Décès à 97 ans de Shoichiro Toyoda, l'artisan de la mondialisation de Toyota

Sur cette photo d'archive prise le 28 octobre 2015, Shoichiro Toyoda, chef d'entreprise japonais exerçant la fonction de président de Toyota Motor, visite le salon de l'automobile de Tokyo. L'ancien président de Toyota Motor, Shoichiro Toyoda, est mort d'une insuffisance cardiaque, a annoncé le constructeur japonais le 14 février 2023, à 97 ans. (AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 28 octobre 2015, Shoichiro Toyoda, chef d'entreprise japonais exerçant la fonction de président de Toyota Motor, visite le salon de l'automobile de Tokyo. L'ancien président de Toyota Motor, Shoichiro Toyoda, est mort d'une insuffisance cardiaque, a annoncé le constructeur japonais le 14 février 2023, à 97 ans. (AFP).
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Publié le Mardi 14 février 2023

Décès à 97 ans de Shoichiro Toyoda, l'artisan de la mondialisation de Toyota

  • Shoichiro Toyoda est décédé d'une insuffisance cardiaque et ses funérailles auront lieu dans l'intimité familiale
  • Né le 27 février 1925, ce fils aîné de Kiichiro Toyoda, fondateur de Toyota, rejoint l'entreprise en 1952, montant progressivement dans la hiérarchie et améliorant notamment le contrôle qualité de la production

TOKYO : Ancien patron emblématique du géant automobile japonais Toyota fondé par son père, Shoichiro Toyoda, mort mardi à l'âge de 97 ans, a développé l'implantation industrielle mondiale du groupe et posé les bases de son succès dans les véhicules hybrides.

Il est décédé d'une insuffisance cardiaque et ses funérailles auront lieu dans l'intimité familiale, selon un bref communiqué du groupe.

Né le 27 février 1925, ce fils aîné de Kiichiro Toyoda, fondateur de Toyota, rejoint l'entreprise en 1952, montant progressivement dans la hiérarchie et améliorant notamment le contrôle qualité de la production.

En 1982, l'arrivée aux commandes de cet ingénieur de formation marque aussi la naissance du groupe actuel, avec la fusion de ses activités commerciales et de production, divisées depuis les années 1950.

Le succès de l'intégration de ces deux branches opposées est en grande partie l'oeuvre de Shoichiro Toyoda, qui a dirigé le groupe pendant dix ans avant de devenir président du conseil d'administration (1992-1999) puis président honoraire jusqu'à sa mort.

Au début des années 1980, l'insolent succès des exportations automobiles japonaises avait engendré de vives tensions commerciales avec les Etats-Unis et l'Europe. Toyota prend conscience qu'il doit produire localement le plus possible.

Une coentreprise entre Toyota et l'américain General Motors voit ainsi le jour en 1984, permettant au groupe japonais de démarrer une production aux Etats-Unis.

D'autres usines du groupe ont poussé par la suite comme des champignons en Amérique du Nord, mais aussi dans le reste du monde (Europe, Chine et Asie du Sud-Est, Amérique latine...). Aujourd'hui Toyota fabrique les deux tiers de ses véhicules en dehors du Japon.

En 1989, Shoichiro Toyoda fait entrer son groupe sur le segment automobile haut de gamme avec une nouvelle marque, Lexus, surtout présente en Amérique du Nord et en Chine.

Il a aussi approuvé le développement de la Toyota Prius, la première voiture à moteur hybride (essence-électrique) fabriquée en grande série, dont la commercialisation a démarré en 1997.

Les hybrides sont par la suite devenus la vache à lait du groupe, qui a écoulé un record de 2,7 millions de voitures Toyota et Lexus dans cette catégorie en 2022.

Shoichiro Toyoda, à qui son frère cadet Tatsuro (mort en 2017) avait succédé à la tête du groupe, a également présidé dans les années 1990 le Keidanren, la puissante fédération patronale japonaise.

Il était le père d'Akio Toyoda, PDG du groupe depuis 2009.

Alors qu'il était de plus en plus critiqué en externe pour avoir tardé à lancer sérieusement son groupe à la conquête du segment 100% électrique, Akio Toyoda a annoncé par surprise le mois dernier son remplacement à compter d'avril par l'un de ses lieutenants, Koji Sato. Agé de 66 ans, Akio Toyoda va prendre la présidence du conseil d'administration.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"