La bataille pour succéder à Abbas pourrait causer la chute de l'Autorité palestinienne

Le président palestinien Mahmoud Abbas (Photo, AFP).
Le président palestinien Mahmoud Abbas (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 01 février 2023

La bataille pour succéder à Abbas pourrait causer la chute de l'Autorité palestinienne

  • M. Abbas, 87 ans, est à la tête de l'Autorité palestinienne depuis 2005
  • Selon un rapport de l'ICG, le dirigeant, dont la santé est dite fragile, n'a pas désigné de dauphin

RAMALLAH: La bataille pour succéder au président palestinien Mahmoud Abbas pourrait provoquer des manifestations de masse, leur répression et la disparition de l'Autorité palestinienne, alerte mercredi l'institut International Crisis Group (ICG).

M. Abbas, 87 ans, est à la tête de l'Autorité palestinienne depuis 2005, avec un mandat qui devait s'achever en 2009. Il est également à la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du parti Fatah.

Malgré l'expiration de son mandat et l'absence depuis d'élections, Mahmoud Abbas est resté en place, voyant sa popularité fortement décroître au fil des années.

Selon un rapport de l'ICG, le dirigeant, dont la santé est dite fragile, n'a pas désigné de dauphin et "a vidé de leur substance les institutions" chargées de sa succession.

La tenue d'élections pour élire son remplaçant est l'option "la moins probable", juge le centre de réflexion basé à Bruxelles.

En conséquence, il est "peu clair qui lui succédera et de quelle manière", estime-t-il, prévenant que toute désignation improvisée à la dernière minute "tournerait au vinaigre".

Pour l'ICG, l'un des scénarios possibles est le déclenchement de "manifestations massives" dans les Territoires palestiniens, des "violences et même la chute de l'Autorité palestinienne".

Après avoir annoncé en 2021 des élections présidentielles et législatives, M. Abbas les a annulées, arguant que leur tenue n'était pas "garantie" à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville annexé par Israël.

Des analystes y ont vu sa peur de voir le Fatah perdre face au Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.

L'ICG publie son rapport au lendemain de la visite d'Antony Blinken en Cisjordanie occupée, pendant laquelle le secrétaire d'Etat américain a rencontré M. Abbas et réitéré ses appels à la désescalade, après plusieurs jours d'une nouvelle flambée de violences israélo-palestiniennes.

Dans son rapport, l'ICG évoque le chef des renseignements de l'Autorité palestinienne, Majid Faraj et le ministre des Affaires civiles Hussein al-Cheikh, placé par Mahmoud Abbas au sein de l'OLP comme numéro deux.

Bien que perçus comme influents au sein de l'Autorité palestinienne et capables de travailler avec la communauté internationale, "aucun des deux n'a jamais su remporter l'adhésion de la société palestinienne", souligne l'ICG.

Le rapport identifie aussi d'autres potentiels successeurs, comme le patron de l'Association palestinienne de football, Jibril Rajoub, le Premier ministre Mohammed Shtayyeh, ou encore Mohammed Dahlane, un ancien haut responsable palestinien en froid avec M. Abbas et en exil aux Émirats arabes unis.

"Chacun de ces hommes a son réseau", remarque l'ICG. Mais aucun "ne peut voler de ses propres ailes."


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.