Sous les voitures, la juteuse razzia des voleurs de pots catalytiques

Riches en rhodium, métal six fois plus cher que l'or, : les pots catalytiques attisent en France les convoitises de plus en plus de voleurs qui les renvoient à l'étranger. (AFP)
Riches en rhodium, métal six fois plus cher que l'or, : les pots catalytiques attisent en France les convoitises de plus en plus de voleurs qui les renvoient à l'étranger. (AFP)
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Publié le Samedi 04 février 2023

Sous les voitures, la juteuse razzia des voleurs de pots catalytiques

  • Obligatoire depuis les années 90, le pot catalytique est une partie du système d'échappement qui sert à réduire les émissions polluantes des voitures, notamment l'oxyde d'azote et le monoxyde de carbone
  • Ses précieux et rares composants - le rhodium donc, mais aussi le platine et le palladium - ont la propriété de les transformer en produits moins dangereux, comme l'azote ou la vapeur d'eau

PARIS: Quand Olivier démarre sa voiture fin août, "un bruit de tracteur" jaillit du moteur. Sous sa Toyota, il manque "un bout". Riches en rhodium, métal six fois plus cher que l'or, : les pots catalytiques attisent en France les convoitises de plus en plus de voleurs qui les renvoient à l'étranger.

"J'ai une voiture hybride, mon garagiste m'a expliqué que c'était très recherché car la technologie fait que la teneur en métaux précieux est plus importante", témoigne auprès de l'AFP Olivier Poncet, directeur technique d'un studio de jeux vidéos à Paris.

Son catalyseur, découpé avec une scie électrique, valait 2.500 euros. Réglée en moins d'une minute, l'affaire est rentable.

Depuis, Olivier a fait installer des écrous antivol et, après une nouvelle tentative de larcin fin novembre, se gare sur un autre parking.

Obligatoire depuis les années 90, le pot catalytique est une partie du système d'échappement qui sert à réduire les émissions polluantes des voitures, notamment l'oxyde d'azote et le monoxyde de carbone.

Ses précieux et rares composants - le rhodium donc, mais aussi le platine et le palladium - ont la propriété de les transformer en produits moins dangereux, comme l'azote ou la vapeur d'eau.

Sur les marchés très spéculatifs des métaux, le volatile cours du rhodium a explosé depuis 2020, année de l'envolée des prix, sous l'effet de la reprise de l'industrie automobile post-Covid.

Il y a trois ans, le gramme de rhodium - dont une vingtaine de tonnes seulement sont produites chaque année, pour plus de 80% en Afrique du Sud - s'achetait environ 160 euros. Au 1er janvier dernier, il fallait débourser plus de deux fois plus, 335 euros.

La courbe des vols de pots catalytiques, qui peuvent contenir jusqu'à 1,5 gramme de rhodium, a épousé sans surprise la même trajectoire.

Raid 

"En zone gendarmerie, on a eu une dizaine de milliers de vols en 2022, en hausse de 50% par rapport à 2021", rapporte à l'AFP le général Marc de Tarlé, patron de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI).

Côté police, 8.235 faits ont été recensés de janvier à octobre 2022, près de deux fois plus qu'en 2021 (4.193 faits) sur la même période, d'après les chiffres du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco).

Plusieurs profils se dégagent parmi les délinquants.

D'une part, "des groupes criminels organisés français et étrangers qui, dans une logique de raids, ciblent certains modèles de véhicules, selon la teneur en métaux précieux de certains pots, notamment Toyota", détaille William Hippert, chef du Sirasco.

Une fois la razzia terminée, "les pots sont rassemblés à un point de collecte puis très vite renvoyés à l'étranger dans des camions, mélangé au fret légal", ajoute le commissaire. La Pologne, l'Allemagne et les Pays-Bas sont les destinations les plus observées.

D'autre part, on trouve "une délinquance de proximité, opportuniste", souligne le général de Tarlé. "N'importe qui, en se mettant sous une voiture, peut aller découper deux ou trois pots avec une petite scie électrique et se faire un petit billet au recycleur du coin", poursuit-il.

Certaines sociétés de recyclage, pas toujours regardantes sur l'origine des pièces qu'on leur apporte, alimentent le trafic en acceptant les paiements en liquide.

"Que ce soit un particulier ou un professionnel, la procédure est la même: il y a un bordereau de suivi de déchets, un contrat d'achat et une traçabilité bancaire, par virement ou chèque", explique pourtant le patron d'une entreprise du secteur. Si sa société a pignon sur rue depuis 10 ans, il préfère garder l'anonymat, pour des raisons de sécurité.

En mai dernier, l'un de ses chauffeurs a été victime d'un guet-apens, lors d'une tournée de collecte en Gironde (sud-ouest). Menacé par trois hommes, il a été contraint d'abandonner son fourgon, chargé de 180 pots et d'un spectromètre d'une valeur totale de près de 40.000 euros.

Interpellés, le trio et un complice ont été condamnés début décembre à des peines allant de un à trois ans de prison ferme.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.