Nouvelles découvertes sur l'embaumement en Égypte antique

Cette image publiée par l'Université Ludwig-Maximilian de Munich montre une scène d'embaumement, qui pourrait avoir eu lieu à Saqqara, en Égypte (Photo, AFP).
Cette image publiée par l'Université Ludwig-Maximilian de Munich montre une scène d'embaumement, qui pourrait avoir eu lieu à Saqqara, en Égypte (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 03 février 2023

Nouvelles découvertes sur l'embaumement en Égypte antique

  • Des chercheurs ont dévoilé la nature des matériaux utilisés dans le processus de momification, selon le ministère
  • Susanna Beck a mentionné que ces recherches contribuaient grandement aux connaissances sur de nombreux éléments de l'embaumement

LE CAIRE: Des chercheurs ont dévoilé les secrets du processus de momification utilisé dans l'Égypte antique, a déclaré le ministère du Tourisme et des Antiquités.
Une équipe de chercheurs des universités Ludwig Maximilian et de Tubingen en Allemagne, en coopération avec le Centre national de recherche du Caire, a entrepris d'étudier les matériaux utilisés par les embaumeurs de l'époque.
Les spécialistes ont analysé les restes organiques trouvés à l'intérieur de poterie découverts dans un atelier de momification mis au jour par la mission archéologique égypto-allemande dirigée par Ramadan Badri à Saqqara en 2018.
Leur travail s'inscrivait dans le cadre d'un projet de tombes axé sur l'époque d'El-Sawy, entre 664 et 525 avant JC.
Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités d'Égypte, a affirmé que les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue scientifique Nature le 1er février.
La mission a trouvé les noms des restes organiques utilisés pendant le processus de momification écrits en langue égyptienne ancienne sur la surface des récipients en poterie, ainsi que les noms des organes et des parties du corps sur lesquels les matériaux organiques étaient utilisés pendant le processus de momification.
Des spécialistes les ont étudié pour déterminer leurs propriétés chimiques et identifier chaque matériau en fonction de la partie du corps visée.
Les recherches ont révélé trois informations importantes sur le processus de momification: le matériau lui-même, son nom dans la langue égyptienne ancienne et son lieu d'utilisation.
Waziri a indiqué que cette découverte mettait à jour des textes connus sur les techniques de momification de l'Égypte antique.
L'équipe a pu déterminer avec précision le matériau utilisé afin d’embaumer des parties spécifiques du corps pour la première fois après avoir comparé les matériaux identifiés avec les inscriptions sur les ustensiles, a-t-il signalé.
Les recherches ont révélé qu'un certain nombre de matériaux utilisés dans le processus de momification étaient importés du pourtour méditerranéen et d'Asie du Sud-Est, ce qui indique l'existence de liens et de communications entre ces régions à cette époque.
Susanna Beck, chef adjointe de la mission, a mentionné que ces recherches contribuaient grandement aux connaissances sur de nombreux éléments de l'embaumement.
Les restes trouvés dans les pots ont été partiellement isolés pour déterminer leurs composants chimiques, a-t-elle précisé.
Par exemple, la substance «antiu», fréquemment mentionnée dans la description des processus de momification, a été traduite par «encens», mais les résultats de l'étude ont montré qu'il s'agissait d'un mélange d'huile de bois de cèdre, d'huile de genévrier (cyprès) et de graisse animale.
Beck a soutenu que l'étude a été réalisée en utilisant la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse sur les matériaux découverts.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com