent sans jamais perdre leur authenticité.

L’ouverture à Riyad s’est imposée presque naturellement, confie Liza à Arab News en français. Comme souvent dans les grandes aventures entrepreneuriales, tout est parti d’une rencontre. Approché par un groupe saoudien spécialisé dans le développement de restaurants internationaux, Ziad Asseily découvre un projet ambitieux, porté par une vision culturelle forte.

Le choix de Diriyah n’est pas anodin, puisqu’il s’agit du quartier historique de la capitale saoudienne, entièrement réhabilité. Il s’affirme aujourd’hui comme un centre culturel en pleine effervescence, accueillant événements artistiques et initiatives internationales.

Séduits par l’approche globale du projet, par l’emplacement proposé et par la liberté de création offerte, les fondateurs ont décidé de se lancer, avec pour objectif de rester fidèles à leur identité tout en s’inscrivant dans un nouveau contexte culturel.

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Pour cette implantation, la maison a collaboré à nouveau avec l’architecte d’intérieur Maria Ousseimi et met en valeur le savoir-faire libanais à travers des pièces de la maison Bokja, des créations du designer Hubert Fattal et des éléments en cuivre réalisés sur mesure par des artisans de Tripoli (Liban). L’enjeu n’était pas seulement d’ouvrir un restaurant, mais de recréer un univers cohérent, fidèle à l’esprit Liza.

Côté cuisine, l’approche reste la même : préserver l’essence de la gastronomie libanaise tout en l’adaptant légèrement aux produits disponibles et aux préférences locales. Les saveurs évoluent, mais l’identité demeure intacte. Après tout, si le public saoudien a souhaité accueillir Liza, c’est précisément pour découvrir ce mélange unique de tradition libanaise et d’élégance parisienne.

Le premier restaurant de Riyad, qui compte environ 150 couverts et dispose d’une belle terrasse, a ouvert ses portes récemment et connaît déjà un démarrage prometteur.

Pour les fondateurs, cette réussite repose en grande partie sur la qualité des partenaires locaux, capables d’opérer avec professionnalisme sur un marché qu’ils connaissent parfaitement. Mais c’est l’énergie humaine qui a particulièrement marqué Liza Asseily. L’ouverture lui a permis de découvrir une ville dynamique, animée par une nouvelle génération engagée et enthousiaste. Elle évoque une atmosphère d’ouverture, un public curieux et un véritable brassage social, reflet d’une métropole en pleine transformation.

La seconde adresse prévue dans le complexe Solitaire confirmera l’ancrage de la marque en Arabie saoudite. D’autres projets sont déjà en développement dans la région, tandis que la maison poursuit également son expansion à Paris avec de nouvelles initiatives.