Le chef de l'Otan demande à Séoul d'«intensifier» son aide à l'Ukraine

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, s'exprime lors d'une conversation à l'Institut Chey, à Séoul, le 30 janvier 2023. (AFP).
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, s'exprime lors d'une conversation à l'Institut Chey, à Séoul, le 30 janvier 2023. (AFP).
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Le chef de l'Otan demande à Séoul d'«intensifier» son aide à l'Ukraine

  • «Si nous croyons en la liberté, en la démocratie, si nous ne voulons pas que les autocraties et le totalitarisme ne l'emportent, alors ils ont besoin d'armes», a plaidé le chef de l'Otan M. Stoltenberg à Séoul
  • Le chef de l'Otan souligne que des pays comme l'Allemagne et la Norvège, qui avaient une législation similaire à celle de la Corée du Sud en matière d'exportation d'armes, ont revu leur politique pour soutenir Kiev

SEOUL : Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a demandé lundi à la Corée du Sud d'"intensifier" son aide militaire à l'Ukraine, lui suggérant de réviser sa politique qui consiste à ne pas fournir d'armes aux pays en guerre.

"Si nous croyons en la liberté, en la démocratie, si nous ne voulons pas que les autocraties et le totalitarisme ne l'emportent, alors ils ont besoin d'armes", a plaidé M. Stoltenberg lundi à l'institut Chey de Séoul, appelant Séoul à en faire plus pour Kiev.

Il avait rencontré la veille des hauts responsables du gouvernement sud-coréen, dont le ministre des Affaires étrangères Park Jin, dans le cadre d'une tournée pour renforcer les liens entre l'Otan et ses alliés en Asie.

La Corée du Sud est un exportateur d'armes de plus en plus important au niveau mondial et elle a récemment paraphé des contrats pour vendre plusieurs centaines de chars à des pays européens, dont la Pologne, membre de l'organisation atlantiste.

Mais ses lois l'empêchent d'en vendre à des nations en guerre, rendant difficile les livraisons d'armes à l'Ukraine, à laquelle Séoul a tout de même fourni des équipements non létaux et de l'aide humanitaire.

Kiev a "un besoin urgent de plus de munitions", a déclaré Jens Stoltenberg, soulignant que des pays comme l'Allemagne et la Norvège, qui avaient une législation similaire à celle de la Corée du Sud en matière d'exportation d'armes, ont revu leur politique pour soutenir Kiev.

La Corée du Sud a ouvert sa première mission diplomatique auprès de l'Otan l'année dernière.

Le défi de la Chine

M. Stoltenberg a affirmé qu'il était "extrêmement important que le président Poutine ne gagne pas cette guerre", estimant que cela rendrait le monde plus dangereux.

En cas de victoire russe, "le message aux dirigeants autoritaires, également dans cette partie du monde, à Pékin, sera que le recours à la force est le moyen d'obtenir ce que vous voulez", a-t-il dit.

Il a ajouté que l'Otan ne considérait pas la Chine comme un "adversaire" et qu'elle croyait à l'engagement commun sur des questions allant du contrôle des armes au changement climatique.

Les alliés de l'Otan continuent de commercer avec la Chine, mais la vulnérabilité énergétique européenne, mise en exergue par la guerre, prouve qu'il ne faut pas devenir "trop dépendant de puissances autoritaires", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'Otan a également prévenu que l'armée russe se préparait à un nouvel effort de guerre et recevait des armes notamment de la part de la Corée du Nord, d'après des renseignements transmis par la Maison Blanche.

Pyongyang a démenti dimanche et prévenu que les Etats-Unis s'exposeraient à un "résultat vraiment indésirable" s'ils continuaient à répandre cette "rumeur créée de toutes pièces".

Le gouvernement nord-coréen a estimé que cette accusation était une "tentative stupide de justifier" l'envoi prochain d'engins militaires à l'Ukraine par Washington, qui a promis la semaine dernière la livraison de 31 chars Abrams à Kiev.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.